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Et Jean-Baptiste Say… créa l’Entrepreneur

Préface d’André Tiran

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Société Internationale Jean-Baptiste Say

À la fin du 18e siècle, l’initiative individuelle a été magnifiée pour permettre à l’économie de sortir de son état de passivité et de sclérose. Jean-Baptiste Say (1767–1832), économiste français et partisan de la révolution française, a produit une théorie générale de l’entrepreneur où l’innovation tient une place essentielle. L’entrepreneur peut être à la fois gestionnaire, capitaliste, innovateur. Say créa l’entrepreneur et le dota de moult charismes : esprit de conduite, génie des affaires, capacité d’entreprendre, sens du risque et d’initiative, création de valeur et d’emplois, grandes capacités gestionnaires, etc. Il s’agit d’un entrepreneur que les politiques et les « forces actuelles de marché » cherchent à ressusciter pour donner un nouveau souffle à notre économie léthargique.
Les auteurs de l’ouvrage discutent de la notion et de la fonction de l’entrepreneur dans l’œuvre de Say pour montrer son actualité économique, sociale et politique. Ils présentent aussi le contexte économique et intellectuel à partir duquel a émergé la théorie de l’entrepreneur. Entrepreneur, professeur, journaliste, lui-même, Say… créa l’entrepreneur et a légué à l’analyse (et à la philosophie) économique un « outil » de sortie de crise.
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L’entrepreneur dans les notes sur le Cours d’économie politique d’Henri Storch

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Gilles JACOUD

GATE Lyon Saint-Étienne Université de Lyon, Université Jean Monnet, France

Économiste russe d’origine allemande, Heinrich Friedrich von Storch (1766-1835) enseigne à Saint-Pétersbourg l’économie politique aux grands-ducs Nicolas, futur tsar, et Michel. Les leçons qu’il leur dispense sont réunies en un Cours d’économie politique qu’il publie en français en six volumes à Saint-Pétersbourg en 1815 sous son nom francisé d’Henri Storch1. Une deuxième édition en quatre volumes sort en 1823 à Paris « avec des notes explicatives et critiques par J.-B. Say »2. Ces notes, qui constituent un ensemble de près de 40 000 mots, donnent à Jean-Baptiste Say l’occasion de réfuter certaines affirmations de Storch lorsqu’il est en désaccord avec lui ou de préciser sa pensée lorsqu’il juge que la formulation de l’auteur mérite des développements.

L’ouvrage de Storch se compose de deux parties quantitativement inégales. La première, qui traite de la « Théorie de la richesse nationale », compte huit livres qui constituent les deux premiers volumes de l’édition de 1823 ainsi qu’une petite moitié du troisième volume. La deuxième partie, sur la « Théorie de la civilisation », n’est constituée que de deux livres placés dans la suite du troisième volume. Le quatrième volume de ← 117 | 118 → l’ouvrage est quant à lui consacré aux notes de Storch. Les notes de Say sur l’entrepreneur sont situées dans la première partie....

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