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Retour à l’objet, fin du musée disciplinaire ?

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Edited By Diane Antille

La fin du musée disciplinaire est-elle possible ? Au vu du retour à l’objet qui s’observe dans les discours scientifiques et muséographiques, cette question paraît devoir à nouveau être posée. Des muséologues, des professionnels des musées, et des chercheurs actifs en Suisse, en France et au Canada, mettent en évidence les différents regards portés sur les objets de musée. Ils discutent comment les disciplines, mais aussi l’histoire des collections et la culture dans laquelle elle s’inscrit, modulent ou non le potentiel pluridisciplinaire des objets. Leurs contributions proposent ainsi diverses façons de penser le retour à l’objet. Musée sans discipline, musée pluridisciplinaire, ou exposition conviant diverses disciplines autour d’une même matérialité sont envisagés.

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Le musée national d’ethnologie du Japon : un musée disciplinaire encore d’actualité ? (Alice Berthon)

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Alice Berthon

Le musée national d’ethnologie du Japon : un musée disciplinaire encore d’actualité ?

Alors qu’il est question de désaffection des ethnologues des musées, d’esthétisation des collections ethnographiques, de « disneylandisation », voire même de la fin des musées d’ethnologie1, il existe au Japon un musée national d’ethnologie dont la muséographie est à la charge des chercheurs, où les conservateurs sont absents, et qui persiste à demeurer un musée de recherche. Il ne s’agit pas d’un musée peuplé d’irréductibles ethnologues qui seraient entrés en résistance, mais simplement du premier musée national exposant l’ensemble des cultures du monde ; un musée en dehors de l’Occident, mais pas tout à fait, et qui a été fondé en 1974 à Ôsaka. Le Musée national d’ethnologie dont il sera question ici, et que l’on désignera par son abréviation japonaise, « Minpaku », est donc un musée récent si on le resitue à l’échelle de la communauté des musées d’ethnologie des pays anciennement puissances coloniales, dont l’apparition remonte au XIXe siècle.

La structure de ce musée est quasiment restée inchangée depuis sa fondation, si ce n’est qu’il possède depuis 2004 le statut d’établissement public administrativement indépendant. La seule transformation notable est le renouvellement de l’espace d’exposition entrepris à partir du début des années 2000, et qui vient tout juste de s’achever, conduisant à l’élaboration d’un nouveau programme muséographique...

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