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Génocide, enfance et adolescence dans la littérature, le dessin et au cinéma

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Edited By Silke Segler-Meßner and Isabella von Treskow

L’objectif de ce recueil est d’étudier la vision formée au cours des génocides et des guerres par les enfants et les adolescents ainsi que la symbolisation de l’enfance et de la jeunesse. Les contributions tentent de comprendre l’expression des expériences sur la base de récits, de poésies, de dessins et de témoignages. Centré sur la Shoah en Europe et le génocide des Tutsi au Rwanda, sans pour autant oublier les persécutions national-socialistes des résistants politiques et des Roms, ce volume interdisciplinaire rassemble des articles de base sur la transmission du vécu et sur la réception de l’expérience, du plus jeune âge jusqu’à l’adolescence, de l’emblématique au référentiel, se vouant ainsi à un champ de recherche dont le potentiel n’est pas encore assez exploité.
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« Et la vie continue » (Uri Orlev) – Fictions pour la jeunesse et poésie du camp

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Catherine Milkovitch-Rioux

« Et la vie continue » (Uri Orlev) – Fictions pour la jeunesse et poésie du camp

Ainsi la vie continue Et continue sans cesse1

(Uri Orlev)

C’est très tardivement, en 2005, que Jerzy Henryk Orlowski, devenu Uri Orlev, se décide à publier en Israël le carnet de poèmes Shirim mi-Bergen-Belzen qu’il conservait précieusement depuis 1944.2 Composés en polonais, les poèmes furent traduits par Uri Orlev en hébreu et publiés par Yad Vashem en édition bilingue. Le ‹ Taschenbuch › – carnet de poche – ‹ trésor › inestimable, a été acheté à la cantine allemande par sa tante Stefania Orlowska, avec laquelle il fut déporté à Bergen-Belsen. Uri Orlev écrit un premier poème dans le ghetto de Varsovie puis se remet à l’écriture à Bergen-Belsen : d’abord sur des planches arrachées au châlit, ensuite sur le carnet, une fois les poèmes corrigés. Sobrement intitulé Poèmes écrits à Bergen-Belsen en 1944 en sa treizième année, le recueil paraît en français en octobre 2011 aux Éditions de l’éclat sous la traduction de Sabine Huynh. Objet archive lui-même rescapé du camp, il apporte sur l’enfance déportée un témoignage exceptionnel. Tardivement exhumé des secrets intimes de l’écrivain, il lutte contre l’effacement des traces dans le temps. Sa présence poétique recèle la valeur de l’œuvre d’art, porte en tension tous les paradoxes et les...

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