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Transitivité en seereer

Variante «ool» de «NGoye Mbayaar» (Sénégal)

de Marie Ngom (Auteur)
©2017 Thèses 406 Pages

Résumé

L’objectif principal de ce travail est d’analyser la transitivité telle qu’elle se manifeste en seereer. Le seereer est l’une des principales langues du Sénégal. Elle appartient au phylum Niger-Congo et est classée dans la branche nord de la famille atlantique. La majeure partie des données a été collectée à travers l’enregistrement de séances d’élicitations, de contes, de récits, de poèmes chantés et d’interviews ainsi que le recueil de textes. Ce livre décrit les structures intransitives, monotransitives et ditransitives. Il traite également l’ambitransitivité, les prédicats verbaux semi-transitifs ainsi que les relations qu’entretient la transitivité avec la valence et la dérivation. Le travail exploite aussi l’influence de certains paramètres sémantiques sur la transitivité. A travers les différents chapitres abordés, l’étude a révélé l’importance des traits syntaxiques surtout et certaines propriétés sémantiques dans la transitivité en seereer.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Sur l’auteur/l’éditeur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Tableaux
  • Figures
  • Abréviations et conventions
  • 1 Chapitre introductif
  • 1.1 Classification linguistique
  • 1.2 Situation Géographique
  • 1.3 Histoire
  • 1.4 Mode de vie et organisation sociale
  • 1.5 Situation sociolinguistique
  • 1.6 Justification du choix de l’étude
  • 1.7 Aperçu sur les travaux antérieurs du seereer
  • 1.8 Cadre Théorique
  • 1.9 Structure de la thèse
  • 1.10 Méthodologie
  • 1.10.1 Enquêtes de terrain et méthode de collecte des données
  • 1.10.2 Corpus et informateurs
  • 1.10.3 Diagnostic de transitivité
  • 1.10.3.1 Passivation
  • 1.10.3.2 Pronominalisation
  • 1.10.3.3 La réflexivité
  • 1.10.3.4 La question xaa fiu e ? qu’est qu’il/elle a fait et xa ta fiaa e ? qu’est ce qu’il/elle fait ou qu’est qu’il/elle est en train de faire
  • 1.11 Quelques éléments de Grammaire du seereer
  • 1.11.1 Données phonologiques
  • 1.11.1.1 Les phonèmes consonantiques
  • 1.11.1.2 Les phonèmes vocaliques
  • 1.11.2 Quelques processus phonologiques
  • 1.11.2.1 Réduction de quantité vocalique
  • 1.11.2.2 Allongement compensatoire de voyelle
  • 1.11.2.3 Elision de voyelle
  • 1.11.2.4 Assimilation de voyelle suivie d’une réduction de quantité vocalique
  • 1.11.2.5 Réduction de quantité vocalique suivie d’une élision de voyelle
  • 1.11.2.6 Assimilation partielle de voyelle
  • 1.11.2.7 Augmentation de quantité vocalique
  • 1.11.2.8 Changement de qualité vocalique
  • 1.11.2.9 Assimilation accoustique “Acoustic assimilation”
  • 1.11.3 Les catégories grammaticales
  • 1.11.4 Le système nominal
  • 1.11.4.1 Les classes nominales
  • 1.11.4.2 Les adjectifs
  • 1.11.4.3 Les démonstratifs
  • 1.11.4.4 Les constructions génitivales et les possessifs
  • 1.11.4.5 Les pronoms personnels
  • 1.11.5 Le système verbal
  • 1.11.5.1 La base verbale et la structure du radical
  • 1.11.5.2 La dérivation verbale
  • 1.11.5.3 Le verbe conjugué
  • 1.11.5.3.1 L’indice sujet -o
  • 1.11.5.3.2 Les marqueurs de temps-aspect-mode (TAM)
  • 1.11.5.3.2.1 L’aspect accompli et inaccompli
  • 1.11.5.3.2.2 Le passé révolu
  • 1.11.5.3.2.3 Le futur
  • 1.11.5.3.2.4 Le progressif
  • 1.11.5.3.2.5 L’habituel
  • 1.11.5.3.2.6 L’impératif
  • 1.11.5.3.2.7 Le prohibitif
  • 1.11.5.3.2.8 L’obligatif et le suggestif
  • 1.11.5.3.2.9 Le conditionnel
  • 1.11.5.3.3 La focalisation
  • 1.11.5.3.3.1 La focalisation du verbe
  • 1.11.5.3.3.2 La focalisation du sujet
  • 1.11.5.3.3.3 La focalisation du complément
  • 1.11.5.3.4 La négation
  • 1.12 Nature de la structure argumentale
