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Le sonnet et les arts visuels : dialogues, interactions, visibilité

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Edited By Bénédicte Mathios

Cet ouvrage questionne le sonnet au sujet de ses relations aux arts visuels que sont le dessin, la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma. Les champs linguistiques et culturels concernés appartiennent majoritairement aux domaines français et hispanophone, ponctuellement italien et anglophone, le sonnet constituant le fil conducteur essentiel des quatre principaux axes du volume. L’étude examine tout d’abord l’ ekphrasis, inscrite dans l’économie de sonnets qui décrivent un tableau, voire en dérivent, puis les combats et dialogues entre l’image artistique et le sonnet de la Renaissance à l’époque contemporaine. Une troisième modalité analyse diverses mises en mots du visuel dans un sonnet devenu « figure de l’imaginaire », espace où les poètes dessinent, sculptent, peignent, photographient, filment « avec des mots ». Enfin, dans un quatrième temps, la visibilité du sonnet est privilégiée, aussi devient-il « objet d’art visuel », singulièrement à l’époque contemporaine.

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Bénédicte Mathios Avant-propos 1

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Avant-propos BÉNÉDICTE MATHIOS CELIS – Université Blaise Pascal Clermont-ferrand II Le sonnet entretient-il une relation particulière avec les arts visuels? Le cas échéant quel est l’impact d’une telle confrontation sur le poème codifié qu’est le sonnet? Le point commun des différents types de réponses proposées ici à ces questions, est que le sonnet est «un rec- tangle», comme le rappelle Nadine Ly dans son article, un «presque» carré qui tient dans le rectangle d’une page quelle qu’en soit la taille ou la nature (l’écran de cinéma est aussi une page). Autrement dit, on l’embrasse d’un regard, à l’égal d’un tableau, d’un dessin, des scènes successives d’un film, mais non, il est vrai, de tous les angles d’une sculpture1. Il était donc inévitable que se posât la question de sa visua- lité, de sa visibilité, devenu la silhouette reconnaissable en quatre strophes (ou douze et deux depuis Shakespeare) que nous lui connais- sons le plus souvent. En outre, comme le rappelle Raymond Queneau dans ses célèbres Cent mille milliards de poèmes, seules quarante cinq secondes suffisent à la lecture d’un sonnet. Ainsi son bref temps d’appréhension n’entrave pas sa nature visuelle, sur laquelle travail- lent d’ailleurs intensément les Cent mille milliards de poèmes, grâce à leur mise en livre si particulière, en lignes/pages aux multiples combi- naisons. Quant à l’équilibre, l’opposition ou la coordination des sys- tèmes, l’éventuel poids du dernier vers,...

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