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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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Annexe n° 3. Note sur les commentaires à faire lors de la remise de l’Aide-mémoire à la Turquie

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N.

Il conviendrait, en remettant cet aide-mémoire à l’ambassadeur de Turquie, de lui faire part de considérations qu’il est difficile de lui donner par écrit.

1) Le gouvernement turc doit comprendre qu’il ne serait pas possible de le convier au Conseil de l’Europe sans y convier en même temps le gouvernement grec. Il serait extrêmement fâcheux qu’au cours de sa première session, l’assemblée fût saisie, sur l’initiative d’un député grec, de la situation aux frontières grecques et, d’une manière générale, de tout le problème balkanique. Sans doute, le Comité des ministres aurait pouvoir d’empêcher que la question dont il s’agit fût inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée, mais ce serait un assez mauvais départ pour le Comité des ministres d’être placé dans le cas d’avoir à refuser une demande grecque de ce genre et de réaliser l’unanimité contre cette demande.

2) Il est entendu que les questions militaires sont hors de la compétence du Conseil de l’Europe, mais il n’en reste pas moins que l’admission simultanée de la Turquie, de la Grèce et des pays scandinaves à cette organisation donnerait facilement à la Russie l’impression d’un encerclement politique, et imprimerait dès le début au Conseil une orientation telle que l’opinion publique y verrait volontiers une réplique, en sens inverse, du Kominform.

On peut même se demander si la Su...

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