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Jonas Ludwig von Heß (1756–1823) et Hambourg

Un engagement politique des Lumières tardives à l’occupation napoléonienne

de David Weber (Auteur)
©2015 Thèses 499 Pages
Série: Hamburg, Europa und die Welt, Volume 2

Résumé

Journaliste, topographe, auteur d’un récit de voyage, médecin des pauvres puis commandant de la Garde civique hambourgeoise, Jonas Ludwig von Heß est un penseur, mais aussi un acteur socio-culturel. Son parcours éclectique illustre le renouvellement du processus de politisation des Lumières allemandes de 1770 à 1815. Il vise en premier lieu la préservation du patrimoine hambourgeois, puis celle du Saint-Empire dans sa globalité. L’effondrement de ce dernier en 1806 le conduit enfin à adapter son mode de pensée et ses moyens d’action en période d’occupation. Cette étude dévoile au lecteur une stratégie individuelle, résultat de la tension s’opérant entre la réalité et la perception que l’auteur en a. Quelles évolutions identitaires, transferts, interférences et résistances seront alors à l’œuvre ? Replacée dans le contexte hambourgeois et allemand, cette entreprise permet de mieux comprendre la collectivité et la difficulté qu’il y avait alors à penser la paix.
Mit einer ausführlichen Einleitung und einem Resümee in deutscher Sprache.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos de l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Avant-propos
  • Einleitung
  • Introduction
  • 1. La légitimation du statut de Hambourg dans Hambourg décrite d’un point de vue topographique, politique et historique (1786-1792)
  • 1.1. L’écriture journalistique et topographique
  • 1.1.1. La revue: Journal de tous les journaux (Journal aller Journale)
  • 1.1.2. La topographie: Hambourg décrite d’un point de vue topographique, politique et historique (Hamburg topographisch, politisch und historisch beschrieben)
  • 1.2. Journalisme et écriture topographique: deux modes d’expression complémentaires d’un même engagement politique
  • 1.3. Ecrire le passé pour préserver l’avenir ? La légitimité historique de Hambourg
  • 1.3.1. Le statut de Hambourg, ville d’Empire
  • 1.3.2. Collecter, expliquer et transmettre : topographie et écriture de l’histoire
  • 1.3.3. L’archéologie de la ville
  • 1.4. Légitimer le statut hambourgeois par l’ancienneté de ses lois
  • 1.4.1. L’apport du droit naturel
  • 1.4.2. L’influence de Montesquieu
  • 1.4.3. L’opposition au droit romain et la défense du droit coutumier
  • 1.4.4. Promouvoir le civisme par la diffusion des lois
  • 1.5. Le primat de l’économie et l’engagement social
  • 1.5.1. La Société patriotique de 1765 dans l’œuvre
  • 1.5.2. La prise en compte des orientations économiques de la Société patriotique
  • 1.5.3. Un espace décrit et ordonné en fonction de critères bourgeois
  • 1.5.4. La défense de la liberté de négoce
  • 1.5.5. Patriotisme et engagement social
  • 1.6. Engagement patriotique et question religieuse
  • 1.6.1. La réception de Lessing dans le Journal de tous les journaux et la Topographie de Hambourg
  • 1.6.2. Tolérance religieuse et intérêts économiques
  • 1.6.3. La composante piétiste de son patriotisme
  • 1.7. L’articulation entre la pensée économique et la pensée politique et sociale de l’auteur
  • 1.7.1. Le corps social et sa cohésion : l’Oeketologie de Hambourg
  • 1.7.2. Idéal et réalité de l’égalité politique
  • 1.7.3. De la critique de la civilisation et de l’influence de Rousseau à la défense des mœurs germaniques
  • 1.7.4. Les fondements antiques du modèle politique et social hambourgeois
  • Conclusion
  • 2. Plaidoyer pour l’immédiateté des villes d’Empire et pour le maintien des institutions du Saint-Empire : la relation de voyage L’Allemagne, les Pays-Bas et la France vus à vol d’oiseau (1793-1800)
  • 2.1. Présentation de la relation de voyage
  • 2.2. L’utilisation du genre de la relation de voyage dans une intention défensive
  • 2.3. La crise des villes d’Empire à l’époque révolutionnaire : le bilan proposé
  • 2.3.1. Les structures de pouvoir : républiques aristocratiques et républiques démocratiques
  • 2.3.2. La carte économique des villes d’Empire du Sud de l’Allemagne
  • 2.3.3. L’observation des particularités culturelles : l’exemple du système paritaire à Dinkelsbühl et à Augsbourg
  • 2.4. La dimension critique de l’œuvre
  • 2.4.1. Le discours anti-despotique
  • 2.4.2. La critique de l’économie fermée et de la répartition de l’impôt
  • 2.4.3. La défense des intérêts des nouvelles élites et des droits des citoyens en matière de fiscalité
  • 2.4.4. La tolérance en matière de religion
  • 2.5. Les limites de la volonté de réforme
  • 2.5.1. De la défense des prérogatives des Grands conseils à celle des « libertés germaniques »
  • 2.5.2. L’accent mis sur la liberté de commerce au nom du statut des villes d’Empire
  • 2.5.3. L’intérêt culturel des villes d’Empire: des valeurs universelles héritées des Lumières à une défense des spécificités culturelles
  • 2.6. La dimension impériale du patriotisme de Jonas Ludwig von Heß et son rapport à l’idée nationale
  • 2.6.1. Les risques émanant des cours et de la maison de Habsbourg
  • 2.6.2. La représentation du Saint-Empire
  • 2.6.3. L’importance des valeurs germaniques et nordiques dans la formulation des idées économiques de l’auteur
  • 2.6.4. Les villes d’Empire garantes des mœurs germaniques
  • 2.7. La persistance des valeurs républicaines de vertu, d’égalité et de liberté
  • Conclusion
  • 3. Jonas Ludwig von Heß et la France : le Paris de l’été 1792 dans Pour faire la lumière (1797) et les Agonies de la république de Hambourg au printemps 1813 (1815)
  • 3.1. De l’opposition théorique à la Révolution française au combat par les armes
  • 3.1.1. Pour faire la lumière: entre relation de voyage et traité historique et philosophique sur la Révolution française
  • 3.1.2. Les Agonies de la république de Hambourg : mort ou renaissance de la république de Hambourg
  • 3.2. J.L. von Heß et la Révolution française
  • 3.2.1. La réception de la Révolution française de 1789 en Allemagne et à Hambourg
  • 3.2.2. La fidélité de J.L. von Heß aux idéaux de 1789 : lecture anti-despotique de la première révolution et absence de patriotisme anti-français
  • 3.2.3. Les journées révolutionnaires du 10 au 13 août 1792 et les guerres de révolution : l’accélération de la dynamique révolutionnaire
  • 3.2.4. Du pouvoir de la Gironde au règne de la Terreur : la recherche d’un juste milieu
  • 3.2.4.1. Un complot contre-révolutionnaire ? Les critiques à l’égard des milieux aristocratiques français en Allemagne
  • 3.2.4.2. L’« anti-héros » girondin
  • 3.2.4.3. La dimension hambourgeoise de la critique de la Gironde
  • 3.2.5. De la défense de positions libérales à celle d’une conception conservatrice de l’Etat et de la société
  • 3.2.6. De la tentative de relever un défi de culture et de civilisation
  • 3.3. Du patriotisme militant au patriotisme par les armes
  • 3.3.1. Les guerres antinapoléoniennes de 1813 et la question de l’émergence d’un nationalisme allemand
  • 3.3.2. Le contexte européen des années 1800 à 1810
  • 3.3.2.1. Le tournant biographique de 1800
  • 3.3.2.2. La défense de l’immédiateté hambourgeoise 1801-1806
  • 3.3.2.3. Les conséquences économiques et sociales hambourgeoises du blocus continental et de l’occupation napoléonienne 1806-1810
  • 3.3.2.4. Le médecin des pauvres
  • 3.3.3. Hambourg annexée à l’Empire napoléonien 1810-1814
  • 3.3.3.1. L’implication des Hambourgeois dans la nouvelle municipalité
  • 3.3.3.2. Les réformes institutionnelles et administratives imposées par la France napoléonienne : entre rejet et appropriation
  • 3.3.3.3. La première libération de Hambourg au mois de mars 1813 : une nouvelle définition des identités et des groupes sociaux ?
  • 3.3.3.3.1. Réévaluation des facteurs économiques et sociaux : la révolte du 24 février 1813
  • 3.3.3.3.2. Le patriotisme armé : l’action de J.L. von Heß au commandement de la Garde civique
  • 3.3.3.3.3. De la libération de Hambourg en mars 1813 au gouvernement d’exil 1813-1814 : les projets de réformes de J.L. von Heß
  • 3.3.3.4. La controverse suscitée par la critique du rôle joué par le Sénat du 18 mars au 29 mai 1813
  • Conclusion
  • Conclusion générale
  • Resümee
  • Bibliographie
  • Index des noms cités
  • Table des illustrations