  • 1.12.1 Les critères de référence du sujet
  • 1.12.1.1 La position
  • 1.12.1.2 L’accord
  • 1.12.1.3 La non omissibilité
  • 1.12.2 L’objet
  • 1.12.2.1 Propriétés définitoires de l’objet
  • 1.12.2.2 Les objets prototypiques
  • 1.12.2.3 Les objets moins prototypiques
  • 1.12.3 Les obliques
  • 1.12.3.1 Les obliques marqués
  • 1.12.3.2 Les obliques non-marqués
  • 1.12.3.3 Les pronoms obliques
  • 1.13 Aperçu sur la notion de définition de la transitivité
  • 1.13.1 Généralités
  • 1.13.2 Définition de la transitivité en seereer ool
  • 1.13.3 Transitivité et classes verbales en seereer ool
  • 2 Les constructions intransitives
  • 2.1 Introduction
  • 2.2 Propriétés de codage
  • 2.2.1 Ordre linéaire
  • 2.2.1.1 L’ordre S V (X)
  • 2.2.1.2 L’ordre S V E (X) ou S V (X) E
  • 2.2.1.3 L’ordre V-S (X) ou V-S E (X)
  • 2.2.2 Marquage
  • 2.2.3 Indexation
  • 2.2.4 Remarque sur l’alignement intransitif
  • 2.3 Verbes intransitifs avec un sujet agentif ou S
  • 2.3.1 Les intransitifs simples avec un sujet agentif ou S simples
  • 2.3.2 Les intransitifs étendus obligatoires avec un sujet agentif ou S E
  • 2.4 Verbes intransitifs avec un sujet patientif ou S
  • 2.5 Conclusion
  • 3 Les constructions monotransitives
  • 3.1 Introduction
  • 3.2 Les propriétés de codage dans les constructions monotransitives
  • 3.2.1 L’ordre linéaire des constituants
  • 3.2.1.1 L’ordre A V P (X) ou A V (X) P
  • 3.2.1.2 L’ordre A V P E (X)
  • 3.2.2 Marquage
  • 3.2.3 Indexation
  • 3.2.3.1 Indexation de A
  • 3.2.3.2 Indexation de P
  • 3.3 Les verbes monotransitifs simples
  • 3.4 Verbes monotransitifs avec un argument étendu obligatoire
  • 3.5 Verbes monotransitifs avec un troisième constituant étendu optionnel
  • 3.5.1 Verbes monotransitifs avec une cible comme constituant étendu
  • 3.5.2 Verbes monotransitifs avec un instrument comme constituant étendu
  • 3.6 Verbes monotransitifs étendus optionnels et alternances non codées
  • 3.6.1 Alternance cible/objet
  • 3.6.2 Alternance objet/locatif
  • 3.7 Conclusion
  • 4 L’ambitransitivité
  • 4.1 Introduction
  • 4.2 Propriétés de codage
  • 4.2.1 Marquage
  • 4.2.2 Ordre linéaire
  • 4.2.3 Indexation
  • 4.2.3.1 Indexation du sujet
  • 4.2.3.2 Indexation des termes non-sujets
  • 4.3 Les Agentifs ambitransitifs
  • 4.3.1 Classe 1
  • 4.3.2 Classe 2
  • 4.3.3 Classe 3
  • 4.3.4 Classe 4
  • 4.4 Les patientifs ambitransitifs
  • 4.5 Verbes ambitransitifs mixtes
  • 4.6 Verbes ambitransitifs et alternances transitives non codées
  • 4.6.1 Alternances dans lesquelles A a le même rôle sémantique que S
  • 4.6.1.1 L’alternance par suppression de l’objet
  • 4.6.1.1.1 L’alternance par suppression de l’objet à valeur d’indétermination
  • 4.6.1.1.2 L’alternance par suppression de l’objet à valeur de détermination
  • 4.6.1.2 L’alternance objet/oblique à signifié partitif
  • 4.6.1.3 L’alternance objet/oblique à signifié locatif
  • 4.6.1.4 L’alternance accompli/inaccompli
  • 4.6.1.5 L’alternance bénéfactive
  • 4.6.2 Alternance dans laquelle O a le même rôle sémantique que S
  • 4.6.2.1 L’alternance causative/anticausative
  • 4.7 Conclusion
  • 5 Les constructions ditransitives
  • 5.1 Introduction
  • 5.2 Aperçu typologique
  • 5.3 Travaux sur les constructions ditransitives du seereer
  • 5.4 Classes de verbes ditransitifs en seereer
  • 5.4.1 Verbes ditransitifs qui s’utilisent intransitivement
  • 5.4.2 Verbes ditransitifs avec un récipient obligatoire
  • 5.4.3 Verbes ditransitifs avec un thème obligatoire
  • 5.4.4 Verbes ditransitifs avec deux arguments objets obligatoires
  • 5.5 Propriétés de codage
  • 5.5.1 Marquage de R et de T
  • 5.5.2 L’ordre linéaire des deux constituants objets
  • 5.5.2.1 Ordre lorsque R et T sont des noms
