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Microéconomie

Une approche critique – Théorie et exercices

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Jean Vercherand

Une Microéconomie en accord avec les faits !

Cet ouvrage est d’abord un manuel « classique » de microéconomie où sont présentés pédagogiquement tous les thèmes habituels qu’un étudiant en licence est censé devoir maîtriser. A cette fin, des exercices simples avec corrigés, basés le plus souvent sur des cas concrets, sont proposés.

C’est aussi un manuel très novateur car il permet – grâce à l’introduction de deux thèses originales – de comprendre, ce dont la microéconomie est actuellement incapable, à savoir :

– pourquoi le marché du travail a été si conflictuel historiquement, avec des revendications récurrentes sur les salaires mais aussi la durée du travail, et pourquoi il en a résulté l’édification dans tous les pays d’un Droit du travail caractérisé, en premier lieu, par une limitation de cette durée, abaissée à plusieurs reprises ;

– pourquoi l’activité économique a été si irrégulière depuis deux siècles : 1) avec une alternance sur plusieurs décennies de croissance vive, puis de croissance faible (les fluctuations de Kondratieff) ; 2) avec des crises cycliques se répétant tous les 8–9 ans (les cycles de Juglar).

In fine, cet ouvrage débouche sur des résultats normatifs qui, pour le marché du travail, se situent à l’opposé des prescriptions habituelles de la microéconomie. Deux enjeux fondamentaux de régulation économique sont pointés :

– Le partage de la valeur ajoutée entre rémunération du travail et rémunération du capital au travers de l’indexation du taux de salaire sur les gains de productivité ;

Le partage de la demande de travail entre actifs salariés au travers de la fixation et de l’ajustement de sa durée légale.

Ce manuel s’adresse à tous les étudiants en LMD, chercheurs et enseignants en économie (universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, IEP, lycées).

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Introduction générale

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1. L’OBJET DE L’ÉCONOMIE

Pendant longtemps, l’objet de l’économie a été défini par les sujets qu’elle traitait : la production des biens, leur consommation, la distribution des revenus, la croissance, le chômage, la monnaie, etc. Ce recensement n’avait rien de très original, car d’autres disciplines des sciences sociales peuvent traiter également de ces sujets : la sociologie, la psychologie, l’histoire… La réflexion épistémologique considère désormais que la spécificité d’une discipline scientifique réside, non pas dans le sujet concret qu’elle étudie mais dans un type de problème –un phénomène particulier de la réalité concrète–, qui a été identifié comme fondamental par toutes les questions qu’il pose. Ainsi, la sociologie étudie comment les relations entre les individus définissent des types de comportements ; la science politique s’intéresse à la nature du pouvoir ; la psychanalyse à l’inconscient des individus ; la science juridique à la nature des conflits dans la société et à leur résolution ; etc. Pour l’économie, c’est la rareté des ressources qui interroge dans la mesure où les désirs des individus n’ont, a priori, pas de limite. Des problèmes de chevauchement ou d’articulation entre disciplines peuvent apparaître, nourrissant des débats sur leur objet, voire sur leur statut scientifique. Ainsi, la sociologie et l’économie traitent-elles, chacune à leur façon, des relations entre individus.

Quoi qu’il en soit, cette réflexion épistémologique sur l’objet de l’économie n’est...

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