← 10 | 11 → Avant-propos

Cet ouvrage, qui présente la version remaniée d’une thèse de doctorat, est à bien des égards une entreprise collective. Il n’aurait pu voir le jour sans les orientations et les conseils érudits de Madame Françoise Knopper, à qui je tiens à témoigner ici toute ma gratitude. Pendant ces années, son soutien sans faille et son enthousiasme communicatif pour les études germaniques m’ont été précieux. Je suis également très reconnaissant à Madame Anne-Marie Saint-Gille et Monsieur Jean-Paul Cahn qui ont dirigé avec elle le programme de formation-recherche « Représentation des conflits et construction de la paix » proposé par le Centre de Recherche Interdisciplinaire sur l’Allemagne (CIERA). En facilitant les échanges entre professeurs et doctorants et en offrant un regard critique et bienveillant sur mes recherches, il m’ont permis de questionner régulièrement mon travail et, ainsi, de me renouveler.

A Hambourg, je me dois de remercier Monsieur Franklin Kopitzsch, directeur du Groupe de recherche d’histoire hambourgeoise (Arbeitsstelle für hamburgische Geschichte), pour l’intérêt qu’il a porté à mon sujet et les précisions qu’il m’a apportées sur les spécificités de l’histoire sociale hambourgeoise à l’époque des Lumières tardives. Qu’il me soit également permis d’exprimer ma reconnaissance à Messieurs Michael Stolleis et Karl Härter de l’Institut Max Planck d’histoire du droit de Francfort sur le Main qui m’ont aidé à saisir l’influence des juristes d’Empire sur la pensée de Jonas Ludwig von Heß. Je tiens ensuite à remercier Monsieur Alain Ruiz dont les éclairages ont été précieux, tant en ce qui concerne les cercles hambourgeois sous la Révolution française que les « pèlerinages » dans le Paris de la Révolution.

Je ne saurais enfin oublier mes collègues aixois pour leur aide à la publication de cet ouvrage. Madame Florence Bancaud, directrice de l’Equipe de recherche ECHANGES (Equipe sur les Cultures et Humanités Anciennes et Nouvelles Germaniques Et Slaves), et Messieurs Thomas Keller et Karl Heinz Goetze. Je pense également à mon éditeur réactif, attentionné et patient, Monsieur Michael Rücker, et à Monsieur Helmut Stubbe da Luz qui a admis que cette étude paraisse dans la collection qu’il dirige.

Cette étude a été précédée de plusieurs séjours de recherche en Allemagne qui ont bénéficié du soutien du CREG (Centre de Recherches et d’Etudes Germaniques) de l’université de Toulouse et de l’IFHA (Institut Français d’Histoire en Allemagne). Sur place, mon travail a été grandement facilité par la compétence et la disponibilité des conservateurs des archives et bibliothèques ← 11 | 12 → universitaires de Fribourg en Brisgau, Francfort sur le Main et Hambourg. Le manuscrit a enfin nécessité plusieurs relectures attentives auxquelles ma mère et Mesdames Valérie Serin, Kirsten Güldner et Beatrix Solf ont accordé beaucoup de leur temps. Je leur en suis infiniment reconnaissant.

Nîmes, novembre 2014

← 12 | 13 → Einleitung

Die vorliegende, Jonas Ludwig von Heß1 (1756-1823) gewidmete Studie analysiert Neuerungen des Diskurses und der Verfahren, die im Politisierungsprozess in Deutschland während der Epoche zwischen den 1780er Jahren und dem Wiener Kongress eingesetzt werden.

Zahlreiche Studien haben die Entstehung einer aufgeklärten Gesellschaft im Deutschland des letzten Drittels des 18. Jahrhunderts erschlossen. Diese öffentliche Meinung machte die Ausbildung einer kulturellen Identität und die Verbreitung der aufklärerischen Ideen durch neue Kommunikationsformen wie Buch und Presse innerhalb von Lese-, Geheim- oder auch vaterländischen Gesellschaften erst möglich. Der Beitrag dieser Bewegung zur Bildung einer bürgerlichen Gesellschaft ist von Soziologen, insbesondere von Jürgen Habermas2, unterstrichen worden, worauf dann die Historiker Ulrich Im Hof3 und Otto Dann4 diesen Ansatz in einer historischen Perspektive fortgesetzt haben. Sie haben gezeigt, wie die Entwicklung der Medien und von neuen Formen von Gesellschaftlichkeit die kulturelle Emanzipation des Bürgertums und genauer des Bildungsbürgertums befördert haben. Hans-Ulrich Wehler hat eine Differenzierung vorgeschlagen, die der Notwendigkeit Rechnung trägt, das zu vage Konzept des Bürgertums zu verfeinern. Danach sei in den Städten die Aufklärung von neuen Bürgerlichen getragen worden, die sich neben dem Stadtbürgertum, den Honoratioren, gebildet und direkt an der Macht teilgehabt hätten. Gegenüber den vergangenheitsorientierten Vertretern des Bürgertums, die die Tradition verkörpern und für die Modernisierung der Wirtschaft wenig offen sind, repräsentiert diese neue ← 13 | 14 → Gruppe die Kräfte der Veränderung und entwickelt ihre eigenen Formen der Teilnahme an der Macht5.

Seitdem ist der angeblich apolitische Charakter der deutschen Aufklärung in Frage gestellt worden, denn diese sich auf die Aufklärung berufende Milieus strebten die Übernahme von Verantwortung an und ermutigten den Staat zu Reformen. Die Veränderung des politischen Klimas im Deutschland des letzten Viertels des 18. Jahrhunderts konnte dank neuerer Studien über die politische Kultur deutlich gemacht werden6. Sie ermöglichen es zugleich, die Vervielfältigung der aufklärerischen Diskurse ab 1770 zu verfolgen7. Innerhalb der Diskussion über diese Differenzierung ist auch die Frage aufgeworfen worden, inwieweit konservative Sichtweisen in ihr auftauchen, was zugleich die Durchlässigkeit der Grenzen zwischen den verschiedenen Strömungen voraussetzt. In den Monarchien kennt man seit langem die Verbindungen zwischen den aufgeklärten Beamten und dem absolutistischen Staat. Das aufgeklärte Bürgertum konnte nämlich nicht die bestehende Ordnung in Frage stellen, in der sie zugleich ihren Platz zu erobern suchte. Dagegen sind die Verbindungen zwischen den beiden Formen der Elite innerhalb der Reichsstädte weniger analysiert. Die Differenzierung zwischen der sozialen Gruppe der Honoratioren, die ihre ökonomische und gesellschaftliche Vormachtstellung bewahren will, und den Vertretern der neuen bürgerlichen Kultur muss relativiert werden8. Die freundschaftlichen und familiären ← 14 | 15 → Beziehungen und die Interessengemeinschaft, die die verschiedenen Eliten untereinander verbanden, konnte das neue Bürgertum veranlassen, für die bestehende politische, ökonomische und gesellschaftliche Ordnung einzutreten9. Es ist nämlich wenig Aufhebens von Fällen derer gemacht worden, die einen konservativen Diskurs innerhalb dieser Gruppe praktizierten, und dies wegen der Komplexität der politischen Vorstellungen im letzten Viertel des 18. Jahrhunderts, als konservative Verhaltensweisen und aufgeklärte Haltungen sich oft verschränken10.