  • 5.5.2.1.1 Ordre lorsque R et T sont de traits animés différents
  • 5.5.2.1.2 Ordre lorsque R et T sont de traits animés égaux
  • 5.5.2.2 Ordre de R et de T en cas d’indexation d’un des objets
  • 5.5.3 Indexation de R et de T
  • 5.5.3.1 Caractéristiques générales d’indexation
  • 5.5.3.2 Indexation lorsque R et T ont des traits animés différents
  • 5.5.3.3 Indexation lorsque R et T ont des traits animés égaux
  • 5.5.3.4 D’autres cas d’indexation non ambigus
  • 5.5.3.5 Contraintes sur l’ordre linéaire liées à l’indexation des deux objets
  • 5.5.3.5.1 Restrictions liées à la hiérarchie des personnes
  • 5.5.3.5.2 Contraintes liées à la hiérarchie du nombre
  • 5.5.3.6 Ambiguïtés relatives à l’utilisation de la troisième personne pour les animés et les inanimés
  • 5.6 Comportements syntaxiques
  • 5.6.1 Passivation
  • 5.6.1.1 Passivation lorsque R et T sont de traits animés différents
  • 5.6.1.2 Passivation lorsque R et T sont de traits animés égaux
  • 5.6.1.3 Interaction entre la passivation et l’ordre linéaire des deux objets
  • 5.6.2 Topicalisation
  • 5.6.3 Réflexivité
  • 5.6.4 Réciprocité
  • 5.6.5 Antipassivation
  • 5.7 Quelques ambiguïtés
  • 5.8 Conclusion
  • 6 Les prédicats verbaux semi-transitifs
  • 6.1 Introduction
  • 6.2 Les propriétés de codage
  • 6.2.1 Marquage
  • 6.2.2 Indexation
  • 6.2.3 Ordre linéaire
  • 6.3 Verbes à objet expérient de type 1
  • 6.4 Verbes à objet expérient de type 2
  • 6.5 Verbes à objet de sens temporel
  • 6.6 Verbes à objet interne ou de sens temporel
  • 6.7 Verbes à objet interne ou de sens spatial ou temporel
  • 6.8 Conclusion
  • 7 Pertinence des paramètres de Hopper et Thompson pour le seereer
  • 7.1 Introduction
  • 7.2 Présentation des paramètres de Hopper et Thompson
  • 7.3 Les paramètres applicables au seereer
  • 7.3.1 Le trait B : kinesis
  • 7.3.2 Le trait C : aspect
  • 7.3.3 Le trait E : volition
  • 7.3.4 Le trait I : affectation
  • 7.3.5 Le trait J : individuation
  • 7.3.5.1 La spécificité
  • 7.3.5.2 La définitude
  • 7.3.5.3 L’animacité
  • 7.3.5.4 La distinction nom/pronom
  • 7.3.5.5 Distinction objet interne/objet prototypique
  • 7.4 Conclusion
  • 8 Transitivité et valence verbale
  • 8.1 Introduction
  • 8.2 La transitivité des verbes monovalents
  • 8.2.1 Verbes monovalents intransitifs
  • 8.2.2 Verbes monovalents ambitransifs
  • 8.3 Verbes bivalents et transitivité
  • 8.3.1 Verbes bivalents intransitifs
  • 8.3.2 Verbes bivalents ambitransitifs
  • 8.3.3 Verbes bivalents monotransitifs simples
  • 8.3.4 Verbes bivalents ditransitifs
  • 8.4 Verbes trivalents et transitivité
  • 8.4.1 Verbes trivalents ambitransitifs
  • 8.4.2 Verbes trivalents monotransitifs étendus
  • 8.4.3 Verbes trivalents se construisant avec un ou deux objets
  • 8.4.4 Verbes trivalents ditransitifs stricts
  • 8.5 Conclusion
  • 9 Transitivité et dérivation
  • 9.1 Introduction
  • 9.2 Morphèmes détransitivant ou entraînant une réduction de la transitivité
  • 9.2.1 Le passif
  • 9.2.2 Le réfléchi, l’anticausatif et l’autocausatif
  • 9.2.3 Le réciproque
  • 9.2.4 L’antipassif ou l’antibénéfactif
  • 9.3 Morphème transitivant ou entraînant une augmentation de la transitivité
  • 9.3.1 Les causatifs morphologiques et la transitivité
  • 9.3.1.1 Les morphèmes -aƭ et -iƭ
  • 9.3.1.2 Le morphème -il
  • 9.3.1.3 Le morphème -atin
  • 9.3.1.4 Les morphèmes, -at, -dat, -and et -in
  • 9.3.1.5 La double suffixation causative : -il-at
  • 9.3.1.6 Le morphème -noor
  • 9.3.1.7 Le morphème -it
  • 9.3.2 L’applicatif
  • 9.3.2.1 Le morphème -an
  • 9.3.2.2 Le morphème -it ~ -oor
  • 9.3.3 L’applicatif et le causatif
  • 9.4 Conclusion
  • 10 Conclusion générale
  • Réferences bibliographiques
  • Annexes (Texte 1–4)
  • Titres de la collection

