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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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198. M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères, à M. Fouques-Duparc, Ambassadeur de France à Rome

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M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,

       À M. FOUQUES-DUPARC, AMBASSADEUR DE FRANCE À ROME.

D. n° 427.

Paris, 7 avril 1949.

Les dispositions respectives et successives de l’Italie et de la Turquie à l’égard d’un éventuel pacte méditerranéen ont bien été, au cours de ces derniers mois, conformes à l’analyse qu’en donne votre dépêche nº 421 du 19 de ce mois1.

Il est exact, d’autre part, qu’au cours de la dernière phase des négociations relatives au Pacte de l’Atlantique, il a été question, du côté anglo-saxon, de faire une déclaration relative à la Méditerranée. Cette déclaration, sans viser des pays déterminés, eût constitué de la part des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, une garantie donnée à une certaine région géographique. Une accession ultérieure de pays nommément désignés, tels que l’Italie, la Grèce, la Turquie, l’Iran et les pays arabes pouvait être envisagée. Mais cette affaire a perdu, aux yeux du gouvernement français, toute signification pratique du jour où a été obtenue la participation de l’Italie, au Pacte atlantique lui-même.

La Turquie, quant à elle, a redoublé d’efforts pour être incluse dans un système rattaché au Pacte de l’Atlantique. Ses démarches ont trouvé quelqu’écho à Washington alors qu’elles étaient accueillies à Londres avec une certaine réserve.

Nos représentants aux États-Unis et...

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