Das Konzept des Konservatismus – als ideologische Formation - ist für das letzte Drittel des 18. Jahrhunderts nicht anwendbar, da weder die entsprechende Theorie noch die entsprechende Partei zu diesem Zeitpunkt existieren. Deshalb ziehe ich es vor, von konservativen Sichtweisen zu sprechen11. Die von Klaus Epstein eingeführte Typologie ermöglicht es, verschiedene Strömungen zu unterscheiden: die Reaktionäre, die Verteidiger des Status quo und die als Reformer bezeichneten Konservative. Die letzteren wären sich der Notwendigkeit bewusst, bestimmte Veränderungen zu akzeptieren, aber doch die Geschwindigkeit und die Reichweite der Reformen abzuschwächen, die sie nicht allein dem fortschrittlichen Milieu überlassen wollen12. Fritz Valjavec hat ebenfalls die Existenz von Vertretern der Mitte herausgearbeitet, die versucht haben, die Prinzipien der Aufklärung, so wie sie die erste Phase der Französischen Revolution geprägt haben, mit der Verteidigung der Machtstrukturen zu vereinbaren, an denen sie teilhaben wollen ← 15 | 16 → und deren Verschwinden sie nicht wünschen können13. Diese Typologie verstärkt die These eines Paradigmenwechsels, demzufolge einige Vertreter der öffentlichen Meinung zunächst sich den Ideen der Aufklärung anschließen und dann über die Kritik der Diktatur der abstrakten Vernunft zu einer vorsichtigen reformerischen Haltung gelangen. Der Diskurs von Heß schreibt sich in diese Entwicklung eines Teils der deutschen Aufklärung ein.

Diese Vorstellungen können vor dem Horizont des staatsbürgerlichen Engagements des Autors bewertet werden, das ein politisches Bewusstsein benötigt, denn es setzt den Willen voraus, auf die bestehenden Verhältnisse einzuwirken. Diese Form des Patriotismus wird als eine autonome Bewegung verstanden, die unabhängig vom Nationalismus ist. Da dieser Patriotismus im 18. Jahrhundert nicht ausschließend ist, stellen Kosmopolitismus und Lokalpatriotismus recht häufig die beiden Seiten eines einzigen und selben Engagements dar. Der Aufschwung des Patriotismus in der zweiten Hälfte des 18. Jahrhunderts, der in Frankreich wie in Deutschland zu beobachten ist, entspricht dem Bedürfnis, einem Gefühl des Niedergangs in einer Epoche tiefgreifender politischer, ökonomischer und gesellschaftlicher Wandlungen entgegenzutreten. Angesichts dieses Gefühls bieten sich nun zwei Lösungen an. Die politischere von beiden besteht darin, die eigene politische Wirklichkeit mit derjenigen des Auslands abzugleichen, so dass die Debatten einen Reformwillen anstoßen. Die andere mehr moralische, die sich von diesem Kosmopolitismus abgrenzt, sucht eher den Patriotismus mittels Sittenlehre und Erziehung zu verstärken14. Das Nebeneinander dieser Botschaften, einer kosmopolitischen und einer moralischen, ist Mitte des 18. Jahrhunderts noch häufig und wird es tendenziell erneut nach der Periode von 1760-1775, als der Kosmopolitismus der Frühaufklärung vorübergehend frankophoben Ressentiments Platz gemacht hat15. Dieses patriotische Gefühl findet besondere Ausdrucksformen in den Reichsstädten, für das ich bewusst den Begriff „staatsbürgerliches Engagement“ verwende. Die moralische und praktische Auseinandersetzung, wie man sie in den vaterländischen Gesellschaften beobachten kann, kann nämlich als das erste Anzeichen eines modernen Engagements verstanden werden, denn es geht ← 16 | 17 → von freien Staatsbürgern aus, in denen sich patriotische Werte mit staatsbürgerlichen vermischen16.

Wie artikuliert sich die Verteidigung der institutionellen und kulturellen Besonderheiten des zersplitterten Heiligen Römischen Reiches mit dem Heraufkommen der Idee der Nation? Auf diese Frage versuchen mehrere neuere Studien zu antworten, die über die revolutionäre und napoleonische Epoche arbeiten. Die anti-napoleonischen Kriege sind lange als Moment der Entstehung des deutschen Nationalgefühls wahrgenommen worden, dessen Analyse stark durch die preußische Geschichtsschreibung geprägt war. Die Gedenkveranstaltungen des 19. Jahrhunderts haben dazu beigetragen, diesen Gründungsmythos der deutschen Nation unter Führung Preußens zu verbreiten. Zu diesen Gründungsmythen gehören die kriegerische Tradition, das Bündnis von Adel und Volk und auch der Erbfeind Frankreich17. Es ist dieser Gegensatz gegenüber Frankreich, der die Bildung einer Staatsnation ermöglicht habe, die den kriegerischen Ursprung der Geburt der Nation hervorhebt und die andere Komponente des Nationalgefühls vergessen lässt, die älter, reichsorientiert und vielfältig ab 1770 nachzuweisen ist18. Der Patriotismus umfasst nämlich eine Reichsorientierung, die insbesondere von Friedrich Carl von Moser (1723-1798) seit den 1760er Jahren verteidigt wird19. Dieses defensive Engagement zielt darauf ab, die Strukturen des Heiligen Römischen Reiches zu erhalten. Die Veröffentlichungen über ← 17 | 18 → die Epoche der napoleonischen Besatzung haben in der allerjüngsten Zeit Konjunktur, was sich durch die Erneuerung der Militärgeschichte erklärt, die den Mentalitäten und den gesellschaftlichen Verhaltensweisen ein größeres Gewicht einräumt und die Bedeutung der Zeugenberichte sowie der lokalen Dimension des Engagements gegen den Besatzer Rechnung trägt. Parallel zu den Studien, die den konstruierten Charakter der nationalen Identitäten zeigen20, haben auf Norddeutschland, Preußen oder die Rheinlande begrenzte Forschungen die Betonung auf die Bedeutung der lokalen Dimension des Patriotismus und des Kampfs gehen den Besatzer gelegt, was zugleich die Realität eines zersplitterten Reichs spiegelt. Der Inhalt, den die Zeitgenossen diesem Konzept beimessen, hinge weitgehend von örtlichen Werten wie auch von ihrer Alltagswelt ab21. Er stellt mehrfache Faktoren in Rechnung, die zum Entstehen eines Nationalgefühls beigetragen haben, insbesondere seiner überkommenen und lokalen Komponenten.

Ich berücksichtige ebenfalls den relativen Charakter der Zäsur von 1800. Die Begriffsprägung der „Sattelzeit“ (Koselleck), die sich von 1750 bis 1850 erstreckt22, hat dazu geführt, dass der zeitliche Rahmen erweitert worden ist, um zu zeigen, wie das Konzept der Nation sich in der Zeit entwickelt. Sie hat es ermöglicht, den Mentalitäten Rechnung zu tragen, die eine Analyse über die mittlere und die „lange Dauer“ (longue durée) benötigen23. Für ← 18 | 19 → Hamburg haben die Dissertation von Burghart Schmidt24 wie auch die Studie des Historikers Helmut Stubbe da Luz über die napoleonische Okkupation25 eine Reflexion über die Frage der langen Besatzung angestoßen. Sie ist geeignet, die Definition von Identität weiterzuentwickeln, die überkommenen Vorstellungen von den hierarchischen Beziehungen zu modifizieren und die herkömmliche Wahrnehmung der Strukturen und der verschiedenen gesellschaftlichen Gruppen zu erschüttern.

