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La corrélation en russe : structures et interprétations

structures et interprétations

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Olga Inkova

Cette étude est consacrée à un phénomène aussi bien syntaxique que sémantique qui, à ce jour, n’a fait l’objet d’aucune analyse spécifique en linguistique russe. En effet, bien que régulièrement évoquée – mais souvent de manière sporadique – dans les grammaires et diverses études sur la syntaxe de la subordination en russe, la corrélation n’a jamais donné lieu à une analyse systématique.
L’originalité de l’ouvrage réside également dans l’approche adoptée : au lieu de mettre l’accent, comme c’est souvent le cas dans la littérature linguistique sur la question, sur le mode de liaison des prédications dans les structures corrélatives, la définition de la corrélation se fonde sur le fonctionnement spécifique des marqueurs de liaison, les corrélateurs. L’approche sémasiologique proposée a surtout l’avantage d’unifier le traitement des corrélateurs russes et d’éviter certaines contradictions manifestes de leurs descriptions actuelles, majoritairement onomasiologiques. Une part importante de l’ouvrage est consacrée à la sémantique des structures corrélatives.
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2.3 De la Grammaire russe-80 à nos jours

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2.3De la Grammaire russe-80 à nos jours

La dernière édition de la Russkaja grammatika [Grammaire russe] préparée par l’Académie des sciences de l’URSS et parue en 1980 fait le bilan des recherches sur le russe depuis la première édition complète de 1952–54 et l’édition réduite de 1970 et reste, malgré le temps écoulé, un ouvrage de référence. Toujours au sein de la trichotomie – la coordination, la subordination, l’asyndète – la Russkaja grammatika (par la suite RG-80) traite les structures corrélatives dans le chapitre consacrée à la subordination où toutes les phrases à subordination sont séparées, comme c’est désormais la coutume, en liées et non liées. Les phrases liées, dont celles où la subordonnée est régie par un démonstratif, sont ensuite classées en fonction du type de subordonnant : relatif vs conjonction. De ce fait, les phrases où le rapport syntaxique entre la subordonnée et la principale est qualifié par la RG-80 de corrélatif (« sootnositel’nyj ») se trouvent parsemées dans différents chapitres parmi les cas où « la partie principale de la phrase complexe peut avoir une position syntaxique ouverte pour la subordonnée. Dans ce cas, la ← 181 | 182 → principale possède un moyen particulier pour marquer cette position, à savoir, un pronom démonstratif »55 (RG-80, II : 465–466). La RG-80 (II : 467) définit également, même si elle le fait de façon assez vague,...

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