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Des lettres et des femmes …- La femme face aux défis de l’histoire

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Edited By Àngels Santa

La féminité est au cœur de ce livre. En même temps, l’Histoire y joue un rôle déterminant. Les auteurs s’occupent de définir la lutte des femmes face aux différentes manifestations historiques et leurs combats, leurs efforts pour avoir un rôle représentatif dans un monde dominé par la masculinité. A travers ce fil conducteur, femme et histoire, plusieurs thèmes sont abordés. D’abord, une partie consacrée à George Sand, après des visions partielles du rôle de la féminité qui vont se fondre pour nous donner une vision globale. Manuela Saénz, Camille Claudel, Clara Malraux y trouvent leur place. Pour continuer avec une réponse féminine aux interrogations et défis que l’histoire pose à la femme et à l’humanité en général. Marguerite Yourcenar, Marguerite Duras, Claire Etcherelli, Paule Constants, Malika Mokeddem, Maria Barbal, Monserrat Roig ou les écrivaines du moi Arabes sont étudiées de ce point de vue. Des écrivains comme Le Clézio ou Joseph Kessel présentent des personnages féminins qui complètent les voix des écrivaines. Les femmes sont de même confrontées à leur rapport avec la mère et à son enfance et les rêves qui la conforment comme Virginia Woolf ou Pierrette Fleutiaux. Parfois, il est difficile pour elles de trouver leur chemin, de choisir nettement entre l’engagement social ou politique et la vie privée, le monde de l’intimité, comme il arrive pour Mlle de Montpensier, Anne Dacier, Marceline Desbordes-Valmore ou Farouzia Zouari. Pour finir, le mystère de la création littéraire est évoqué de la main de l’écrivaine catalane Núria Añó.

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5. L’écrivaine a la parole 405

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405 5. L’écrivaine a la parole Encre aux doigts NÚRIA AÑÓ I. L’éveil d’une vocation littéraire Ma première expérience d’écriture commence à seize ans. Au lycée, nous avions un professeur de littérature espagnole qui s’appelait Pedro Soto. Un beau jour, il nous proposa d’écrire une nouvelle sur un sujet de notre choix, et si nous le faisions honorablement, il nous donnerait deux points de plus. Et, bien sûr, je commençai à écrire pour ces deux points, mais très vite ce prétexte devint secondaire. Car, pendant que je tapais à la machine, je me rendais compte que j’aimais écrire. D’une part cela activait et occupait mon esprit, d’autre part je perdais la no- tion du temps. Mais alors, à mesure que ce récit avançait, surgit un problème : le moment de rendre ce texte approchait et je n’arrivais pas à trouver une fin. Et donc je dus le rendre sans en être satisfaite : la fin, écrite à toute vitesse, ne me plaisait pas ; tous les soirs, malgré tout, je continuais à la corriger bien que cela ne serve plus à rien… Au bout d’un mois, le professeur m’appela et me dit que mon récit lui avait tellement plu qu’il allait le publier. Naturellement, il ajoutait tout de suite que la fin n’était pas bonne, et que je devais la changer mais, après l’avoir corrigée pendant tant de soirées, elle était prête. Bien de temps a passé depuis...

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