Die vorliegende Studie schreibt sich in diesen doppelten Perspektivwechsel ein. Das Konzept der Nation hat sich somit heutzutage zu einer kulturellen Definition des Inhalts verschoben, so dass die nationale Identität jetzt sowohl durchlässiger wie vereinbar mit komplexen Identitäten erscheint. Denn sie integriert sowohl lokale wie auch gesellschaftliche und kulturelle Parameter. Deshalb verkleinern die entsprechenden Studien den Analyserahmen und modifizieren zugleich die Herangehensweise so, dass sie jetzt die kulturellen Beiträge der Besatzungserfahrung und ihre Wirkung auf die Vorstellungen berücksichtigen. Die Analyse des Werks und der Handlungsweisen von Heß erweisen sich damit als interessant in zweifacher Hinsicht. Seine Verankerung in den hamburgischen Rahmen führt dazu, die traditionsgebundenen Elemente und die Besonderheiten der organisierten Formen des Patriotismus, den Kosmopolitismus dieser Handelsstadt, wie auch ihren Status als Reichsstadt zu betrachten. Seine individuelle Geschichte bietet sodann den Vorzug, ihn sowohl vor 1789 wie nach 1813 zu situieren. Sie ermöglicht es, die Situation Hamburgs vor der Französischen Revolution, die großen Umwälzungen durch die territorialen Veränderungen der Jahre 1802-1803 und insbesondere die Annektierung Hamburgs durch das französische Kaiserreich zu berücksichtigen, wodurch die Stadt 1810 Hauptstadt des Departements Elbemündung wird.

← 19 | 20 → 2. Vorstellung des Autors

J.L. von Heß ist am 8. Juli 175626 in Stockholm27 geboren. Seine Muttersprache sei Schwedisch gewesen28. Sein Vater Heinrich Ludwig von Heß (1719-1784) hat die Rechte in Greifswald und Leipzig studiert, dann nacheinander das Amt des Königlich Dänischen Justizrat in Altona, des Königlich schwedischen und Herzoglich-Pfalz-Zweybrückischen Regierungsrat in Stralsund und des Attachés bei der diplomatischen Vertretung von Schweden in Hamburg ab 1771 ausgeübt. H.L. von Heß hat die Gewissens- und Religionsfreiheit verteidigt29 und eine Reform der hamburgischen Institutionen ← 20 | 21 → befürwortet. Seine kritische Ausgabe des Haupt-Receß von 171230, in dem er die mangelnde Funktionsfähigkeit der Hamburger Verwaltung beklagt, führt zu seiner Verbannung im Jahre 1782. J.L. von Heß hat in seinen Schriften diese verwandtschaftlichen Bande nie erwähnt, wohl um diesen Aspekt seiner Biographie, der ihm hätte schaden können, zu verbergen.

Die seiner Ankunft in Hamburg vorausgehenden Jahre sind geheimnisumwittert. Es heißt, er habe eine Militärkarriere in Pommern nach dem Vorbild seines Bruders Carl Leopold absolviert31 und sein Lieutenantpatent infolge eines Duells verloren, bei dem er ein Auge eingebüßt habe. Um 1780 findet man seine Spur in Hamburg. Die Entscheidung, sich in Hamburg niederzulassen, sei auf seine Begeisterung für das republikanische System der Stadt zurückzuführen32. Er integriert sich problemlos in die aufgeklärten Milieus der Stadt und zählt fortan zum Kreis um den Kaufmann Georg Heinrich Sieveking (1751-1799) und den Arzt Johann Albert Heinrich Reimarus (1729-1814)33.

Er wird zunächst in den beiden Hauptfeldern tätig, die sich damals den Hamburger Autoren darboten, im Theater und in der Presse. Er schreibt ein Opernlibretto34, 1786-1787 gibt er eine Zeitschrift, das Journal aller Journale 1786-1788, heraus35, das Artikel aus deutschen und ausländischen Zeitschriften wiederabdruckt. Er setzt sich damit zum Ziel, die Kenntnisse der Öffentlichkeit zu bereichern, indem er den Austausch der Informationen insbesondere in Hamburg fördert, wo die Zeitschriften leicht in den unterschiedlichen Lesezirkeln, an der Börse und an der Commerz-Deputation ← 21 | 22 → zugänglich sind. Er veröffentlicht auch zu diesem Zeitpunkt den ersten Band einer Topographie Hamburg topographisch, politisch und historisch beschrieben (1787-1792). Neben statistischen Studien und im engeren Sinne topographischen Informationen, enthält sie Betrachtungen zur Hamburgischen Gesellschaft (Oeketologie), zur Entwicklung des Sitten im Laufe des Jahrhunderts (Ethognomik) wie auch zum „Geist der Hamburgischen Gesetze“, die den Einfluss Montesquieus auf den Autor bezeugen36. Dieses Werk hat an dem Bemühen in Hamburg teil, das reibungslose Funktionieren der Institutionen und den Bürgersinn zu befördern, und könnte auch an der Sorge teilhaben, das Bestehende zu schützen. Seine literarische Tätigkeit bringt Heß die Wertschätzung von Friedrich Gottlieb Klopstock (1724-1803) und von Heinrich Wilhelm von Gerstenberg (1737-1823) ein37.

Kurz bevor die Französische Revolution ausbricht, unternimmt der zu diesem Zeitpunkt dreiunddreißigjährige Heß eine lange Reise durch Süddeutschland, dessen Bericht er später unter dem Titel Durchflüge durch Deutschland, die Niederlande und Frankreich (1793-1800) herausgibt38. Die Wahl der Reiseroute – er hatte angekündigt, alle Reichsstädte beschreiben zu wollen39 - und die Darstellung ihrer politischen, ökonomischen und gesellschaftlichen Merkmale könnten als Plädoyer für ihre Weiterexistenz begriffen werden. Er scheint zu diesem Zeitpunkt die Pläne zu einer ← 22 | 23 → Neuordnung des Reiches zu befürchten, die auf Kosten kleinerer Einheiten, der geistlichen Fürstentümer und insbesondere der Reichsstädte durchgeführt würden. Es ist plausibel anzunehmen, dass sein Wille, den Status Hamburgs zu verteidigen, ihn bewogen hat, auf der politischen Ebene eine Verteidigungslinie aufzubauen, die ihre Argumente den Reichsjuristen entnimmt, die sich zugunsten einer Bewahrung des Reichs in seiner Ganzheit aussprechen.

Die Auswirkungen der Französischen Revolution markieren eine neue Etappe. Wie viele Vertreter der Aufklärung begeistert sich Heß zu diesem Zeitpunkt für die Französische Revolution von 1789 im Namen von Idealen, die er seit langem in Hamburg verwirklicht sieht40. Als er während eines Aufenthalts in Paris im Sommer 1792 mit der revolutionären Wirklichkeit konfrontiert wird41, verliert er seine Illusionen42. Während das Heilige Römische Reich sich im Krieg gegen Frankreich befindet, besteht seine Strategie darin, die Reichsunmittelbarkeit von Hamburg und seine Handelsfreiheit zu verteidigen, indem er sie allein der Herrschaft des Kaisers unterstellt, wogegen sich die kaufmännischen Kreise für die Akkreditierung des französischen Botschafters aussprechen43. Dies scheint im Widerspruch zu Aussagen von Zeitgenossen zu stehen, die behaupten, dass Heß in den 1790er Jahren eine der wichtigen Persönlichkeiten des Kreises um den Kaufmann Johann Diedrich Schuhmacher neben Georg Kerner (1770-1812) gewesen sei44. Deshalb müssen die Beziehungen, die der Autor mit den verschiedenen Kreisen unterhält, präzisiert werden45.

