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Les années 1540 : regards croisés sur les arts et les lettres

de Lorenz E. Baumer (Éditeur de volume) Frédéric Elsig (Éditeur de volume) Sabine Frommel (Éditeur de volume)
©2015 Comptes-rendus de conférences 262 Pages

Résumé

Co-édité par les unités d’archéologie classique et d’histoire de l’art, en partenariat avec l’équipe d’accueil Histara de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, le volume réunit les actes d’un colloque organisé à Genève les 11 et 12 avril 2011. Il se focalise sur l’extraordinaire vitalité des années 1540. Cette décennie de transition a vu l’émergence de phénomènes capitaux et de véritables révolutions dans l’histoire culturelle de l’Occident, dans tous les domaines : de la religion aux sciences en passant par l’architecture et les arts visuels. Son identité reste néanmoins difficile à cerner. Pour tenter d’en préciser les contours, le volume aborde les arts et les lettres sous une pluralité de perspectives, rassemblant des compétences dans différentes disciplines. Son originalité consiste précisément à articuler des approches transversales autour d’un moment crucial et d’en mesurer les conséquences à long terme. Il viendra renouveler, par ce point de vue inhabituel, les études consacrées à la Renaissance.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Introduction: Lorenz E. Baumer et Frédéric Elsig
  • I. L’architecture et sa représentation
  • The 1540s: a turning point in the development of European architecture: Howard Burns
  • Leonine Rome and the creation of Cinquecento culture
  • The Italian political context
  • Long shadows and the speed of architectural change
  • Architectural ideas and publications
  • Deaths and new arrivals
  • Standardisation of architectural language and the beginnings of “globalisation”
  • Conclusions
  • Le texte de Vitruve dans les années 1540. Autour d’un manuscrit de l’Architecture ou Art de bien bastir: le De architectura de Vitruve traduit par Jean Martin: Francesco Paolo Di Teodoro
  • Vitruve dans les années 1540
  • Le manuscrit de l’Architecture ou Art de bien bastir de Turin
  • Les dessins du manuscrit de Turin
  • Premier livre
  • Troisième livre
  • Huitième Livre
  • Proposition
  • Jean Cousin le Père et l’architecture fictive: sa contribution à l’évolution des langages à l’antique en France dans les années 1540: Sabine Frommel
  • Jean Cousin le Père et l’architecture des tapisseries de la Vie de saint Mammès
  • Thèmes religieux et ruines antiques
  • Des inventions à l’antique
  • Jean Cousin le Père et les artistes de son temps
  • Fonctions et représentations de l’architecture dans l’Apocalypse de Jean Duvet: une figuration particulière de l’architecture dans la France de la fin des années 1540: Gaëtan Bros
  • Un traitement original de l’architecture dans les années 1540
  • Constatation d’une bipartition symbolique à laquelle l’architecture participe
  • Deux exemples interprétés à l’aune de cette bipartition
  • Une progression symbolique de l’architecture au gré de la lecture
  • Une architecture signifiante et prédicative
  • Sinan and Bramante: analogies and differences in the evolution of Renaissance and Ottoman religious building: Christoph Luitpold Frommel
  • Church and mosque: common roots and different functions
  • Beginning and first climax of Ottoman architecture
  • Analogies of Italian and Muslim architecture before Sinan
  • Milestones of Sinan’s evolution and their relation to Italian architecture
  • II. Les modèles de la sculpture et de la peinture
  • A propos de Giorgio Vasari. Essai: Jacques Chamay
  • Entre théorie et pratique: le mouvement de balancier des années 1540: Frédéric Elsig
  • Autour de Jean Goujon: ambitions et inflexions de la sculpture française, royale et provinciale: Marion Boudon-Machuel et Pascal Julien
  • Jean Goujon, acteur du renouveau
  • La sculpture en Champagne: vers l’indépendance de la figure
  • Toulouse, une ambition classique
  • Jean Goujon et les modèles antiques: observations archéologiques sur la Fontaine des Innocents et la Tribune des Caryatides: Lorenz E. Baumer
  • La Fontaine des Innocents
  • La Tribune des Caryatides
  • Epilogue
  • Machiavelli, Guicciardini e Castiglione: gli anni di svolta nella cultura letteraria e politica del Cinquecento: Gian Mario Anselmi
  • Conclusion
  • Une décennie qui innove sans oublier…: Sabine Frommel
  • Entre raidissement et libération: une nouvelle génération de vitruviens au-delà et en deçà des Alpes
  • Des dynamismes lors des migrations
  • Les moyens détournés: l’invention architecturale en-dehors du contexte monumental

