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Etat et bien commun

Perspectives historiques et enjeux éthico-politiques- Colloque en hommage à Roger Berthouzoz

Edited By Anto Gavric and Grzegorz W. Sienkiewicz

La notion d’Etat et celle de bien commun apparaissent aujourd’hui en constante confrontation du point de vue de leur finalité. Certes, le concept d’Etat naît avec la Modernité alors que celui du bien commun existe déjà dans l’Antiquité. Les rapports qu’ils entretiennent actuellement ne sont toutefois pas sans rappeler les questions éthiques autour de la notion de bonum commune qui se posent depuis la formation de la société publique.
Cet ouvrage invite à reprendre cette discussion dans un cadre pluridisciplinaire (philosophie, histoire, théologie, économie, droit, politique, médecine). Il met l’accent sur les questions philosophiques de l’utilisation de doctrines politiques du bien, de l’engagement social, des droits de l’homme, mais aussi de l’appréciation éthique quant aux modifications génétiques de l’être humain.
Les textes ici exposés constituent une tentative de retrouver un lien substantiel entre Etat et bien commun en proposant aux chercheurs et aux scientifiques d’assumer une responsabilité déontologique, conformément à leur mission au sein de la société.

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Le bien commun et la relation personne – communauté: tradition dominicaine et modernité - Benoît-Dominique DE LA SOUJEOLE et Romaric MORIN 199

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Le bien commun et la relation personne – communauté: tradition dominicaine et modernité BENOÎT-DOMINIQUE DE LA SOUJEOLE et ROMARIC MORIN Introduction: la relation personne – communauté La question de la relation entre personne individuelle et communauté sociale, et plus précisément la relation entre le bien de la personne, ou bien particulier, et le bien des individus en société, ou bien commun, a occupé, et occupera encore longtemps la philosophie et la morale socia- les. En effet, avant même de tenter de comprendre cette relation, il ne faut pas la supprimer, c’est-à-dire qu’il ne faut pas sacrifier l’un de ses deux termes. De tout temps il a été possible d’observer que si l’on privi- légie la perspective personnelle, on tend vers l’individualisme qui, mené à son terme, est la négation de la société (problème actuel). Réciproque- ment, mettre un accent exclusif sur la communauté conduit au totalita- risme, négateur de la personne (problème du siècle passé). Comment donc sauvegarder les deux termes, honorer l’un et l’autre et surtout l’un par l’autre? Pour situer la relation, la pensée moderne a souvent recours ici à l’idée d’équilibre. Il y a en effet, dit-on, une opposition de contrariété entre bien particulier et bien commun. Il faut faire la part de chacun, négocier de quelque façon les droits de l’un et de l’autre, un peu comme en physique l’équilibre est obtenu par le jeu égal de forces contraires.1...

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