← 23 | 24 → Im Jahr 1800 erfolgt unbestreitbar eine biographische Wende: Heß schreibt sich im Herbst 1800 an der Albertus-Universität in Königsberg ein. Im Januar des folgenden Jahres wird ihm der Doktorgrad in Medizin verliehen46. Zurück in Hamburg erwirbt er das Bürgerrecht, was ihm neue Modi politischer Tätigkeit erlaubt47. Er wird volles Mitglied der 1765 gegründeten Patriotischen Gesellschaft48, dann Armenpfleger, von 1805 bis 1806 auch Armen-Vorsteher der Schul-Deputation des 9. Schulbezirks, der im Süden der Neustadt, in der Kirchengemeinde zum Hl. Michael gelegen ist49. Er tritt 1806 zurück, um gegen die Sparpolitik und gegen das Scheitern seines Steuerplans zugunsten der Armen zu protestieren50. Heß heiratet am 20. November 1805 Thusnelda Hudtwalcker (1784-1866), die Tochter des Präses der Allgemeinen Armenanstalt von 1788, Johann Michael Hudtwalcker (1747-1818). Diese Verbindung mit einer Frau, die 28 Jahre jünger als er und berühmt für ihre Schönheit ist, ruft einen Skandal hervor.

Ein bleibender Meinungswechsel tritt ab 1806 ein, als Hamburg von den napoleonischen Truppen besetzt und schließlich im Dezember 1810 dem französischen Kaiserreich einverleibt wird. Es wird behauptet, Heß habe sich dem Kreis um den Verleger Friedrich Christoph Perthes (1772-1843) angenähert, der mit seinem Schwiegervater Matthias Claudius (1740-1815) und dem Kaufmann Johann Daniel Runge (1767-1856) eine idealisierte Sichtweise vom Mittelalter und vom christlichen Erbe und eine Vorliebe für die germanische Mythologie wie für nationale Bestrebungen teilt51. Diese ← 24 | 25 → Annäherung scheint auf eine Wende im Denken von Heß um 1810 hinzudeuten, die mit seinen politischen Enttäuschungen infolge des Zusammenbruchs des Heiligen Römischen Reiches erklärbar wären52. Im Gefolge des Volksaufstands vom 24. Februar 1813 wird Heß von der Stadt beauftragt, mit der Hilfe des Buchhändlers F. Perthes, des Bleideckermeisters David Christopher Mettlerkamp (1774-1850), des Anwalts Ferdinand Beneke (1774-1841) und des Sohns des Kaufmanns G.H. Sieveking, Karl Sieveking (1767-1847), eine Bürgerwehr zu organisieren. Dieses Amt habe ihm gestattet, den Widerstand gegen den Besatzer zu mobilisieren und Truppen zu exerzieren. Seine Verbindungen mit Friedrich August von Stägemann (1763-1840)53 erlauben ihm, eine wichtige Rolle bei der Befreiung von Hamburg im März 1813 zu spielen. Er wird der Ansprechpartner des Generals Friedrich Karl von Tettenborn (1778-1845), der Hamburg an der Spitze eines Kosakenregiments besetzt. Mit dem Abzug der Franzosen vertraut ihm Tettenborn die Führung einer Bürgergarde an, die die Stadt verteidigen soll. Seine tatsächliche Rolle in diesem Zusammenhang wird indes kontrovers beurteilt54. Die Hamburger Historiker des 19. Jahrhunderts und des ersten Viertels des 20. Jahrhunderts weisen auf zu liberale politische Vorstellungen hin, die ihn zu taktischen Irrtümern verleitet hätten55. Als die Stadt am 29. Mai 1813 ein drittes Mal, diesmal wieder von französischen Truppen, besetzt wird, löst Heß die Garde auf und wählt das Exil. Er findet in Ystadt bei Göteborg im Juni 1813 Aufnahme, aber scheitert in seinem Ansinnen, von Bernadotte (1763-1844) angestellt zu werden. Er verlässt Schweden Ende Juli 1813 und begibt sich nach ← 25 | 26 → London. Dort gründet er mit der Unterstützung von Graf Castlereagh, zu diesem Zeitpunkt englischer Staatssekretär, die Society for relieving distress in Germany56. So kann er Flüchtlingen zur Hilfe eilen und Geld sammeln, um Einsätze der hanseatischen Legion zu finanzieren57. In London verfasst er Agonieen der Republik Hamburg (1815)58, eine Zeugenaussage, in dem er seine Verhaltensweise im Jahre 1813 rechtfertigt und offen die abwartende Haltung des konservativen Senats und den Einfluss von Johann Heinrich Bartels (1761-1850) kritisiert. Damit löst Heß eine weithin bemerkte Polemik aus59. Er bezieht Stellung zugunsten einer vorsichtigen Reform der hamburgischen Institutionen, die auf eine Erweiterung der politischen Beteiligung hinausläuft60.

Neben diesen neuen Formen von Aktivitäten vertritt er zwischen Oktober 1814 und Januar 1815 die hamburgische Regierung in Hannover61, dann zwischen September 1815 und März 1819 verschiedene Korporationen Hamburgs in Paris, wo er das Jahr 181662 verbringt. Am 20. Februar 1823 stirbt er ← 26 | 27 → in Hamburg im Alter von 67 Jahren. Vorher hatte er noch ein Heim für blinde Mädchen gegründet, das nach seinem Tod von seiner Frau geleitet wird.

3. Der Forschungsstand zu J.L. von Heß

Während die deutschen Historiker des 19. Jahrhunderts die These vertreten, wonach Hamburg dem Schicksal Deutschlands relativ gleichgültig gegenübergestanden hätte63, stellen die Hamburger Historiker am Ende des 19. und im ersten Drittel des 20. Jahrhunderts die nationale Dimension des hamburgischen Patriotismus heraus64, schenken aber der Rolle von Heß wenig Aufmerksamkeit. Carl Mönckeberg ordnet ihn unter die Liberalen ein und verweist auf Heß’ Projekt einer zeitlich begrenzten Kommission zu gründen, das 1814 eine Reform der Institutionen vorbereiten soll65. Adolf Wohlwill problematisiert die angebliche Nähe zu F.C. Perthes und formuliert die Hypothese, dass sich Heß für die zukünftige Gestalt Deutschlands wenig interessiert habe66. Nur der sozialdemokratische Historiker Heinrich Laufenberg gesteht den Einstellungen des Autors einen größeren Raum zu und sieht in dessen Projekt, eine in Reformen mündende Kommission zu gründen, einen Ausdruck der Vorsicht eines Bürgers, der vor allem die Ordnung aufrechterhalten will67. In den 1920er Jahren verschwindet Heß aus den historischen Studien über Hamburg zugunsten von Persönlichkeiten, deren Patriotismus eine andere Entwicklung genommen hat. Die Geschichten Hamburgs von Ernst Baasch (1924) und Heinrich Reincke (1925)68 erwähnen ihn nicht, Theodor Fr. Böttinger (1926), dessen Studie den Hamburgern gilt, die sich in den „Befreiungskriegen“ hervorgetan haben, geht so weit, ihn unter diejenigen einzuordnen, die dem „liberal-demokratischen“ Milieu nahegestanden hätten. Er widmet ihm nicht einmal ein eigenes Kapitel69.

← 27 | 28 → Die neueren Studien über Hamburg zur Zeit der Französischen Revolution und der napoleonischen Okkupation beziehen sich nur auf seine Rolle 181370. Das mangelnde Interesse für sein Werk könnte sich teilweise durch die Tatsache erklären, dass ein Teil der Forschung zu diesem Zeitpunkt Autoren vorzieht, deren Ansichten radikaler sind, oder in der Tradition der Alltagsgeschichte weniger bemittelte Schichten der Bevölkerung bevorzugt71. Die sehr quellenreiche Analyse von Burghart Schmidt, die die Befreiung Hamburgs allerdings nicht behandelt, geht über Heß fast ganz hinweg72. Tilman Stieve ordnet ihn überzeugend in die hamburgischen Patrioten der Jahre 1813-1814 ein, die die hanseatische Orientierung des Senats kritisieren zugunsten der Treue zum Heiligen Römischen Reich; er erwähnt kurz seine Orientierungen in Hinblick auf die Reform der hamburgischen Institutionen73.

