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Aux sources de l’esprit français : la liberté de traduire

de François Morvan (Auteur)
Monographies 270 Pages

Résumé

Peut-on aller jusqu'à faire de la traduction vers la langue française la clé de voûte de l'émergence politique et culturelle de la civilisation française ? C'est ce que tente de démontrer cet ouvrage, qui part de l'hypothèse que le traducteur est un créateur à part entière, construisant son époque en empruntant à l'œuvre-source, sans se placer sous son joug.
Partant de là, l'histoire se divise en quatre grandes périodes : la fondation latine et grecque ; la politique d'État de l'imperium français ; l'apogée de la littérature au XIXe siècle ; l'intégration dans une république mondiale des Lettres. La traduction sert tour à tour de ciment politique, d’outil de conquête et de terreau fertile d’un développement esthétique ou scientifique de la langue. Elle manifeste à chacune de ces époques l'essence même de « l'esprit français » : la quête d'universalisme.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos de l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Introduction
  • Chapitre I. La traduction d’État aux sources du royaume de France
  • 1.1. L’ambition des rois de France pour dépasser le modèle latin (XIIe- XIVe siècle)
  • 1.1.1. Sous Charles V (1364-1380), une culture en français issue de la traduction du latin
  • 1.1.2. Après Charles V, au-delà de l’Empire romain
  • 1.1.3. Un État libéré du latin sous la Renaissance
  • 1.1.4. L’appropriation des sciences
  • 1.2. La naissance d’un projet universaliste français
  • 1.2.1. Une distance respectueuse entre la culture française et la Bible
  • 1.2.2. Le dépassement du modèle italien (XIV e-XVIIe siècle)
  • 1.2.3. Le modèle athénien
  • Chapitre II. La construction de l’esprit français (XVe-XVIIIe siècle)
  • 2.1. Un État dominateur à prétention universelle
  • 2.1.1. La traduction, sommet d’une culture d’État
  • 2.1.2. La traduction, résolution personnelle du monarque
  • 2.1.3. État, littérature, langue et rayonnement français
  • 2.1.4. Réaction et opposition
  • 2.1.5. L’éducation des rois
  • 2.1.6. La traduction comme exercice spirituel
  • 2.1.7. De la détermination des rois à celle des États
  • 2.1.8. Le passage de la théologie à la science
  • 2.1.9. Le rôle d’Amyot dans la politique d’État
  • 2.1.10. L’autonomie du français consacrée par la traduction des « belles infidèles »
  • 2.1.11. Tacite et les racines de la critique des pouvoirs
  • 2.1.12. La continuité de l’Ancien Régime sous la Révolution
  • 2.2. La traduction vecteur d’une réappropriation des origines
  • 2.2.1. La Pléiade et les racines
  • 2.2.2. La traduction au service des racines gauloises et celtiques
  • 2.2.3. Les racines virgiliennes de la France
  • 2.2.4. L’identification au génie grec
  • 2.2.5. Les racines homériques d’un héroïsme royal
  • 2.3. Naissance de l’universalisme
  • 2.3.1. La « conquête » de nouveaux mondes par le traducteur
  • 2.3.2. Les origines nordiques de l’universalisme français
  • 2.3.3. L’universalisme français nourri par le despotisme éclairé russe
  • 2.3.4. La Pologne et les idéaux politiques français
  • 2.3.5. L’Espagne flamboyante et le classicisme français
  • 2.3.6. Résistance et réception de la mystique espagnole
  • 2.3.7. L’enrichissement de l’imaginaire français par la saudade
  • 2.3.8. À la conquête de l’Orient
  • 2.4. La traduction comme moyen de contenir les puissances rivales
  • 2.4.1. Un foisonnement de dissidences dans et autour de l’Église
  • Chapitre III. La traduction, essence et vecteur de l’universalisme
  • 3.1. Les racines de l’universalisme républicain
  • 3.1.1. La formation des « élites »
  • 3.1.2. Quatre dirigeants politiques contemporains
  • 3.1.3. L’éloignement progressif du latin et du grec
  • 3.2. D’autres sources de la culture française
  • 3.2.1. La liberté de l’esprit italien
  • 3.2.2. L’apport de la mystique et de la passion russe
  • 3.2.3. L’universalisme de la France et des républicains éclairé par les Polonais
  • 3.2.4. L’universalisme français de la IIIe République et l’esthétique japonaise
  • 3.2.5. L’influence d’un Orient rêvé sur la France
  • 3.3. Une place disputée : le « roman » de la nation française au XIXe siècle
  • 3.3.1. La victoire contre la réaction religieuse
  • 3.3.2. La traduction face aux velléités décentralisatrices
  • 3.3.3. La rivalité allemande
  • 3.3.4. Résistance à l’hégémonie anglaise et appropriation des savoirs
  • Chapitre IV. Au XXe siècle, la fin d’une hégémonie et les échanges entre cultures
  • 4.1. L’affirmation des civilisations et cultures
  • 4.1.1. La présence de la littérature anglo-saxonne
  • 4.1.2. La force de la pensée anglaise
  • 4.1.3. L’apport religieux de la mystique espagnole renouvelé par la science
  • 4.1.4. La continuité de la présence italienne
  • 4.1.5. L’émergence de l’Europe centrale
  • 4.1.6. La traduction politique du russe
  • 4.1.7. L’universalisme portugais
  • 4.1.8. L’émergence latino-américaine
  • 4.1.9. La mélancolie et l’angoisse existentielles de Scandinavie
  • 4.2. La culture classique mise à l’épreuve
  • 4.2.1. Latin, la fin de la tradition
  • 4.2.2. Mais une résistance par l’attachement militant à la culture classique
  • 4.2.3. Une volonté de rapprocher la pensée grecque du présent
  • 4.3. La culture religieuse bouleversée
  • 4.3.1. Traduire la Bible sans le culte de la tradition
  • 4.3.2. Les libertés prises avec la traduction de la Bible
  • 4.3.3. La crise moderniste catholique, une chance pour la traduction
  • 4.4. La pensée française face à l’Allemagne
  • 4.4.1. Une fascination linguistique
  • 4.4.2. La domination des grands philosophes allemands au XXe siècle
  • 4.4.3. L’influence de la psychologie allemande
  • 4.4.4. Assimiler la culture allemande
  • 4.5. La France, relais des exotismes
  • 4.5.1. La recherche des langues rares au XXe siècle
  • 4.5.2. Une autre conquête des mondes arabes et musulmans
  • 4.5.3. La culture savante à la conquête de l’Orient
  • 4.5.4. L’intégration des mythologies et imaginaires d’Extrême-Orient
  • 4.5.5. L’adoption de la poésie et la sensibilité perse
  • 4.5.6. L’ailleurs et l’absolu indiens
  • 4.5.7. L’indianisme, voie de l’antichristianisme au XXe siècle
  • Conclusion
  • Bibliographie
  • Remerciements
  • Titres de la collection

