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Le changement en français

Etudes de linguistique diachronique

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Edited By Bernard Combettes, Céline Guillot, Evelyne Oppermann-Marsaux, Sophie Prevost and Amalia Rodriguez Somolinos

Cet ouvrage réunit une sélection d’articles issus du colloque international « Diachro 4 - Le français en diachronie », qui s’est tenu à l’Université Complutense de Madrid du 22 au 24 octobre 2008. Les contributions sont axées essentiellement autour de trois grands thèmes : le français préclassique et classique en diachronie ; l’énonciation et la linguistique textuelle en diachronie ; les structures interrogatives et les constructions clivées. Un thème transversal apparaît tout au long de cet ensemble : celui de la périodisation, du choix des critères permettant la reconnaissance d’étapes successives dans le changement linguistique.
Les études proposées ici constituent un ensemble bien représentatif des diverses tendances, théoriques et méthodologiques, qui traversent actuellement le champ de la linguistique diachronique du français, en France comme à l’étranger.

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Catherine FUCHS La comparaison épistémique en français pré-classique et classique 183

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La comparaison épistémique en français pré-classique et classique Catherine FUCHS LATTICE, CNRS/ENS La construction comparative prototypique consiste à prédiquer une même qualité (exprimée par un adjectif prédicatif) à propos de deux entités dis- tinctes (désignées par deux noms) dont on dit qu’elles possèdent, à un même degré ou à des degrés différents, la qualité en question: Marie est aus- si/plus/moins belle que Jeanne ((n’)est belle). La valeur d’une telle comparaison, dite ‘standard’, consiste en une égalité ou en une inégalité quantitative. C’est à un autre type de construction comparative que je m’attacherai ici: celle où deux qualités différentes (exprimées par deux adjectifs prédicatifs distincts) sont en jeu. Ces deux qualités peuvent être attribuées à une seule et même entité (Marie est aussi/plus/moins belle qu’(elle (n’)est) intelligente) ou se trouver distribuées sur deux entités différentes (Marie est aussi/plus/moins belle que Jeanne ((n’)est) intelligente). Ce type de construction admet, selon les cas, plusieurs interprétations possibles. Il peut s’agir d’une comparaison ‘standard’: La main de Paul est aus- si/plus/moins large que longue = «la largeur de la main de Paul est égale/supérieure/inférieure à sa longueur». Mais il peut aussi s’agir d’une comparaison ‘de déviation’, comme la nomme Kennedy (1996). L’(in)égalité concerne alors les degrés remar- quables (hauts degrés) auxquels la (ou les) entité(s) possède(nt) chacune des deux qualités, c’est-à-dire...

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