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Tableaux

Tableau 1 : Formes de base des indices objets et leurs variantes (morphophonologiques)

Tableau 2 : Formes indépendantes des pronoms

Tableau 3 : Les phonèmes consonantiques

Tableau 4 : Les phonèmes vocaliques

Tableau 5 : Récapitulatif des apparitions de -x- avec l’indice objet de la 1ère personne du singulier -aam

Tableau 6 : Récapitulatif des apparitions de -x- avec l’indice objet de la 2ème personne du singulier -ong

Tableau 7 : Récapitulatif des processus phonologiques

Tableau 8 : Les marques de classes et leurs illustrations

Tableau 9 : Les pronoms sujets de la première série

Tableau 10 : Les pronoms sujets de la deuxième série

Tableau 11 : Les types de structures des radicaux et leurs illustrations

Tableau 12 : Les types de structures des suffixes dérivationnels

Tableau 13 : Les suffixes de dérivation verbale

Tableau 14 : Les suffixes entraînant une modification de la transitivité

Tableau 15 : Les morphèmes suffixés au verbe et leurs positions

Tableau 16 : Les paramètres de transitivité selon Hopper et Thompson

Tableau 17 : Quelques verbes intransitifs simples avec un sujet agentif ou Sa simples

Tableau 18 : Quelques verbes intransitifs So

Tableau 19 : Quelques verbes monotransitifs simples

Tableau 20 : Des verbes monotransitifs avec une cible comme constituant étendu

Tableau 21 : Des verbes monotransitifs avec un instrument comme constituant additionnel ← 19 | 20 →

Tableau 22 : Quelques verbes agentifs ambitransitifs de la classe 1

Tableau 23 : Quelques agentifs ambitransitifs de la classe 2

Tableau 24 : Quelques agentifs ambitransitifs de la classe 3

Tableau 25 : Quelques agentifs ambitransitifs de la classe 4

Tableau 26 : Les patientifs ambitransitifs

Tableau 27 : Récapitulatif des classes de verbes ambitransititfs et des alternances transitives

