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La dia-variation en français actuel

Etudes sur corpus, approches croisées et ouvrages de référence

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Edited By Gaétane Dostie and Pascale Hadermann

Ce volume réunit 17 articles sélectionnés à l’issue du colloque La dia-variation en français actuel. Des corpus aux ouvrages de référence (dictionnaires / grammaires) qui s’est tenu à l’Université de Sherbrooke du 29 au 31 mai 2013. Ces articles sont axés sur la problématique de la variation linguistique à travers des études de cas diversifiées portant sur des faits lexicaux, morphosyntaxiques et phonétiques.
Les contributions sont rassemblées sous 5 sections, eu égard à l’angle d’attaque privilégié pour décrire les phénomènes examinés. On y trouve ainsi des études sémantico-grammaticales, des études sémantico-discursives, des études lexicologiques, des études sociolinguistiques et des études orientées vers l’acquisition du français en tant que L2. L’attention se focalise, dans les analyses, sur les particularités des phénomènes considérés d’un point de vue intrasystémique et sur leurs rôles dans le diasystème. La question relative à la représentation des faits de variation lexicale dans les ouvrages de référence est également mise en avant-plan dans plusieurs contributions.
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Variation sémantique et jeu de la référence : le cas de la réduction de signes

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BRUNO COURBON

Université Laval, Québec

L’intérieur de la cabine de l’avion. Bess, Bob, Dick et Joe, autour d’une table, jouent aux cartes. Pat, à une autre table, tape à la machine. Sur une couchette, Ed dort. Sur une autre couchette, Sue, allongée, lit un magazine, la tête sur les genoux de Jack, assis dans l’angle. Nan se fait les ongles des pieds. Jim, par intermittence, va et vient entre la cabine et le poste de pilotage. (Michel Vinaver, L’ordinaire, Arles, Actes Sud, 2002 [1983], p. 7)

1. Introduction

Les signes issus d’une réduction comme télé(vision), perso(nnel[lement]) ou annif / anniv(ersaire) sont en général considérés sur le plan de leur forme matérielle ou comme l’expression d’une certaine familiarité. Vu sous cet angle, leur intérêt théorique est plutôt mince. Bien qu’il ait de longue date été pris comme objet d’étude, le « vocabulaire familier » reste dans l’imaginaire scientifique une marge du lexique. Une impression normative voudrait qu’il soit anecdotique. N’examiner ces signes réduits que comme de simples formes matérielles ne permet d’appréhender le phénomène que relativement à des contraintes d’agencement ou de position (Monnot 1971, Mahler 1987). Dans le meilleur des cas, lorsque ces contraintes positionnelles coïncident avec un élément signifiant (p. ex., avec un -o final), la dimension sémantique est évoquée (George 1980 : 33–34, Antoine...

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