François Morvan

Aux sources de l’esprit français :
la liberté de traduire

À propos de l’auteur

Docteur en anthropologie du droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ingénieur d’études au laboratoire de recherches « Philosophie, Analyse et Histoire des Représentations Economiques » de Panthéon-Sorbonne (P.H.A.R.E.), François Morvan a été pendant six ans coordinateur de la formation continue universitaire auprès du Vice-Chancelier des Universités de Paris. Auteur de plusieurs ouvrages en histoire des idées, il a traduit un livre de philosophie de l’allemand, exercice qui l’a conduit à écrire ce livre.

À propos du livre

Peut-on aller jusqu’à faire de la traduction vers la langue française la clé de voûte de l’émergence politique et culturelle de la civilisation française ? C’est ce que tente de démontrer cet ouvrage, qui part de l’hypothèse que le traducteur est un créateur à part entière, construisant son époque en empruntant à l’œuvre-source, sans se placer sous son joug.

Partant de là, l’histoire se divise en quatre grandes périodes : la fondation latine et grecque ; la politique d’État de l’imperium français ; l’apogée de la littérature au XIXe siècle ; l’intégration dans une république mondiale des Lettres. La traduction sert tour à tour de ciment politique, d’outil de conquête et de terreau fertile d’un développement esthétique ou scientifique de la langue. Elle manifeste à chacune de ces époques l’essence même de « l’esprit français » : la quête d’universalisme.

