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Noi – Nous – Nosotros

Studi romanzi – Études romanes – Estudios románicos

Edited By Maria Chiara Janner, Mario A. Della Costanza and Paul Sutermeister

Wir sind Papst («nous sommes Pape») n’est pas une expression du pluralis maiestatis souvent utilisé par les souverains, mais un nous inclusif de l’entière nation allemande : un exemple journalistique qui joue avec la plasticité du nous, la première personne du pluriel. Pronom d’un esprit identitaire basé sur l’inclusion et l’exclusion, « pronom de lâcheté » (Manganelli) utilisé par ceux qui refusent d’assumer les responsabilités liées au fait de dire je, ou bien encore abus de pouvoir, le nous permet un déguisement du sujet et se prête à des usages différents.
Les essais contenus dans ce volume étudient le phénomène facetté de la première personne du pluriel dans des diverses langues et littératures romanes, du point de vue théorique jusqu’à l’analyse de cas exemplaires, dans les perspectives linguistique, littéraire, philologique et des études culturelles.
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Nosotros, un panorama tipológico

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Résumé

Le pronom nous est le plus ambigu de tous ; son sens est moi + autre chose. Cette « autre chose » peut inclure le partenaire de communication ou non. De cette ambigüité fondamentale peuvent surgir des malentendus, mais la neutralité qu’on observe dans beaucoup de langues (dont les nôtres de l’Europe occidentale) a également des avantages communicatifs : on n’est pas obligés d’exprimer la distinction, mais on peut la laisser ouverte, ce qui est loin d’être un inconvénient dans bien des circonstances.

Dans cette contribution nous discutons d’abord les fondements notionnels de la distinction entre les catégories pronominales « inclusif » et « exclusif ». Ensuite, nous illustrons la distinction et ses variantes à l’ exemple de langues très diverses, tant du point de vue typologique comme du point de vue géographique ; des langues austronésiennes, papoua-guinéennes, australiennes, asiatiques, africaines et américaines sont représentées. Après ce bref survol panoramique des variantes, trois langues amérindiennes sont discutées plus en détail, avec des exemples textuels concrets qui montrent le fonctionnement des catégories pronominales dans le détail : ce sont le quechua, l’ aymara et le tupi-guarani. L’ analyse de données textuelles montre à quel point la différenciation entre inclusif et exclusif est observée avec rigueur. La brève conclusion met l’ accent sur la distribution globale de ce phénomène. Les dates du World Atlas of Language Structures montrent que la distinction...

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