Tableau 28 : Des verbes ditransitifs qui s’utilisent intransitivement

Tableau 29 : Des verbes ditransitifs avec un récipient obligatoire

Tableau 30 : Des verbes ditransitifs avec un thème obligatoire

Tableau 31 : Les verbes ditransitifs avec deux objets obligatoires

Tableau 32 : Formes de base des suffixes objets

Tableau 33 : Les pronoms indépendants

Tableau 34 : Récapitulatif des cas d’indexation non ambigus

Tableau 35 : Récapitulatif de la hiérarchie des personnes

Tableau 36 : Récapitulatif de la hiérarchie du nombre

Tableau 37 : Les ambiguïtés relatives à l’utilisation de la troisième personne pour les animés et les inanimés

Tableau 38 : Récapitulatif des propriétés de codage dans les constructions ditransitives

Tableau 39 : Récapitulatif des propriétés de comportement dans les constructions ditransitives

Tableau 40 : Des verbes à objet expérient de type 1

Tableau 41 : Quelques verbes à objet expérient de type 2

Tableau 42 : Des verbes à objet de sens temporel

Tableau 43 : Récapitulatif de la valence des verbes et de leur transitivité

Tableau 44 : Cas de lexicalisation du morphème -u avec les semi-transitifs ← 20 | 21 →

Tableau 45 : Quelques verbes d’action sur le corps compatibles avec le morphème -u

Tableau 46 : Des verbes avec lesquels le morphème -u a la valeur d’anticausatif

Tableau 47 : Des verbes d’activité compatibles avec le morphème -u

Tableau 48 : Les verbes monotransitifs stricts avec lesquels le suffixe -u entraîne une réduction de la transitivité

Tableau 49 : Des verbes ditransitifs à récipient obligatoire compatibles avec l’antipassif -it

Tableau 50 : Quelques verbes d’état qui apparaissent avec les causatifs -and ou -in

Tableau 51 : Quelques verbes intransitifs avec un sujet patientif compatibles avec le causatif -in

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Figures

Figure 1 : Classification des langues Atlantiques de Sapir (1971), reproduite par Wilson (1989)

Figure 2 : Carte de la communauté rurale et les zones où l’on parle principalement le ool de NGoye Mbayaar

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Abréviations et conventions

A sujet de verbe transitif

ACC.spl accord du sujet au pluriel

ACP accompli

ADS adsitif

ANTIP antipassif

APPL applicatif

ASP aspect

Aux auxiliaire

C cible

Cf se conférer

cl classe nominale

CONJ conjonction

CON connectif

DEF.pl défini pluriel

DEF.sg défini singulier

DEM démonstratif

DEPV dépendance verbale

E argument étendu obligatoire

EXF expectatif

ERG ergatif

EXT exitif

EPT épenthèse

EXP extension phonologique

FOC focalisation

FOC.C focalisation du complément

FOC.S focalisation du sujet

FOC.V focalisation du verbe

FUT futur

HAB habituel

IMP impératif

INACP inaccompli

I instrument

ITR marqueur interrogatif

NEG négatif ← 25 | 26 →

O1 objet

SGG suggestif

OBL oblique

OBLG obligatif

o2sg objet de deuxième personne du singulier

o3sg objet de troisième personne du singulier

P objet

Poss3pl possessif de troisième personne du pluriel

Prép préposition

PROG progressif

PRT partitif

PSF passif

PSS passé

PSS.HAB passé habituel

REL relativiseur

RPT répétition

Poss possessif

Poss3sg possessif troisième personne du singulier

PRO prohibitif

QNT quantificateur

R récipient

RECP réciproque

Sa sujet de verbe intransitif avec S ayant le même rôle sémantique que A

SO sujet de verbe intransitif avec S ayant le même rôle sémantique que O

s1pl sujet de première personne du pluriel

s3sg sujet de troisième personne du singulier

s1sg sujet de première personne du singulier

s3pl sujet de troisième personne du pluriel

s1pl sujet de première personne du pluriel

T thème

-u~-w réfléchi, autocausatif, anticausatif

V verbe ← 26 | 27 →

X oblique optionnel

* phrase non attestée

- relie les morphèmes grammaticaux et les indices du thème
verbal

ø morphème à signifiant zéro


1 l’abréviation O qui signifie Objet n’a été utilisée que dans le chapitre 4. Pour traiter ce dernier, je me suis inspirée de Dixon & Aikhenvald (2000) qui ont utilisé la même abréviation.

