Show Less
Restricted access

Les relèves en Europe d’un après-guerre à l’autre

Racines, réseaux, projets et postérités

Series:

Olivier Dard and Étienne Deschamps

L’Europe des années vingt et trente voit émerger de nombreux mouvements de jeunes et des nouvelles relèves qui entendent renouveler la vie politique, économique et sociale en lieu et place d’élites politiques et intellectuelles jugées défaillantes et dépassées. Si le phénomène est assez bien connu dans les cas particuliers de la France ou de l’Allemagne, rares en revanche sont les travaux qui appréhendent l’apparition, les discours et les projets des nouvelles relèves dans un cadre européen élargi. Cet ouvrage, fruit d’un colloque scientifique européen et transatlantique organisé à Luxembourg les 16, 17 et 18 mars 2005, s’y emploie en reliant notamment la fin de la Grande Guerre aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Quelle est l’originalité de cette jeunesse de l’entre-deux-guerres ? Quelle est la nature des échanges au sein d’une nébuleuse de mouvements et de revues ? Quels sont les réseaux au sein desquels agissent les nouvelles relèves ? Quelles sont les figures les plus marquantes ou les plus influentes de ces générations montantes ? Quel est leur impact dans l’histoire politique du XX e siècle et leur pertinence face aux nouveaux enjeux européens qui s’annoncent ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répondent les vingt contributions qui constituent ce livre tout à fait novateur.
Contenu : Olivier Dard/Étienne Deschamps : Introduction – Olivier Dard : Existe-t-il une « Jeune Droite » dans l’Europe des années trente ? – Stefan Breuer : Italia docet : sed quid ? Le fascisme italien dans les écrits néonationalistes sous la République de Weimar – Francesco Germinario : Le mensuel Lo Stato et ses collaborateurs étrangers (1930-1938) – Bernd Wedemeyer-Kolwe : De la culture physique et du nationalisme völkisch dans l’Allemagne de Weimar – Étienne Deschamps : L’Esprit nouveau (1931-1936). Des nouvelles relèves catholiques dans la Belgique francophone de l’entre-deux-guerres – Francis Balace : De l’autorité au « social ». Itinéraires de catholiques liégeois – Ina Schmidt : Néopaganisme et perspective européenne dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres – Alain Chatriot : Les nouvelles relèves et le corporatisme. Visions françaises des expériences européennes – Dirk Luyten : Un corporatisme belge, réponse à la crise du libéralisme – Emmanuelle Hériard Dubreuil : Mouvements personnalistes des années trente. Denis de Rougemont médiateur – Christian Roy : Les rapports du groupe personnaliste Ordre nouveau avec la Hongrie et les Pays-Bas durant les années trente – Nicolas Le Moigne : La « jeunesse ligueuse » (Bündische Jugend). Utopie et alternative politique dans l’Allemagne de Weimar – Romain Ducoulombier : Une relève politique réussie : la fondation du PCF (1917-1925). Pédagogie révolutionnaire et nouvel homme communiste – Thomas Keller : La morphologie culturelle de Leo Frobenius et les troisièmes voies en France. L’exemple d’un transfert culturel transversal – Christophe Le Dréau : L’Europe des non-conformistes des années trente. Les idées européistes de New Britain et New Europe – Geneviève Duchenne : Les nouvelles relèves en Belgique francophone (1926-1936). Une source pour l’européisme ? Christine Manigand : La Fédération universitaire internationale pour la Société des nations. Un observatoire des jeunes relèves européennes – Klaus-Peter Sick : De l’unité et de la multiplicité de l’Europe. « Réalisme » et « pluralisme » (1930-1950) – François Denord : Les postérités de relèves néolibérales en France au tournant des années cinquante – E.-Martin Meunier : Modernisation, renouveau religieux et changements sociopolitiques. La postérité personnaliste de la « Révolution tranquille » au Québec – Olivier Dard/Étienne Deschamps : Conclusions.