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Le Mort et le vif

Clichés/néologismes

Series:

Walter Redfern

Ce livre est une édition française repensée et mise à jour de The Dead and the Quick: Cliches and Neologisms in the Written, Spoken and Visual Cultures of Britain, the United States and France (1989, 2 e édition 2010).
Walter Redfern considère le langage comme alternativement réactionnaire et révolutionnaire. Les mots sont complices dans le cramponnement humain aux réalités périmées, et toutefois le langage ne cesse d’évoluer par des processus de déplacement et de remplacement. En sus de la nature apparemment statique des clichés, cette étude se concentre donc sur le potentiel dynamique des mots. La créativité linguistique est présentée comme essentielle dans la résistance à la réflexion (ou l’absence de réflexion) toute faite.
Parmi les nombreux sujets étroitement liés et qui sont analysés ici de près se trouvent : l’imitation, le plagiat, la rumeur, la pensée politiquement correcte, le jargon, l’euphémisme, la répétition, la caricature, les stéréotypes. L’auteur étudie aussi le cliché et le néologisme dans le secteur visuel (par exemple, le kitsch, et les néomorphismes des psychotiques).
Paradoxalement, le cliché est un riche sujet de discussion. Et qui refuserait de s’intéresser au langage rajeuni ? Quoique pleinement académique dans la minutie de sa recherche, ce livre n’est jamais solennel comme un hibou ni sec.
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Remerciements

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Je dédie ce livre à nous tous, car il n’existerait pas sans nos apports conjoints, infatigables, concurrentiels et omniprésents au mort et au vif de la vie du langage.

A l’intérieur de ce microcosme : ma femme, Angela, toujours elle-même en plein chez nous ou dehors : elle m’inspire, voire elle m’incite, à écrire et à vivre.

Quant aux amis et connaissances, en premier lieu l’artiste Patrick Hughes, dont la fascination qu’exerce sur lui le chevauchement de toutes choses s’entrecroise fréquemment avec la mienne, et dont les lunettes de perception visuelle ont souvent corrigé ma courte vue. Le regretté Keith Foley, qui a partagé avec moi et avec une générosité toute communiste son recueil énorme de néologismes. J’en ai fait de même : échange de faveurs. Doug Pye, cinéphile par excellence, qui m’a instruit sur la méthode rythmique (ou roulette du Vatican). Le feu Geoffrey Strickland, qui m’a rappelé sans cesse ce que j’ai tendance à négliger : le contexte, et qui m’a empêché de faire une gaffe élémentaire.

Feu Ken Gladdish, le docteur Jean Bobon, André Blavier, Gaston Ferdière m’ont tous fourni gentiment de sources, d’exemples et de conseils. Barbara Bowen a eu beau essayer de faire de moi un meilleur historien.

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