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Des femmes et du crime

Société, modernité et mœurs à Shanghai sous la république, 1911-1949

Aglaia De Angeli

En plongeant dans les archives de la ville de Shanghai, Aglaia De Angeli offre une analyse de la vie des femmes criminelles autant que de celle des victimes de la criminalité à l’époque républicaine. Des centaines de cas judiciaires, des rapports de police et des comptes-rendus par les prisons et maisons de détention jamais utilisés auparavant nous racontent le milieu et les femmes qui y traînent.

Shanghai, connue déjà à l’époque comme le Chicago de l’Orient, est vue d’un côté pas encore exploré, celui de l’histoire des femmes, qui offre au lecteur une nouvelle vision de l’histoire sociale et urbaine de Shanghai, la métropole par excellence de la modernité en Chine.

À l’époque républicaine, la société en Chine bouscule entre tradition et modernité, ainsi l’histoire des femmes avec leurs méfaits autant que leurs malheurs nous offre un baromètre pour comprendre vers où les mœurs et le droit chinois se dirigent.

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1 La « nouvelle femme » en Chine et son histoire

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La « nouvelle femme » en Chine et son histoire

L’histoire des femmes est un sujet courant dans les ouvrages historiques sur la Chine de l’Antiquité à nos jours. Ce chapitre veut l’explorer pour le valoriser par rapport à la recherche sur les crimes, qui est l’autre partie de ce travail, et pour l’introduire dans un contexte clair, on tracera l’historique de l’histoire des femmes en Chine pour la période de la fin des Qing à la République populaire de Chine. Et on commence par en encadrer l’historique du sujet.

L’histoire des nouvelles femmes chinoises: politique, droit et société

L’histoire des femmes chinoises est caractérisée par un important changement au début du xxe siècle : elles apparaissent sur la scène publique en sortant des murs de la maison. Ce discours vaut bien dans le sens propre et au figuré. Les Chinoises étaient cantonnées à la vie domestique, et leur vie est restreinte dans les murs de la maison. La seule exception est les servantes et les paysannes, qui doivent travailler et pourtant elles sont exonérées des pieds bandés.

Les Chinoises ont leur existence réglée par rapport aux préceptes confucéens1, qui considèrent le domaine domestique comme celui des femmes, et au contraire le domaine extérieur est celui des hommes. De plus, les femmes, toujours sur la base de la doctrine confucéenne, sont soumises au début au p...

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