Das vor 1813 veröffentlichte Werk von J.L. von Heß ist sehr wenig ausgewertet worden. In den 1980er Jahren hat Renate Dopheide sein politisches Denken ausgehend von seiner topographischen Studie Hamburgs analysiert74 und in seinem Werk den bestimmenden Einfluss von Rousseau und in geringerem Masse von Montesquieu herausgearbeitet. Sie beschreibt ihn als einen Anhänger der Republik, in der die Gesamtheit der Bürger an der Macht teilhat und in der die durch Ordnungen bestimmte Gesellschaft durch eine offenere, wenn auch hierarchisierte Gesellschaft abgelöst wird, die zugleich auf Moral und Besitz gegründet ist. Seine Konzeption der politischen Gleichheit bleibt ← 28 | 29 → R. Dopheide zufolge in einem aristokratischen Wertesystem gefangen. Françoise Knopper hat die Originalität des Reiseberichts von Heß herausgestellt, insbesondere der gewählten Reiseroute, in der sie ein Plädoyer zur Rettung der Reichsstädte zur Zeit der Diskussionen über die Reform der Reichsstrukturen sieht75. Darüber hinausgehend hat sie in Heß einen Mann gesehen, der sich bewusst von den religiösen Polemiken fernhält, tolerant gegenüber den Armen und Minderheiten ist und sich zugleich den lokalen Praktiken und Bräuchen zuwendet, was stellvertretend für das Interesse ist, das er im Gefolge von Johann Gottfried Herder (1744-1803) der Besonderheit eines jeden Volks entgegenbringt76. Joist Grolle ist schließlich eine Studie zu verdanken, die Heß’ Sicht der Gemeinschaft sowie seine Tätigkeit in der Hamburgischen Armenanstalt von 1788 darstellt und die auch die Verbindungen von Heß mit hamburgischen Persönlichkeiten beleuchtet77. Diese Arbeiten berücksichtigen somit weder die Entwicklung seines Denkens noch die inneren Widersprüche eines eklektischen Werks, das von verschiedenen Einflüssen genährt wird.

Dies erklärt sich durch die Tatsache, dass bis in jüngste Zeit sich die Forschung in Deutschland und Frankreich hauptsächlich für Autoren interessiert hat, die international anerkannt oder wegen der Originalität ihres Denkens bekannt sind. Dies gilt besonders für die zahlreichen Studien über die deutschen Demokraten, die im Kontext der Sonderwegthese das Bild von einem Deutschland auflockern wollten, dem angeblich die revolutionären Leidenschaften fremd geblieben wären78. Wenn weniger bekannte Autoren untersucht wurden, geschah dies vor allem, um die Eigenart der Schreibweise einer Gruppe herauszuheben, meistens ausgehend von einer besonderen Gattung, sei es Reiseberichte79 oder Zeitschriften80. So scheint es heute nötig zu sein, die Kenntnisse von Autoren zu vertiefen, die sicherlich ← 29 | 30 → für die Geschichte der politischen Ideen weniger wichtig sind, die aber eine intermediäre Stellung zwischen denen, die über internationale Bekanntheit verfügen, und der gesamten Gesellschaft der Epoche einnehmen. Dies führt dazu, ihre vermittelnde Funktion zu befragen und die Verbreitung ihrer Ideen und ihre Rolle bei der Entwicklung einer politischen Kultur in Deutschland abzuschätzen.

Diese Studie ist um die Analyse von drei repräsentativen Werken, Hamburg topographisch, politisch und historisch beschrieben, Durchflüge durch Deutschland, die Niederlande und Frankreich und schließlich Agonieen der Republik Hamburg angeordnet. Sie ermöglichen es zugleich, die zwei wichtigen Wendepunkte zu thematisieren, nämlich die Auseinandersetzung des Autors mit der Wirklicheit der Französischen Revolution 1792 und seine Tätigkeit nach 1806. Diese drei verschiedenen Gattungen angehörenden Werke erlauben eine Reflexion über die Entwicklung der diskursiven Vermittlung während des untersuchten Zeitraums. Diese Reflexion kann durch die Berücksichtigung anderer Werke verfeinert werden. Das Journal aller Journale ist aufschlussreich, insofern die Presse der privilegierte Mittler für die Verbreitung der aufgeklärten Politisierung ist und als solcher den Charakter einer politischen Praxis besitzt81. Der « Revolutionstourismus », wozu das Werk Versuche zu sehen (1797-1800) gehört, war ein Vektor zwischen den Ereignissen in Frankreich und dem deutschen Publikum. Die zahlreichen politischen Broschüren schließlich, die am Ende der 1790er Jahre veröffentlicht werden, eröffnen den Blick auf die Existenz einer wichtigen öffentlichen Debatte, die zuweilen die Form eines Flugschriftenstreits annimmt.

4. Methodologische Positionen

Diese Studie will die verschiedenen Aspekte der untersuchten Realität, d.h. der politischen, ökonomischen, kulturellen und gesellschaftlichen Bereiche berücksichtigen. Damit reiht sie sich in das Erbe der Fortschritte ein, die in der Sozialgeschichte seit Anfang der 1970er Jahre82 im Gefolge von ← 30 | 31 → Hans-Ulrich Wehler83 und Jürgen Kocka84 gemacht wurden. Die Thesen der Gründerwerke der neuen deutschen Sozialgeschichte haben dazu geführt, in Deutschland den Zusammenfall einer beschleunigten wirtschaftlichen Modernisierung mit einem Rückstand im gesellschaftlichen und politischen Bereich aufzudecken (Sonderwegtheorie). Diese auf sozio-ökonomischen Faktoren gegründete Argumentation ist mit neuen Herangehensweisen angereichert und relativiert worden.

Die Sozialgeschichte wurde so einer Verschiebung auf der Analyse-Ebene von der Makro- zur microstoria unterzogen. Erst dies macht es möglich, eine Reflexion über die Vergangenheit anzustoßen, die ganz besonders das gesellschaftliche und geistige Umfeld der Individuen ermittelt85. Sie unterstreicht auch die Rolle, die die neuen Akteure bei der Konstruktion von Identitäten und Gruppen spielen86. Die Handlungsweisen von Individuen oder von kleinen Gruppen und die individuellen Strategien werden somit neu gedeutet und zugleich werden die neuen Erkenntnisse mit den allgemeinen Prozessen konfrontiert. Diese Spannung zwischen Realität und Wahrnehmung der Realität führt zu vielfältigen neuen Forschungsmethoden, wie die regionalen Mikrostudien, die Oral history, die Analyse der Mentalitäten und die Alltagsgeschichte. Letztere Strömung orientiert sich in Deutschland an einer Geschichtsschreibung, die das mentale Universum der Individuen berücksichtigt. Für Norbert Elias bezeichnet Alltag nicht einfach sich wiederholende Aspekte des Lebens, sondern weist auch auf Formen der Wahrnehmung oder der Erfahrung zurück, die nicht auf der Ebene des bewussten Denkens ← 31 | 32 → angesiedelt sind87. Diese Definition erhellt die Spannung, die zwischen der objektiven Realität und der Vorstellung, die man von ihr hat, besteht. Die Imagologie, die nicht nur die ausgewählte, dann beschriebene Wirklichkeit analysiert, sondern auch die Art und Weise, wie die Wirklichkeit durch den Autor gesehen und damit mental rekonstruiert wird, ist eine der Umsetzungen. Indem man die Interpretation benutzt, die die Akteure selbst von den Ereignissen geben, wie auch die Wahrnehmung, die sie von ihren Motivationen, ihren Absichten und Erfahrungen haben, wird es möglich, den historischen Prozess « von innen88 » zu rekonstruieren. Diese Herangehensweise ist eher geeignet, der Komplexität des fragmentierten Heiligen Römischen Reiches gerecht zu werden. Dies gilt auch im Zusammenhang der Revolutionskriege und der Kriege unter und gegen Napoleon, allerdings unter der Voraussetzung, dass die Ergebnisse in den allgemeinen Rahmen der Veränderungen der Denkformen und der Handlungsmuster eingepasst werden89. So geht es darum, in dieser Studie das Werk eines Autors in eine Perspektive zu stellen, indem es in den sozio-kulturellen Kontext eingefügt wird, der aller Analyse der politischen Kultur vorausgeht. Die vorliegende Studie wendet die Variablen dieser Zugänge an und gibt dabei den Vorstellungen wie auch den inhärenten Prozessen eine zentrale Bedeutung, und dies bezogen auf den regionalen hamburgischen Ausschnitt und auf die Handlungsweisen von Heß. Diese Analyse geht somit von einer erweiterten Konzeption des Politischen aus, die sich im Schnittpunkt von Geschichte, Politologie und Soziologie befindet.

