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Les institutions européennes font leur histoire

Regards croisés soixante ans après le traité de Paris

Edited By Michel Mangenot and Sylvain Schirmann

Quelles sont les raisons qui poussent les institutions européennes à faire écrire leur histoire ? Cet ouvrage rassemble pour la première fois tous les auteurs de ces histoires institutionnelles ainsi que leurs commanditaires. Prenant pour objet les enjeux de mémoire au sein des institutions européennes, il met au centre de l’analyse la pratique encore peu interrogée de l’autohistoire ou de la rétrospection institutionnelle. Au-delà du débat sur une forme d’historiographie officielle, les contributions entendent comprendre, dans une perspective comparative avec d’autres champs historiques, ce que signifie écrire l’histoire d’institutions pour elles-mêmes. En revenant sur les conditions méthodologiques de réalisation et, en particulier, sur le dialogue entre archives orales et écrites, elles révèlent une pluralité de pratiques et de rapports à l’histoire. Cette situation apparaît ainsi singulière si on la compare à l’histoire de l’État en France.
Issu de la journée d’études du Pôle européen d’administration publique (PEAP) de Strasbourg, tenue le 18 avril 2011 à l’occasion du 60 e anniversaire du traité de Paris (18 avril 1951), cet ouvrage propose, enfin, de faire dialoguer histoire et prospective, en s’interrogeant sur l’avenir des institutions européennes et sur la postérité du traité les fondant.

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Avant-propos

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Pourquoi parler d’histoire de nos institutions ? Et même plus : pour- quoi se demander comment s’écrit leur histoire, conter « l’histoire de leurs histoires » ? Et, question plus aiguë encore, pourquoi cette volonté d’observer les institutions européennes « faisant leur histoire », alors qu’elles sont si jeunes qu’on pourrait leur dénier le droit d’avoir déjà leur histoire ? Répondre à ces questions était la gageure que proposaient Sylvain Schirmann et Michel Mangenot, en lançant l’idée d’un grand colloque entièrement dévolu aux « institutions européennes faisant leur histoire ». Mais à vouloir inscrire l’histoire dans l’histoire, on pouvait faire mieux encore : mener cette réflexion autour d’une date marquante de notre époque, une date qui a écrit une nouvelle page de la grande his- toire : celle de l’Europe, et par son truchement, celle du monde. Les regards du 18 avril 2011, a-t-on pensé, devront se croiser sur la signa- ture, le 18 avril 1951 – 60 ans plus tôt – du traité de Paris. Regardons le soir tomber sur la France le 18 avril 1951. Certains d’entre nous finissent leur journée de cours à l’Université ou bien en classe terminale… D’autres, encore enfants, jouent au ballon, dans la rue, devant chez eux : les rues de la vieille Europe sont vides, les auto- mobiles sont encore rares, les rues appartiennent aux enfants. Et dans les maisons, ce sont les TSF à lampes qui s’allument. Sur Radio Luxembourg, voici Yvette Giraud : en avril 1951, la chanteuse triomphe avec « Avril au Portugal » : l’Europe retrouve les...

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