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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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114. Note du service de Coopération économique. Commerce entre la France et les pays d’Europe orientale

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Commerce entre la France et les pays d’Europe orientale

N.

Paris, 22 février 1949.

Le programme français à long terme prévoit que le commerce de la France avec les « pays non participants » s’équilibrera en 1952 (263 millions de dollars d’exportations, contre 258 millions de dollars d’importations). Or, cette rubrique comprend, à la fois les pays de l’Est européen et ceux d’Extrême-Orient. Comme il est vraisemblable que dans les prévisions d’exportation vers l’Extrême-Orient, il a été tenu compte d’une reprise de fournitures de l’Indochine à ses clients habituels, reprise qui devrait normalement se traduire par un excédent d’exportation vers ces régions, il s’ensuit qu’il y aura déficit vis-à-vis des pays d’Europe orientale. En d’autres termes, en 1952, la France vendrait moins qu’elle n’achèterait dans les pays de l’Est européen. Sans doute, en établissant ces prévisions, a-t-on songé à ménager à ces pays un solde créditeur destiné à régler des paiements financiers relatifs à d’anciennes dettes. Mais il n’est nullement indispensable, pour assurer ces paiements, que les exportations des pays de l’Est vers la France dépassent leurs importations de France, sous réserve bien entendu que les échanges de l’Est et de l’Ouest européens soient multilatéralisés.

Dans le cadre où le programme à long terme de nos échanges commerciaux a été élaboré (et qui est celui du bilatéralisme), on s’est trouvé forcément limité par la considération des...

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