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Modalité, évidentialité et autres friandises langagières

Mélanges offerts à Hans Kronning à l’occasion de ses soixante ans

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Edited By Coco Norén, Kerstin Jonasson, Henning Nølke and Maria Svensson

Hans Kronning s’est fait connaître comme un grand spécialiste international de l’expression de la modalité et de l’évidentialité dans les langues romanes, et nombreux sont les linguistes qui se sont inspirés de ses travaux. Cet ouvrage rassemble des articles de chercheurs familiers des travaux de Kronning et témoigne de la largeur et de la profondeur de sa pensée à laquelle aucune langue romane n’est étrangère. Le volume réunit des spécialistes travaillant en Belgique, en Finlande, en France, en Italie, en Norvège, en Suède et en Suisse et les contributions abordent des sujets allant de phénomènes purement linguistiques et sémantiques aux analyses littéraires en passant par des réflexions portant sur la comparaison des langues, y compris la traduction. De même, plusieurs langues romanes sont représentées, aussi bien pour ce qui est des faits traités qu’en ce qui concerne la langue appliquée pour la rédaction des articles. Ainsi cet ouvrage est-il un reflet de l’œuvre et de l’ouverture d’esprit de Hans Kronning.

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Les marqueurs d’aspect de dicto: à première vue, à y regarder de plus près, au bout du compte, tout compte fait … - Véronique LENEPVEU, Université de Caen Basse-Normandie et Laurent GOSSELIN, Université de Rouen 227

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Les marqueurs d’aspect de dicto: à première vue, à y regarder de plus près, au bout du compte, tout compte fait … Véronique LENEPVEU, Université de Caen Basse-Normandie et Laurent GOSSELIN, Université de Rouen 1. Introduction: point de vue et espace épistémique Les locutions du type à première vue, à y regarder de plus près, à mieux regarder, en fin de compte, au bout du compte, tout compte fait … peuvent prendre, en con- texte, valeur de marqueurs de point de vue. Elles expriment alors ce que H. Kronning (2004) définit comme une «modalisation épistémique», i.e. comme l’inscription d’un contenu dans un «espace épistémique». Deux aspects de cet espace épistémique doivent d’emblée être soulignés: a) Dès lors qu’un contenu propositionnel est asserté, qu’il soit lui-même intrinsèquement objectif (ex.: «cette table est carrée»), subjectif (ex.: «cette table est grande»), porteur d’un jugement de valeur (ex.: «cette table est belle»), d’une injonction (ex.: «cette table doit être nettoyée»), etc., il s’inscrit dans un espace épistémique, car le locuteur se présente comme croyant / sachant / considérant que ce qu’il dit est vrai («présomption de sincérité»)1. b) Cet espace épistémique n’est pas homogène: il comprend au moins deux composantes, selon Kronning (2004): la quantification modale (le degré de croyance et/ou de prise en charge) et l’évidentialité, ou «médiation épistémique» (Kronning, 2013): qui concerne la source de l’information (perception, emprunt, inférence ...). Or...

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