5. Arbeitshypothese

Diese Studie illustriert den Prozess der Politisierung und der Verbreitung von politischen Ideen abseits der offiziellen Instanzen. Obwohl die Positionen von Heß sich vor dem historischen Hintergrund verändern, kann die Hypothese gewagt werden, dass sein Denken und Handeln ein Anzahl von ← 32 | 33 → Konstanten aufweist, die sich um sein staatsbürgerliches und militärisches Engagement zugunsten des Status von Hamburg anordnen. Dieser Bürgersinn ruht auf bestimmten stabilen Werten, deren Gestalt sich allerdings ständig in dieser Epoche wandelt.

Heß will Wirkung entfalten, um die Aufmerksamkeit seiner Zeitgenossen auf die Tragweite der gesellschaftlichen und politischen Umwälzungen und auf die Gefahren zu lenken, die den Status Hamburgs bedrohen. Er tritt für eine Verstärkung des Bürgersinns ein, was ein modernes, aktualisiertes politisches Bewusstsein und politische Teilnahme voraussetzt, und streitet für die Handelsfreiheit. Er verteidigt aber auch ein Regime, das, obwohl es als tolerant gilt, oligarchisch bleibt. Der Einfluss der Aufklärung auf den Autor erklärt seine Zustimmung zur ersten Phase der Französischen Revolution von 1789, deren wahre Tragweite er nicht wahrnimmt. Einen breiten Raum wird die Analyse von Heß’ Auffassung von Geschichte einnehmen, die den Einfluss von Herder und Rousseau verrät, denen er seine Kritik des Rationalismus und der Zivilisation entnimmt.

Nach der Wende im Herbst 1792 formuliert der anti-revolutionär gewordene Autor seinen Reisebericht, in dem er für die Existenz eines Ensembles von kleinen oligarchischen Republiken des Heiligen Römischen Reiches eintritt. Letztere waren durch die Begehrlichkeiten nach territorialen Erweiterungen sowie durch die Reformen der absolutistischen Staaten, die Zentralisierung und staatliche Vereinheitlichung anstrebten, bedroht. Seit 1792 ging die Bedrohung auch direkt von revolutionären Armeen aus. Heß’ Patriotismus blieb Reichspatriotismus, eben weil Hamburg Gefahren drohten. Sein Plädoyer ist originell, insofern die politischen Erfolge, die diese Städte nach dem Dreißigjährigen Krieg erzielt hatten, nicht ausreichen, um die zentralisierenden politischen, ökonomischen und gesellschaftlichen Tendenzen am Ende des 18. Jahrhunderts auszugleichen. Seine Positionen bergen auch Überraschungen, berücksichtigt man den konservativen Charakter des von ihm bevorzugten Modells. Seine legalistische Rückzugslinie macht es möglich, ihn den Reichsjuristen anzunähern, die am Ende des 18. Jahrhunderts für die Besonderheiten und für die Landstände in den Monarchien eintreten. Aber seine Strategie besteht auch darin, die Forderungen der Bürger der Reichsstädte den Oligarchien gegenüber anzuerkennen. So soll gezeigt werden, dass der Autor sich unter die Autorität der Reichsgerichte begibt, um ein politisches, ökonomisches und gesellschaftliches Modell zu retten. Er stellt das Gemeinwohl und die Tugend dem Egoismus gegenüber. So tritt er für republikanische Werte ein, die er in den Traditionen der kleinen Einheiten des Reichs zu finden glaubt. Damit verschiebt er den politischen Diskurs auf das moralische Feld. Dieses Gleiten kündigt sich bereits ab 1786 in seiner Zivilisationskritik an, die indes nach 1792 von einer « Germanisierung » der Werte begleitet ist.

← 33 | 34 → Die napoleonische Periode bestätigt die Kohärenz seines Denkens und seines Handelns, die sich so verändern, dass sie Kampfbegriffe gegen den Besatzer werden. Wenngleich er ein Gefühl der Zugehörigkeit zur Kulturnation entwickelt, so denkt er sie doch nicht politisch, denn er siedelt seine Reflexionen auf der lokalen Ebene an. Er ist ein Beispiel für eine Denkströmung, die durch die Bindung an alte Institutionen gekennzeichnet ist und eine wesentlich moralische Botschaft überträgt, die von der Kant-Lektüre geprägt ist. Er teilt hier die Optionen der vorsichtigen Reformer, die Reformen angreifen wollen, um das schlechte Funktionieren des Staats zu korrigieren. Die Entwicklung des Denkens und des Handelns von Heß erlaubt uns die Hypothese eines Wegs zu formulieren, der im Namen eines defensiven Patriotismus vom Partikularismus zum Reformismus des frühen Liberalismus führt und sich auf universelle Werte beruft.

Die Vorstellung von einer Entwicklung im politischen Denken von Heß, der jene einer Existenz von zwei bedeutsamen biographischen Wendepunkten in den Jahren 1792 und 1800 hinzugefügt wird, ermöglicht es, eine Periodisierung der Werke vorzunehmen und einen chronologischen Aufbau der Arbeit zu begründen. Die folgende Studie analysiert seinen Versuch, das Bestehende zu bewahren, indem sie Raumstrukturen erschließt. Sie zeigt über die Beschreibung der Reise, wie die Bereisung des Vaterlands mit dem Reichspatriotismus zusammenfällt. Schließlich macht es die memorielle Schreibweise möglich, die lokale Dimension eines bewaffneten Aufstands gegen den Besatzer herauszuarbeiten. Sie macht die Notwendigkeit bewusst, Reformen anzustoßen, um die Ansteckung durch die Revolution zu vermeiden und das Vorhandene zu verbessern.

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1Die ursprüngliche Rechtsschreibung, Zeichensetzung und Grammatik wurden beibehalten und nicht harmonisiert. Das gilt auch für Familien- und Ortsnamen. Allein auf typographische Fehler wurde durch ein Ausrufezeichen hingewiesen. Zitate wurden übersetzt und das deutsche Original in den Fußnoten plaziert. Zitate von Wörtern oder Ausdrücken wurden in den Fließtext integriert, das deutsche Original ist in Klammern beigefügt.

2Jürgen Habermas, Strukturwandel der Öffentlichkeit: Untersuchungen zu einer Kategorie der bürgerlichen Gesellschaft. Frankfurt am Main: Suhrkamp, 2004, 391 S.

3Im Hof, Ulrich, Das gesellige Jahrhundert. Gesellschaft und Gesellschaften im Zeitalter der Aufklärung. München: Beck, 1982, 263 S.

4Dann, Otto (Hrsg.), Lesegesellschaften und bürgerliche Emanzipation. Ein europäischer Vergleich. München: Beck, 1981, 279 S.

5Wehler, Hans-Ulrich, Deutsche Gesellschaftsgeschichte: Vom Feudalismus des Alten Reiches bis zur Defensiven Modernisierung der Reformära 1700-1815. München: Beck, 1987, Bd. 1, S. 177-217, i. B., S. 202-210. H.-U. Wehler hat die Darstellung der städtischen Eliten, die aus den Arbeiten von Mack Walker, Klaus Gerteis für die Reichsstädte hervorgeht, verallgemeinert und zugespitzt: Walker, Mack, German home towns. Community, state, and General Estate 1648-1871. Ithaca: Cornell University Press, 1998 [1971], XVII + 473 S.; Gerteis, Klaus, Die deutschen Städte in der frühen Neuzeit. Zur Vorgeschichte der „bürgerlichen Welt“. Darmstadt: Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1986, VI + 216 S.

