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Pela Paz! For Peace! Pour la Paix!

(1849–1939)

Series:

Edited By Maria Manuela Tavares Ribeiro, Maria Fernanda Rollo and Isabel Maria Freitas Valente

Peace is generally defined as a state of non-belligerency between states. This means that it is defined negatively as the absence of war. So is peace just a pause between two wars?
In French, the term is significant: peace is considered a slice of life between two conflicts. Thus, we speak of the early 20 th century as the «Belle Époque» and we talk about the «interwar period», which implies the failure of peace.
Twenty years after the end of the Great War, another, even more terrible conflict began. At the same time, an inversion of values took place in European minds that along with the horrors of war made it very difficult for any Franco-German reconciliation to take place. We would have to wait for the end of the Second World War and its consequences to speak of peace as a realistic utopia.
This volume brings together a number of articles in Portuguese, French and English – on topics such as «thinking peace», intellectuals and peace, federalism and universalism, religiosity and secularism, women and peace, and campaigns and mobility – from many prestigious experts and young researchers. They bring new ways of thinking and interdisciplinary perspectives, and provide an attentive, critical reading of the core subject. This volume proposes to substantiate concepts, projects, movements, speeches, images and representations, and to deepen the knowledge of the key personalities who thought about peace between 1849 and 1939.
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Un pacifisme armé : la Suisse et la guerre civile espagnole entre neutralité, antifascisme et action humanitaire (1936-1939)

1. La politique suisse face à la guerre civile espagnole

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Francesco Scomazzon*

Résumé : L’essai se concentre sur les relations entre la Suisse et l’Espagne dans les années qui suivent immédiatement le soulèvement nationaliste en juillet 1936. En particulier sont examiné les relations officielles entre les deux pays, mais aussi et surtout, les actions humanitaires organisées principalement par la gauche elvétique en faveur de l’Espagne républicaine. En ce sens, nous avons essayé de mettre en évidence la complicité qui liait ces organisations avec les cercles anti-fascistes nationaux et internationaux, démontrant ainsi que la combinaison de l’aide humanitaire de matrice pacifiste, n’excluait pas un engagement politique actif. Dans le fond, le rôle officiel du gouvernement fédéral, divisé en soutenant et réaffirmant son esprit humanitaire traditionnel, sans toutefois compromettre les relations – notamment économique – avec les belligérants.

Depuis les années 1920, la Suisse a été traversé par le problème de la soi-disant Überfremdung, un terme socio-économique et démographique liée à la crainte d’une excessive présence étrangère dans sa vie nationale. En particulier, la concurrence sur le marché du travail, ainsi que les possibles et délétères influences culturelles entre les minorités difficiles à intégrer, renforcèrent le rôle de la Confédération suisse comme lieu d’hébergement temporaire et notamment de passage vers d’autres États. Les difficultés déjà rencontrées lors du conflit italo-éthiopien et le rapprochement ultérieur entre Rome...

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