Introduction

Dans la pratique de l’histoire, le découpage du temps est généralement fondé sur des moments de fracture, dont l’impact se mesure dans la durée : une épidémie, une guerre ou un changement de régime. Fruit d’une interprétation, il permet de comprendre les phénomènes du passé en fonction de la «période» à laquelle ils se rattachent et qui en déterminent la lecture, selon une logique circulaire. Il peut ainsi paraître vain d’isoler une décennie dans le flux continu de l’histoire et de lui consacrer tout un ouvrage, en croisant les regards de spécialistes dans différents domaines. Pourtant, à y regarder de plus près, les années 1540 se prêtent parfaitement à une telle lecture. Elles constituent, certes, une décennie riche en innovations durables. Cependant, loin de correspondre à un moment de rupture, elles se définissent avant tout comme un temps d’accélération, une période dans laquelle on prend pleinement conscience de l’acquis des générations précédentes.

L’un des aspects les plus emblématiques de la décennie s’observe dans la publication croissante de traités théoriques sur l’architecture et sur les arts. Ces traités, qu’ils soient antiques (Vitruve, Pline) ou modernes (Alberti, Serlio, Vasari), prennent en compte la production contemporaine, évoquée à travers les catégories classiques et dont ils infléchissent le cours, en passant du descriptif au prescriptif. Ils entraînent ainsi une double prise de conscience. La première, chronologique, concerne la relation à l’Antiquité et se traduit par une observance accrue des modèles hellénistiques. La seconde, géographique, correspond à la constitution d’identités culturelles qui se définissent par un principe d’opposition: Rome par rapport à Venise; l’Italie par rapport à la Flandre. Dans cette dynamique, le royaume de France constitue un cas exemplaire entre la fin du règne de François Ier et le début de celui de Henri II. En procédant par une assimilation sélective, il cherche à produire un idéal de synthèse entre les traditions septentrionales et le modèle italien, un idéal que se chargent d’exalter des architectes et des artistes français : Philibert Delorme, Jean Goujon ou Jean Cousin Père.

Issu d’un colloque organisé à l’Université de Genève les 11 et 12 avril 2011, le présent ouvrage se propose d’analyser le phénomène. Il se divise en deux parties. La première explore les questions liées à l’architecture et à sa représentation. Analysé par Howard Burns, le tournant que constituent les années 1540 s’observe bien dans la relation entre la pratique et la théorie, notamment dans les textes fondateurs de Vitruve, dont Francesco Paolo Di Teodoro étudie la réception à travers la traduction française de Jean Martin ← 7 | 8 → et, plus précisément d’un exemplaire illustré par Jean Goujon. Les nouveaux modèles de l’architecture sont également représentés dans les dessins, estampes et peintures qui en donnent une lecture reflétant la perception des contemporains. Sabine Frommel en décrypte ainsi la figuration dans la production de Jean Cousin Père; Gaëtan Bros dans celle de Jean Duvet. Enfin, Christoph Luitpold Frommel ouvre la champ géographique en étudiant les relations entre l’architecture de la Renaissance occidentale et celle de l’Empire ottoman.

La seconde partie de l’ouvrage se concentre sur la peinture et sur la sculpture. Elle est introduite par un bref essai de Jacques Chamay qui met en évidence l’adoption des catégories antiques par Giorgio Vasari. Ce mouvement de balancier entre la théorie et la pratique est analysé par Frédéric Elsig à travers des exemples empruntés à la peinture. Le cas tout à fait emblématique du sculpteur Jean Goujon fait l’objet de deux articles. D’une part, Marion Boudon-Machuel et Pascal Julien replacent l’artiste dans un contexte plus large qui permet d’en saisir le rôle central sur le plan stylistique. D’autre part, Lorenz E. Baumer se focalise sur la culture archéologique de Jean Goujon à travers l’analyse de deux de ses œuvres majeures: la Fontaine des Innocents et la Tribune des Caryatides. En guise d’épilogue, Gian Mario Anselmi démontre que les années 1540 ont également constitué une période charnière dans la culture littéraire et politique de l’Italie qui renoue avec d’importants tournants qui se sont profilés dans les décennies précèdentes. Enfin, Sabine Frommel met en perspective un certain nombre de résultats des différents articles dans une réflexion conclusive.

Qu’il nous soit permis de remercier ici les auteurs du volume, qui ont apporté de nouveaux éléments à la réflexion sur le tournant des années 1540. Nous tenons à exprimer notre reconnaissance à la Faculté des Lettres de l’Université de Genève, à l’unité d’archéologie classique et à celle d’histoire de l’art, ainsi qu’à l’équipe d’accueil Histara de l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris. Enfin, notre gratitude va à Imola Kiss et à Carmen Decu Teodorescu qui ont assuré le suivi éditorial du volume.

