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Le mélodrame filmique revisité / Revisiting Film Melodrama

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Dominique Nasta, Muriel Andrin and Anne Gailly

Dans une confrontation inédite des approches francophones et anglo-saxonnes signées par des experts internationalement reconnus aussi bien que par de jeunes chercheurs, Le mélodrame filmique revisité propose d’ouvrir le champ d’études vers de nouvelles perspectives historiques et esthétiques. En effet, le mélodrame souffre, depuis ses débuts cinématographiques, d’une exploitation péjorative qui restreint le « mode mélodramatique » à la manipulation des émotions du public et à une representation excessive sur le plan esthétique. Minimisé, expédié, ce genre mérite pourtant d’être enfin l’objet d’une revalorisation à travers des approaches innovantes et un corpus élargi à la télévision, l’animation et l’internet.
Revisiting Film Melodrama brings forth pioneering French and English-speaking approaches from internationally known experts as well as by young researchers, aiming to broaden the research area through new historical and aesthetic perspectives. Indeed, film melodrama has too often been under-estimated, most surveys having essentially focused on the audience’s emotions and on excessive representations, often neglecting the complexities of the «melodramatic mode». More than ever, melodrama as film genre requires a comprehensive, multi-layered re-appraisal which includes references to the genre at work on television, animation and the internet.
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Amour en perdition. Le moment mélodramatique dans l’œuvre de Manoel de Oliveira (Mathias Lavin)

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Le moment mélodramatique dans l’œuvre de Manoel de Oliveira

Mathias LAVIN

Université de Paris VIII

Dans son étude des genres littéraires, Jean-Marie Schaeffer notait que « le genre ne saurait être une catégorie causale expliquant l’existence et les propriétés des textes »1 – une remarque que l’on peut généraliser au cinéma sans trop de réserve. Le théoricien de la littérature en tirait la conclusion qu’il fallait renoncer à proposer de nouvelles définitions des genres afin d’« analyser le fonctionnement des noms génériques, quels qu’ils soient, et d’essayer de voir à quoi ils réfèrent ».2 En mettant en évidence une logique plurielle des genres, une telle approche possède un double intérêt : elle empêche, en effet, de se perdre dans les méandres d’hypothétiques définitions, et elle évite d’user de termes dont la généralisation est excessive. Une attention soutenue aux films permet alors de questionner la pertinence de l’attribution générique, en n’éludant pas le fait qu’elle est due en grande partie au geste critique de nomination. Il est alors tout à fait intéressant d’interroger la présence du mélodrame dans une œuvre à laquelle ce genre n’est pas spontanément associé, comme c’est le cas de celle de Manoel de Oliveira, évoquée ici à travers l’analyse d’Amour de perdition (Amor de perdição, 1978).

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