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1 Chapitre introductif

1.1 Classification linguistique

Le seereer ool de NGoye Mbayaar se trouve dans la classification du seereer qui a été classé différemment en fonction des écoles, des époques et des linguistes. Koelle (1854) le classe dans le groupe ouest-atlantique dans son classique « Polyglotta-Africana » suivi par Westerman (1928) dans « Die westatlantische Gruppe der Sudan-Sprachen » aussi par Greenberg (1963) dans « Languages of Africa ». Reste à savoir si le terme « ouest-atlantique » fait allusion à un regroupement géographique et typologique car la même famille a été identifiée comme un groupe de distribution génétique par les linguistes tels que Delafosse (1924) De Tressan (1953) dans l’appelation de « groupe sénégalo-guinéen ». La faille s’étend de la frontière sénégalo-mauritanienne à la frontière sierraleono-libérienne. Un autre sous-groupement distingue une branche nord formée par la majeur partie des langues sénégalaises avec le wolof, le pulaar, le seereer, le groupe cangin de palor, le bak de la casamance et les langues sénégalo-guinée-portugaises.

Figure 1 : Classification des langues Atlantiques de Sapir (1971), reproduite par Wilson (1989)

illustration

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1.2 Situation Géographique

NGoye Mbayaar fait partie de l’ancien royaume du Baol qui correspond aujourd’hui à la région de Diourbel. Du point de vue découpage administratif, c’est une communauté rurale de l’arrondissement de Ndoulo dans le département de Diourbel. Elle est située à 7km dudit département et est limitée au nord par la communauté rurale de Touré Mbondé, au sud par la région de Fatick, à l’ est par la commune de Diourbel et la communauté rurale de Tocky-gare à l’ ouest par le département de Bambey. Le sol dior occupe la plus grande partie de la surface cultivable ; cependant on y rencontre aussi des sols latéritiques dans quelques zones.

Le climat est de type sahélien et la végétation est dominée par le baobab, l’Acacia albida, le rônier et quelques espèces de la savane arborée.

1.3 Histoire

Selon la version la plus courante, NGoye Mbayaar est fondé vers 1215 par Salmaan Diop. Celui-ci était un chasseur venu de NGoye Ndofongoor dans le sine où l’on parle le seereer singandum. Etant chasseur aventurier, il était parvenu dans le Baol et avait trouvé sur une place un éléphanteau que la maman avait laissé là-bas pour aller chercher de la nourriture. Il prit l’éléphant et l’amena chez le roi du Baol2 (en cette période là) à Lambaay. Il demanda au roi l’autorisation de s’installer là où il avait trouvait le bébé éléphant et le roi le lui permit. Salmaan nomma la place NGoye Mbayaar. NGoye est le nom de son village d’origine et mbayaar vient de paar « abri rudimentaire » qui servait de lieu d’habitation pour les personnes qui l’avaient accueilli. En effet, En attedant d’avoir un lieu d’habitation là où le roi lui avait autorisé de s’installer, Salmaan était accueilli par un homme et une femme qui s’appellaient respectivement Njoogu Cuun et Mbeeƭuuk Cuun. Ces derniers vivaient à saax maak, un village (qu’ils ont fondé) non loin de son futur lieu d’habitation. ø Saax ø maak fait aussi partie de l’actuelle communauté rurale de NGoye. A la question de savoir pourquoi le ool est parlé dans cette localité alors que le fondateur est singandum.

Mes informateurs disent que c’est parce que la famille qui l’avait hébergé ainsi que les villages environants qui existaient déjà parlaient ool. ← 30 | 31 →

1.4 Mode de vie et organisation sociale

Les principales activités des habitants (de cette communauté rurale) appelés xooxoye sont l’agriculture, l’élevage et le commerce. L’agriculture est en général saisonnière et a lieu pendant la saison des pluies de juin à septembre. Les principales cultures sont l’arachide et le mil en association avec le vingna unguiculata (similaire au haricot) et l’oseille.