Lorenz E. Baumer et Frédéric Elsig

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I. L’architecture et sa représentation

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The 1540s: a turning point in the development of European architecture

HOWARD BURNS

The topic of the colloquium was well chosen: the 1540s, in European culture, and specifically in art and architecture, was a decade of great importance, of change and transition1. The fruits of earlier researches and achievements, were now publicised, codified and implemented, thanks to constant travel and networking, and greater peace security and confidence, at least in most of Italy. And perhaps above all as the result of the development of the book industry. Venice remained the most important centre for the publication of illustrated works and of literary and scholarly books of high quality, followed by Lyon, Paris, and at a certain distance, by Basel. These four centres probably accounted for at least 80 % of the total production of high quality texts. Florence, Rome, Strasbourg, Nuremberg, Antwerp, were also producing substantial numbers of fine scholarly and literary works.

New architectural books were published and old ones issued in new editions or translated from Latin into French and Italian, or from Italian into French. Vitruvius appeared in German, Serlio was translated into French but also, in 1539 into Flemish a mere two years after the first Italian ← 11 | 12 → edition2. Even in distant England, where Holbein was court painter from 1532 till his death in 1543, there appeared in 1549 William Thomas’s Historie of Italie, containing information on leading Italian cities and a lengthy description of Rome3. The decade however was not just a period of consolidation and diffusion of what the great literary and artistic figures of the previous thirty years had written or created. It was also one in which new approaches and personalities emerged, and a radically renovated architecture, whose full impact became clear only after 1550. In discussing these pivotal ten years I will concentrate on architecture, and on Italy and France, with some necessary reference to literature and the other arts, given the emergence of a new system of the arts, which stressed their common dependence on disegno, as well as their close analogies with literature as regards attitudes towards imitation and the importance, for architecture as for writing, of rules, grammar and a careful choice of vocabulary. ← 12 | 13 →

Leonine Rome and the creation of Cinquecento culture

The 1540s was the decade in which an artistic and literary culture which had been created over a long period and had reached mature definition during the pontificate of Lorenzo de’ Medici’s son, Leo X, was diffused and implemented. This was largely achieved by the heirs and surviving protagonists of the Leonine years: Pietro Bembo, Gian Giorgio Trissino, Michelangelo, Giulio Romano, Perino del Vaga, Antonio da Sangallo the Younger, Sebastiano Serlio, Jacopo Sansovino, Michele Sanmicheli and Pietro Aretino, the leading publicist of the time4. The consolidation and development of this culture was favoured by another survivor of Leo X’s time, Alessandro Farnese, who as Paul III from 1534 to 1549 restored both Rome and the position of the Papacy after the traumatic Sack. He also made Pietro Bembo a cardinal, an illuminated move, constituting a sort of Nobel prize for his huge contribution to literary debate.

At the centre of discussion in Leo X’s time and subsequently was a concern with the choice of language and style in literature and the visual arts. Style was seen from the writer’s or artist’s point of view [as]: what models should be imitated and what rules followed. In literature this involved deciding which ancient writers offered the best models, whether a single ancient author should be followed or several, and how best to adapt Latin masterpieces to modern works in Italian. An analogous debate existed in architectural discussion, now that Vitruvius’s text was available in the usefully illustrated editions of Fra Giocondo (1511, 1513), complete with indexes and captions: should Vitruvius’s recommendations be followed, or those of the surviving monuments? And which ancient buildings were most to be admired and imitated? The fundamental problem of the time however regarded the variety of Italian to be used in literature and in exchanges between the educated. This question was made more pressing by the revolution in printing in the early decades of the sixteenth century. Large and costly early printed books were being replaced by elegant, legible, portable and cheaper volumes: one could easily slip Petrarch’s poems or the 1513 Vitruvius into one’s pocket. Each printer needed to fix his own house style; at the same time the pressure to standardise language and orthography generally in Venice, the main centre for publishing, must have been enormous. Some important literary theorists, including Bembo and Trissino, were aware of these problems, not just as writers but because of ← 13 | 14 → their friendships with publishers and personal engagement with book design5.

