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Documents diplomatiques français

1951 (1er janvier – 31 décembre)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Le premier grand souci du Quai d’Orsay en 1951 reste la guerre de Corée. En particulier à cause des développements de l’intervention chinoise, qui modifie du tout au tout la situation, et sur le terrain, et pour l’Indochine, et au niveau international. Le Quai d’Orsay s’est efforcé de jouer un rôle apaisant, comme il le faisait depuis le début du conflit.

Autre grand problème : le réarmement allemand et la Communauté Européenne de Défense (CED). On y va à reculons et c’est un débat qui ne disparaîtra pas avant 1954 et qui divisera gravement le ministère des Affaires étrangères. D’autre part on comprend bien qu’il faudra faire des concessions politiques à la RFA, à la fois en échange de sa participation à la future Armée européenne et pour l’empêcher de se laisser séduire par les sirènes insistantes de l’Est.

Bien entendu l’URSS reste le grand problème. Donc une année marquée avant tout par la Guerre froide et ses multiples aspects, qui voit le Quai élaborer une doctrine cohérente, dans l’ensemble prudente, de l’Asie à l’Europe et à la question allemande et jusqu’aux rapports avec l’URSS.

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Décembre

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1951.

Le 27 novembre, la radio tchécoslovaque a annoncé la «démission» du poste de vice-président du Conseil, l’exclusion du parti et l’arrestation «pour activités contraires à la sûreté de l’État», de Rudolf Slansky qui se trouvait en demi-disgrâce depuis le début du mois de septembre1.

Les épurations et les arrestations sont évidemment choses courantes dans les milieux communistes des pays de démocratie populaire. Mais dans le cas présent, comme dans celui déjà plus ancien de Gomulka en Pologne, il s’agit d’un fait qui dépasse de beaucoup l’importance de la personnalité mise en cause.

Slansky (de son vrai nom Salzman), communiste dès 1921, avait eu, depuis 1945 et jusque dans les premiers jours du mois de septembre, la haute main sur la direction et la vie du parti où il assumait les fonctions essentielles de Secrétaire général. Considéré comme le personnage le plus puissant du régime établi à Prague en février 1948, son appartenance au directoire de la communauté communiste était déjà attestée par sa participation à l’acte de constitution du Kominform en octobre 1947.

Leader hier encore, Slansky est aujourd’hui arrêté pour activités contraires à la sûreté de l’État c’est-à-dire plus clairement pour non-conformisme à l’égard de la politique soviétique.

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