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L’Essor de la proposition participiale en moyen français

Anders Bengtsson

Attesté dans les traductions et les textes narratifs en moyen français, la proposition participiale frappe par son essor pendant cette époque. La fréquence de la construction n’est pourtant pas uniforme : il y a d’une part une différenciation selon les époques, d’autre part une différenciation selon les oeuvres. Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer sa fréquence dans les texts ? D’après nos résultats, la relatinisation, par l’intermédiaire de la traduction, affecte la syntaxe, jouant ainsi un rôle dans cette évolution linguistique. Le but de cette étude est également de comprendre la fonction et la structure de la proposition principale. Si la proposition participiale est attestée dans tous les textes, on peut cependant noter une différence importante : la construction ne revêt pas toujours le même caractère autonome dans les textes narratifs que dans les traductions.
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4 Les Merveilles de la Terre d’Outremer

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Continuons encore avec les œuvres de Jean de Vignay. C’est peu après 1330, plus précisément dans la période 1331-1333, que Jean de Vignay traduit l’œuvre latine d’Odoric de Pordenone (Trotter 1990 : XVII). Cependant, il faut signaler que Brun reste sceptique à l’idée que la mention de la Legende doree dans les Merveilles de la Terre d’Outremer puisse servir à dater cette traduction (2010 : 27). Si la datation de Trotter est correcte, postérieure de dix ans à celle de l’Epitoma rei militaris, elle nous est fort précieuse dans cette étude, car il serait ainsi possible de voir le développement de Jean de Vignay en tant que traducteur. Le point de départ pour une étude sur cette œuvre serait le même qu’auparavant : le mimétisme en ce qui concerne la traduction de l’ablatif absolu dans la Chose de la Chevalerie et dans le Miroir historial sera-t-il le même dans les Merveilles de la Terre d’Outremer ? On pourrait en effet supposer que le traducteur maîtriserait mieux l’acte de traduire après ces dix années écoulées et qu’il aurait à présent abandonné les calques si fréquents dans la Chose de la chevalerie. Mais nous venons également d’apprendre que les calques étaient également abondants dans le Miroir historial bien que leur nature ne soit pas la même.

En parcourant le livre entier, ce qui nous donne à peu près 23000 mots, on est frappé tout d’abord par le nombre...

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