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Corps écrit, corps écrivant

Le corps féminin dans les littératures francophones des Amériques

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Edited By Christine K. Duff and Claudia Labrosse

Cet ouvrage vise à cerner la place qu’occupe le corps féminin dans la production littéraire francophone des Amériques et des Caraïbes en invitant chacun(e) de ses auteur(e)s à s’interroger sur le topos que constitue la chair féminine dans l’écriture fictionnelle. Il est clair que le corps, pour les femmes, est bien un lieu à partir duquel écrire, mais en lui s’inscrivent aussi les enjeux d’une société, d’une culture et d’une poétique. L’écriture du corps féminin, qu’elle définisse la position d’un sujet-corps dans la narration ou l’ensemble de ses représentations textuelles, se transforme-t-elle en fonction de variables comme l’emplacement géographique, la période historique, le cadre socio-culturel (pouvant être marqué par l’expérience de l’esclavagisme dans les Caraïbes ou encore la répression de l’Église catholique dans le contexte canadien français) ? Conserve-t-elle, en dépit de tout, des éléments communs ? Voici les questions auxquelles il devient possible de répondre à la lecture des douze articles colligés dans ce collectif réunissant des chercheur(e)s d’origines diverses.
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Le corps féminin maudit : réflexions dysphoriques sur la communauté rêvée dans L’espérance-macadam et Morne Câpresse de Gisèle Pineau

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Tina HARPIN

Nou tout’ nèg nou tout’ frè expression créole1

Zafè tchou mèl ki pran plon proverbe créole2

Constituée de livres pour la jeunesse, d’essais, de nouvelles et de romans, notamment autobiographiques,3 l’œuvre de l’écrivaine guadeloupéenne Gisèle Pineau est incontestablement diverse, mais, pour bon nombre de ses lecteurs, elle apparaît comme marquée par une tonalité dysphorique nette. Ainsi, pour Kathleen Gyssels, « Pineau a beau se défendre d’écrire pour un meilleur monde, d’adresser aux femmes un message d’ “espérance’’, les drames et la douleur ont le dessus dans des narrations que la voix narratrice essaie pourtant, par le regard distant, de dédramatiser », et la critique ajoute fort justement « la souffrance et la douleur causées par le rapport conflictuel homme-femme, enfant-parent, sont au cœur de tous les romans de Pineau » (Gyssels 178).

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