Du point de vue organisation sociale, le père est le chef de famille. C’est lui qui prend les décisions et celles-ci doivent être respectées par tous les membres de la famille. L’enfant porte le nom de son père mais il appartient à sa lignée maternelle appelée o tim. Si la mère est jooka (un des types de lignée maternelle existant en seereer) par exemple ses enfants sont aussi jooka. Le système de caste est fortement ancré chez ces populations. En effet, les relations sociales et socio-professionnelles sont basées sur une hiérarchie selon laquelle les nobles (non-castés) occupent le sommet de l’échelle suivis des castés. D’après le dictionnaire de Diouf (2001 : 89) :

les nobles sont les personnes qui ne sont ni issues de famille appartenant aux groupes socio-profesionnels des artisans ni de famille d’esclaves.

Parmi les artisans on peut citer en seereer ø dafax we les forgerons, ø riiriw we les tisserands, ø maac we les bûcherons et ø sakooƥe we les coordonniers.

Les castés sont les gens issus de ces deux catégories mentionnées ci-dessus. Les nobles étant supérieurs dans la hiérarchie, ils doivent faire profiter de leur fortune aux castés. Il n’est pas accepté qu’un noble se marie avec un casté.

Les principales activités culturelles traditionnelles sont les : ø njom, ø xooy et ø gamo. ø Njom renvoie aux séances de lutte. ø xooy est une assemblée qui se tient d’habitude sur un lieu sacré. Les gens qui ont des connaissances occultes y sont convenus. Il a pour but de prier ; de prévénir et protéger les populations contre d’éventuels malheurs tels que les mauvais sorts, les épidémies et les catastrophes naturelles. ø gamo dure en général quatre jours. Il a lieu juste avant ou peu après l’hivernage. Il a pour but d’ implorer le Bon Dieu afin d’avoir une bonne saison de pluies et de bonnes récoltes.

Bien qu’on y trouve les religions révélées telles que le Christianisme et l’Islam, certains rites de la religion traditionnelle comme le ø juur y sont pratiqués. Celui-ci est une offrande (de nature animale ou végétale) présentée aux esprits des ancêtres ø pangool afin qu’ils intercèdent pour eux auprès de Dieu soit pour obtenir une faveur, soit pour rendre grâce. O seereer mosee weec a Roog disent t-ils « le seereer n’a jamais oublié Dieu ».

Le tam-tam constitue jusqu’ à présent un moyen de communication très important pour cette population. Chaque événement est annoncé suivant une ← 31 | 32 → manière spécifique de battre le tam-tam. A naafooj informe les paysans d’aller semer que l’hivernage est arrivé. A saambaab est utilisé pour annoncer la mort d’une femme. A kasak fait part du décès d’un homme.

1.5 Situation sociolinguistique

Le seereer est enseigné comme seconde langue à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il y a des émissions en seereer diffusées à la radio ou à la télévision. Le seereer est un des moyens utilisés par les ONG et le gouvernement pour sensibliser la population sur les affaires concernant le développement. Il existe aussi des programmes d’alphabétisation en seereer.

Résumé des informations

Pages
406
Année
2017
ISBN (ePUB)
9783631698570
ISBN (PDF)
9783653067095
ISBN (MOBI)
9783631698587
ISBN (Relié)
9783631672068
DOI
10.3726/978-3-653-06709-5
Langue
Français
Date de parution
2019 (Avril)
Mots clés
Structure argumentale L´ambitransitivité Valence verbale Objet prototypique Objet interne
Published
Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Warszawa, Wien, 2017. 406 p., 2 ill. n/b, 51 tabl.

Notes biographiques

Marie Ngom (Auteur)

Marie Ngom est assistante d’enseignement et de recherche à l’institut de linguistique africaine de Francfort. Après avoir étudié l’anglais, le management par la qualité totale, la linguistique générale et la linguistique africaine à Dakar, elle a fait son doctorat en linguistique africaine à l’Université Johann Wolfgang Goethe. Elle est spécialisée dans la description des langues atlantiques.

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Titre: Transitivité en seereer