6Bödeker, Hans Erich, „Überlegungen zu einer Geschichte der Politisierung der Aufklärung“, in: Bödeker, Hans Erich/François, Etienne (Hrsg.), Aufklärung/Lumières und Politik: zur politischen Kultur der deutschen und französischen Aufklärung. Leipzig: Leipziger Universitätsverlag, 1996, S. XI-XVIII.

7Fritz Valjavec hat in die 1770er Jahre den Moment datiert, als die wichtigen Denkströmungen – konservativ, liberal und demokratisch – in Deutschland Gestalt angenommen haben. Valjavec, Fritz, Die Entstehung der politischen Strömungen in Deutschland 1770-1815. Düsseldorf: Droste, 1978, S. 96.

8Gall, Lothar, „Vom alten zum neuen Bürgertum. Die mitteleuropäische Stadt um Umbruch 1780-1820“, in: Gall, Lothar (Hrsg.), Vom alten zum neuen Bürgertum. Die mitteleuropäische Stadt im Umbruch 1780-1820. München: Oldenbourg, 1991, S. 1-18.; Schilling, Heinz, „Vergleichende Betrachtung zur Geschichte der bürgerlichen Eliten in Nordwestdeutschland und in den Niederlanden“, in: Schilling, Heinz/Diederiks, Herman (Hrsg.), Bürgerliche Eliten in den Niederlanden und in Nordwestdeutschland. Studien zur Sozialgeschichte des europäischen Bürgertums im Mittelalter und in der Neuzeit. Köln [etc]: Böhlau, 1985, S. 1-32.

9Bolland, Jürgen, Senat und Bürgerschaft: über das Verhältnis zwischen Bürger und Stadtregiment im alten Hamburg. Hamburg: Christians, ²1977, 79 S.

10Laudin, Gérard, « Pensée politique des Lumières et conservatisme sous-jacent », in: Bois, Pierre-André/Heitz, Raymond/Krebs, Roland (Hrsg.), Voix conservatrices et réactionnaires dans les périodiques allemands de la Révolution française à la Restauration. Bern [etc.]: Peter Lang, 1999, S. 47-74.

11Moes, Jean, « Le conservateur empiriste et le théoricien libéral : Möser et Kant », in : Bois, Pierre-André/Heitz, Raymond/Krebs, Roland (Hrsg.), Voix conservatrices et réactionnaires dans les périodiques allemands de la Révolution française à la Restauration. Bern [etc.]: Peter Lang, 1999, S. 1-46.; Vierhaus, Rudolf, „Konservativ, Konservatismus“, in: Brunner, Otto/Conze, Werner/Koselleck, Rainer (éd.), Geschichtliche Grundbegriffe. Historisches Lexikon zur politisch-sozialen Sprache in Deutschland. Stuttgart: Klett-Cotta, 1982, Bd. 3, S. 534.

12Epstein, Klaus, Die Ursprünge des Konservatismus in Deutschland: der Ausgangspunkt: die Herausforderung durch die Französische Revolution: 1770-1806. Berlin: Propyläen, 1973, S. 19.

13Valjavec, Fritz, Die Entstehung der politischen Strömungen in Deutschland 1770-1815. Düsseldorf: Droste, 1978, S. 268sqq.

14Vierhaus, Rudolf, „‘Patriotismus’ – Begriff und Realität einer moralisch-politischen Haltung“, in: Vierhaus, Rudolf (Hrsg.), Deutsche patriotische und gemeinnützige Gesellschaften. München: Kraus International Publications, 1980, S. 9, 21.

15Fink, Gonthier-Louis, « Patriotisme et cosmopolitisme en France et en Allemagne (1750-1789) », in: Recherches germaniques, 22, 1992, S. 3-51.

16Dann, Otto, Nation und Nationalismus in Deutschland. 1770-1990. München: Beck, ²1994, S. 39. ; Hubrig, Hans, Die patriotischen Gesellschaften des 18. Jahrhunderts. Weinheim: Verlag Julius Beltz, 1957, 199 S.; Vierhaus, Rudolf (Hrsg.), Gesellschaften, op.cit., 369 S.

17Ute Planert, Der Mythos vom Befreiungskrieg. Frankreichs Kriege und der deutsche Süden: Alltag, Wahrnehmung, Deutung, 1792-1841. Paderborn/München/Wien [etc.]: F. Schöningh, 2007, S. 18.; Carl Horst, „Der Mythos des Befreiungskrieges: 1792-1815“, in: Dieter Langewiesche/Georg Schmidt (Hrsg.), Föderative Nation, Deutschlandskonzepte von der Reformation bis zum Ersten Weltkrieg, München: Oldenbourg, 2000, S. 62-82.; Jörg Echternkamp, Der Aufstieg des deutschen Nationalismus (1770-1840). Frankfurt: Campus, 1998, S. 306-335.

18Langewiesche, Dieter, „Föderativer Nationalismus als Erbe der deutschen Reichsnation. Über Föderalismus und Zentralismus in der deutschen Nationalgeschichte“, in: Langewiesche, Dieter, Nation, Nationalismus in Deutschland und Europa. München: Beck, 2000, S. 55-81.; Burgdorf, Wolfgang, „‚Reichsnationalismus‘ gegen ‚Territorialnationalismus‘. Phasen der Intensivierung des nationalen Bewusstseins in Deutschland seit dem Siebenjährigen Krieg“, in: Langewiesche, Dieter/Schmidt, Georg (Hrsg.), Föderative Nation, op.cit., S. 157-190.

19[Moser, Friedrich Carl von], Von dem Deutschen National-Geist. [o.O., o.V.], 1765, 108 S.

20Anderson, Benedict, Imagined communities: reflections on the origin and spread of nationalism. London/New York: Verso, 2006, XV+240 S.; Hobsbawm, Eric, Nations et nationalisme depuis 1780: programme, mythe, réalité. Paris: Gallimard, 1990, 247 S.

21Aaslestad, Katherine B., Place and Politics: Local Identity, Civic Culture, and German Nationalism in North Germany during the Revolutionary Era. Leiden [etc.]: Brill, 2005, XIII + 384 S.; Hagemann, Karen, Männlicher Muth und Teutsche Ehre: Nation, Militär und Geschlecht zur Zeit der Antinapoleonischen Kriege Preußens. Paderborn: F. Schöning, 2002, 617 S.; Rowe, Michael, From Reich to State: the Rhineland in the revolutionary Age, 1780-1830. Cambridge/New York: Cambridge University Press, 2003, XI+331 S.

22Koselleck, Reinhart, „Einleitung“, in: Brunner, Otto/Conze, Werner/Koselleck, Reinhart (Hrsg.), Geschichtliche Grundbegriffe, op.cit., Bd. 1, 1972, S. XV.; neulich: Schmidt, Georg, Wandel durch Vernunft. Deutsche Geschichte im 18. Jahrhundert. München: Beck, 2009, S. 15.; Planert, Ute, Der Mythos vom Befreiungskrieg. Frankreichs Kriege und der deutsche Süden: Alltag – Wahrnehmung – Deutung 1792-1841. Paderborn [etc.]: Schöningh, 2007, S. 20.

Résumé des informations

Pages
499
Année
2015
ISBN (PDF)
9783653056020
ISBN (ePUB)
9783653996913
ISBN (MOBI)
9783653996906
ISBN (Broché)
9783631639528
DOI
10.3726/978-3-653-05602-0
Langue
Français
Date de parution
2015 (Avril)
Mots clés
Topographie Reisebeschreibung Reisebericht Deutsch-französischer Kulturkontakt napoleonische Besatzung in Hamburg
Published
Frankfurt am Main, Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Wien, 2015. 499 p., 7 ill. n/b

Notes biographiques

David Weber (Auteur)

David Weber enseigne la civilisation allemande à l’université d’Aix-Marseille. Après des études en germanistique et en histoire aux universités de Toulouse, Strasbourg et Fribourg en Brisgau, il a été reçu à l’agrégation d’allemand et a soutenu une thèse de doctorat en Etudes germaniques à l’Université de Toulouse (2006).

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Titre: Jonas Ludwig von Heß (1756–1823) et Hambourg