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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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20. Note de la Direction d’Afrique-Levant pour le Ministre. Les entretiens avec M. Fischer à propos d’une éventuelle reconnaissance par la France du gouvernement d’Israël

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Les entretiens avec M. Fischer à propos d’une éventuelle reconnaissance par la France du gouvernement d’Israël

N.

Paris, 8 janvier 1949.

Lors de la séparation de l’Assemblée des Nations unies, la cessation presque complète des combats en Palestine et la création imminente d’une Commission de Conciliation permettaient d’espérer une solution prochaine du conflit de Palestine.

Dans ces conditions, une reconnaissance de facto du gouvernement d’Israël pouvait être envisagée par la France moyennant quelques précautions. Outre les assurances indispensables pour nos établissements culturels ou hospitaliers de Palestine, il apparaissait nécessaire d’obtenir du gouvernement de Tel-Aviv un geste qui soit de nature à nous mériter la reconnaissance des pays arabes. Il est apparu que ce résultat pourrait être obtenu par l’évacuation de la partie sud du Liban actuellement occupée par la Haganah.

Des conversations préliminaires eurent donc lieu sur ces bases entre le directeur d’Afrique-Levant et M. Fischer, représentant à Paris du gouvernement de Tel-Aviv qui, de son côté, insistait vivement pour que la reconnaissance ait lieu avant le 15 janvier afin de pouvoir influer sur les prochaines élections israéliennes.

Le jeudi 6 janvier, M. Fischer est venu voir le directeur d’Afrique-Levant pour s’entretenir à nouveau de ce projet. À cette occasion il lui a confirmé et précisé l’indication donnée la veille au sous-directeur du Levant et selon laquelle le gouvernement de Tel-Aviv hésitait...

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