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Europe – Canada

Transcultural Perspectives- Perspectives transculturelles

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Klaus-Dieter Ertler, Martin Löschnigg and Yvonne Völkl

As a result of its colonial past, Canadian culture has been shaped by French, British and other European influences; since the second half of the twentieth century, however, large-scale immigration from Asia, Africa, the Caribbean, Latin America and the Middle East, as well as economic and cultural globalization and the recognition of the cultural significance of the country’s First Nations have transformed Canadian society, and this transformation has affected the European dimension of Canada’s cultural heritage, too. The publication addresses the role of this dimension in the collective consciousness of contemporary Canada and the complexities of Canadian-European political and cultural relations at the beginning of the twenty-first century.
En raison de son passé colonial, la culture canadienne a été façonnée par des influences françaises et britanniques ainsi que par d’autres cultures européennes. Cependant, à partir de la deuxième moitié du 20 e siècle, l’immigration importante de l’Asie, de l’Afrique, des Caraïbes, de l’Amérique latine et du Proche-Orient, la globalisation économique et culturelle ainsi que la reconnaissance officielle des Premières Nations ont transformé la société canadienne. Cette transformation a également eu des conséquences sur la dimension européenne de l’héritage culturel du Canada. Le livre aborde le rôle de cette dimension dans la conscience collective du Canada contemporain et la complexité des relations politiques et culturelles entre l’Europe et le Canada au début du 21 e siècle.

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Piotr Sadkowski: Un (im)possible Yiddishland de la littérature montréalaise

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Un (im)possible Yiddishland de la littérature montréalaise Piotr Sadkowski (Toru�, Pologne) Introduction En 1979, Régine Robin écrivait dans son récit post-mémoriel Le cheval blanc de Lénine ou l’histoire autre, dédié « À la mémoire de [ses] parents Chmil Ajzersztejn et Sura Fajga Segalik natifs du Shtetl de Kaluszyn (Pologne) » (Robin 1979, 5) : Comment fait-on pour prouver que l’on est français de naissance ? Comment s’y prend- on quand on s’appelle Ajzerztejn [sic] ? Mais c’est en Amérique que j’ai découvert le yiddishland. Le Montréal d’aujourd’hui ne ressemble plus à celui de Duddy Kravits1, mais j’aime à me perdre sur la « main », sur le boulevard St-Laurent. On y mange encore chez Schwarz le meilleur smoked meat du Canada, cette viande fumée sur du pain au cumin qui ramène à Kaluszyn à chaque bouchée. On y trouve encore le grand magasin War- shaw qui tombe en ruine. Des maisons basses, décrépies, des magasins de tout acabit, véritables cavernes d’Ali Baba à odeur d’épices orientales [...]. Plus loin encore des dé- licatessen aux cornichons ventrus de mon enfance. C’était dans ce quartier, autour de St-Urbain, que les immigrants juifs s’installaient autrefois. (Robin 1979, 33) Cette vision de Montréal – comme un lieu qui offre la possibilité de retrouver les traces de la vie juive anéantie en Europe, comme un espace où l’image remanente d’une Pologne d’avant la Shoah avec ses shtetlekh se superpose sur la réalité de la m...

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