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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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6. Note de la Direction d’Europe (Sous-direction d’Europe centrale). L’Allemagne et l’Union européenne

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(Sous-direction d’Europe centrale)

L’Allemagne et l’Union européenne

N.

Paris, 5 janvier 1949.

La politique allemande de la France est dominée par les données traditionnelles de sa sécurité. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français demandait, au lendemain de la libération, l’indépendance politique de la Ruhr et de la Rhénanie, et l’affaiblissement du potentiel économique de l’Allemagne par une vigoureuse politique des réparations. Ces garanties n’ont pu être obtenues ; elles ont été remplacées par des contrôles internationaux et par des mesures de limitation et d’interdiction qui ne sont du reste pas encore arrêtées.

L’expérience des années qui ont suivi le Traité de Versailles ne peut que nous rendre sceptiques sur la valeur de ces garanties de rechange. Les contrôles, en admettant même que toutes les Puissances contrôlantes soient décidées à les appliquer, peuvent être tournés. Les interdictions et les limitations ne valent que pour autant qu’elles sont définitives et sévèrement contrôlées. Un exemple pratique illustre cette manière de voir : la production d’acier en Allemagne avait été fixée en 1946 définitivement à 7,5 millions de tonnes. Elle a été fixée, en 1947, non moins définitivement, à 11 millions de tonnes. Il est question aujourd’hui, même dans certains milieux alliés, d’augmenter ce plafond ; et en tous les cas de laisser en...

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