Pour référencer cet eBook

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Table des matières

Introduction

Chapitre I. La traduction d’État aux sources du royaume de France

1.1. L’ambition des rois de France pour dépasser le modèle latin (XIIe- XIVe siècle)

1.1.1. Sous Charles V (1364-1380), une culture en français issue de la traduction du latin

1.1.2. Après Charles V, au-delà de l’Empire romain

1.1.3. Un État libéré du latin sous la Renaissance

1.1.4. L’appropriation des sciences

1.2. La naissance d’un projet universaliste français

1.2.1. Une distance respectueuse entre la culture française et la Bible

1.2.2. Le dépassement du modèle italien (XIV e-XVIIe siècle)

1.2.3. Le modèle athénien

Chapitre II. La construction de l’esprit français (XVe-XVIIIe siècle)

2.1. Un État dominateur à prétention universelle

2.1.1. La traduction, sommet d’une culture d’État

2.1.2. La traduction, résolution personnelle du monarque

2.1.3. État, littérature, langue et rayonnement français

2.1.4. Réaction et opposition

2.1.5. L’éducation des rois

2.1.6. La traduction comme exercice spirituel

2.1.7. De la détermination des rois à celle des États

2.1.8. Le passage de la théologie à la science

2.1.9. Le rôle d’Amyot dans la politique d’État

2.1.10. L’autonomie du français consacrée par la traduction des « belles infidèles »

2.1.11. Tacite et les racines de la critique des pouvoirs ←7 | 8→

2.1.12. La continuité de l’Ancien Régime sous la Révolution

2.2. La traduction vecteur d’une réappropriation des origines

2.2.1. La Pléiade et les racines

2.2.2. La traduction au service des racines gauloises et celtiques

2.2.3. Les racines virgiliennes de la France

2.2.4. L’identification au génie grec

2.2.5. Les racines homériques d’un héroïsme royal

2.3. Naissance de l’universalisme

2.3.1. La « conquête » de nouveaux mondes par le traducteur

2.3.2. Les origines nordiques de l’universalisme français

2.3.3. L’universalisme français nourri par le despotisme éclairé russe

2.3.4. La Pologne et les idéaux politiques français

2.3.5. L’Espagne flamboyante et le classicisme français

2.3.6. Résistance et réception de la mystique espagnole

2.3.7. L’enrichissement de l’imaginaire français par la saudade

2.3.8. À la conquête de l’Orient

2.4. La traduction comme moyen de contenir les puissances rivales

2.4.1. Un foisonnement de dissidences dans et autour de l’Église

Chapitre III. La traduction, essence et vecteur de l’universalisme

3.1. Les racines de l’universalisme républicain

3.1.1. La formation des « élites »

3.1.2. Quatre dirigeants politiques contemporains

3.1.3. L’éloignement progressif du latin et du grec

3.2. D’autres sources de la culture française

3.2.1. La liberté de l’esprit italien

3.2.2. L’apport de la mystique et de la passion russe

3.2.3. L’universalisme de la France et des républicains éclairé par les Polonais ←8 | 9→

3.2.4. L’universalisme français de la IIIe République et l’esthétique japonaise

3.2.5. L’influence d’un Orient rêvé sur la France

Résumé des informations

Pages
270
ISBN (PDF)
9782807605459
ISBN (ePUB)
9782807605466
ISBN (MOBI)
9782807605473
ISBN (Broché)
9782807605442
Langue
Français
Date de parution
2017 (Décembre)
mots-clé
français culture traduction histoire universalisme identité
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2018. 262 p.

Notes biographiques

François Morvan (Auteur)

Docteur en anthropologie du droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ingénieur d’études au laboratoire de recherches « Philosophie, Analyse et Histoire des Représentation Économiques » de Panthéon-Sorbonne (P.H.A.R.E.), François Morvan a été pendant six ans coordinateur de la formation continue universitaire auprès du Vice-Chancelier des Universités de Paris. Auteur de plusieurs ouvrages en histoire des idées, il a traduit un livre de philosophie de l’allemand, exercice qui l’a conduit à écrire ce livre.

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Titre: Aux sources de l’esprit français : la liberté de traduire