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Documents diplomatiques français

1949 – Tome I (1er janvier – 30 juin)

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Edited By Ministère des Affaires étrangères

Une grande affaire du premier semestre 1949 est le Pacte atlantique. Parallèlement la mise sur pied de l’Allemagne occidentale bat son plein, autour de la question de la « Loi fondamentale » de la future RFA. Les deux dossiers sont étroitement liés ; la France doit définitivement revoir sa politique allemande, mais on admet désormais que la priorité, c’est la résistance face à l’URSS  ; il faut empêcher celle-ci d’utiliser l’Allemagne. Le but n’est plus de morceler l’Allemagne, mais de l’incorporer dans un système de sécurité occidental.
Autre grand souci : l’Indochine. On suit les négociations complexes avec l’empereur Bao Dai. On parvient cependant aux accords du 8 mars 1949. Paris se montre très restrictif et frileux. Mais on s’inquiète des répercussions en Indochine de la défaite de Tchang Kai Tchek face aux communistes chinois. Cependant les États-Unis commencent, en raison de cette inquiétude, à mieux comprendre la position française à l’égard du problème indochinois. Décidément la politique extérieure française entre dans une nouvelle phase.
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217. M. Chataigneau, Ambassadeur de France à Moscou, à M. Schuman, Ministre des Affaires étrangères

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M. CHATAIGNEAU, AMBASSADEUR DE FRANCE À MOSCOU,

À M. SCHUMAN, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES1.

D. n° 612.

Moscou, 13 avril 1949.

Partie d’un plan d’ensemble butant à l’éviction progressive de l’influence anglo-saxonne au Proche-Orient et plus particulièrement britannique dans le cas palestinien, l’attitude soviétique envers l’État d’Israël est entrée depuis quelques mois dans une nouvelle phase.

Dès novembre 1947, le Kremlin avait donné son plein agrément au plan de partage établi par les Nations unies. Il avait accordé son appui aux thèses israéliennes présentées à cette époque. L’URSS a été la première des grandes puissances à reconnaître le nouvel État (17 mai 1948) et, par l’intermédiaire de ses satellites, lui a fourni aide militaire et renforts grâce aux encouragements donnés à l’émigration juive d’Europe orientale en Palestine.

Ce faisant, Moscou pensait ruiner l’influence britannique, susciter des rivalités anglo-américaines et se créer en Israël une base utile pour le développement de sa propagande ultérieure au Proche-Orient.

Considérant que ces objectifs ont été atteints dans une large mesure, les Soviets entendent maintenant s’opposer à toute réaction susceptible de compromettre les gains acquis. Cette attitude est reflétée par la presse et la radio Soviétiques qui se sont élevées avec violence contre tout projet de nouvel examen des frontières palestiniennes de même qu’elles se...

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