The informal intellectual and artistic group around Leo X (1513–1521) – a reincarnation of Lorenzo de’ Medici’s circle of cultivated intimates – did not only include writers, but brought together artists, architects, antiquarians, writers and specialists on linguistic questions. Among its members were Raphael, Pietro Bembo, and Baldassarre Castiglione, as well as sophisticated patrons, like the Pope himself, Giulio de’ Medici, Cardinal Bibbiena (himself an author), and Raphael’s friend and patron, Giovanni Battista Branconio dell’Aquila, who had himself trained as a goldsmith. This privileged group, by creating bonds between figures from different fields (and different social origins), though all directly involved in the arts or literature as creators or patrons, widened the horizons of its members and furthered a more unified culture and a synoptic attitude towards artistic production of all sorts6. Indications of the dynamics of the group are the fact that Castiglione drafted Raphael’s letter to Leo X on the need to preserve Roman antiquities, the 1516 expedition of Raphael, Bembo and their friends to Tivoli and the Villa Adriana, and the close friendship between Bembo and Valerio Belli, the virtuoso crystal engraver7. Similar criteria of ← 14 | 15 → judgment were now applied to literature and to the visual arts. The presence at the papal court, not only of Florentines but of the Venetian patrician Bembo, the Mantuan Castiglione, Raphael and Bramante from Urbino, Trissino and the crystal engraver Valerio Belli from Vicenza also laid the basis for developing a less locally characterised art and architecture, once stability returned in the course of the 1530s. The new architecture of Bramante and Raphael, founded on the use of the orders and the imitation of ancient models, had developed in Rome under Julius II and Leo X, where it became fully recognised that the ancients followed fixed forms and rules in their buildings. All’ antica architecture had already been favoured in Rome from the time of Pius II and Paul II as the local style appropriate to the city. Under Julius and Leo the use of Roman architecture became a primary means of presenting the Papacy not only as a universal institution, heir to the universality of the Roman emperors, but as an important territorial state. Thus the use of the appellation OPTIMUS PRINCEPS by Leo X carried the explicit message that Leo was a new Trajan (the good Emperor), and within the erudite Roman cultural world, the eagles supporting the papal arms on the facade of Palazzo Branconio, derived from those of the base of Trajan’s column, were an equally clear allusion8. The new Roman architecture was both local and universal in character, reflecting the historic city but also addressed to the world: in fact it had the comprehensive character of the papal blessing, urbi et orbi9. An acceptance of the normative and universal character of the new architecture of Bramante and Raphael did not however exclude inventiveness and local variations, as one sees in the Florentine architecture of Michelangelo or of Vasari and Ammanati in the 1560s, or in Palladio’s fairly flexible attitude towards “variation” and invention10. ← 15 | 16 →

The Italian political context

Cultural developments and political events were inseparable in the period. The question of creating a single Italian language can be read not only as a necessity for writers, readers and printers, but as a reaction to the Italian political situation. From the French invasion of 1494 onwards Italian rulers, cities (including Rome and Florence) and their citizens had been repeatedly humiliated or abused by foreign powers or their Italian allies. The outcome of a long period of wars and disasters, culminating with the Sack of Rome (1527) and the siege of Florence (1530) was that more than half of Italy came under direct Spanish rule or the control of states allied with Spain.

Forty years of suffering progressively created a collective need for a new image, impervious to political upheavals, which could give prestige to cities, families or individuals striving to prosper in a changing world.

The situation however had improved by the 1540s. Not only had an Italian identity been better defined as a result of cultural and artistic achievements, but the clear victory of Spain, achieved at the Battle of Pavia (1525) and confirmed by subsequent events, in fact brought a measure of peace and this was not simply the result of Spanish power. A new, more complex balance of power emerged in which Spain needed the goodwill of the Papacy and Venice, the leading Italian powers, and before long that of the third important Italian state, Florence, which from being Spanish protectorate, through the political skill of Cosimo I (duke from 1537 onwards) achieved increasing strength, extension and autonomy.

Résumé des informations

Pages
262
Année
2015
ISBN (PDF)
9783035107999
ISBN (ePUB)
9783035199673
ISBN (MOBI)
9783035199666
ISBN (Broché)
9783034311328
DOI
10.3726/978-3-0351-0799-9
Langue
français
Date de parution
2014 (Décembre)
Mots clés
archéologie histoire de l¿art transition
Published
Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien, 2015. 262 p., nombr. ill.

Notes biographiques

Lorenz E. Baumer (Éditeur de volume) Frédéric Elsig (Éditeur de volume) Sabine Frommel (Éditeur de volume)

Professeur d’archéologie classique à l’Université de Genève, Lorenz E. Baumer dirige plusieurs chantiers de fouilles, entre autres à Crotone. Il a notamment publié Kult im Kleinen. Studien zu ländlichen Heiligtümern spätarchaischer bis hellenistischer Zeit. Attika - Arkadien - Argolis – Kynouria (Rahden, 2004) et Mémoires de la religion grecque (Paris, 2010). Professeur d’histoire de l’art à l’Université de Genève, Frédéric Elsig dirige le programme d’étude Peindre en France à la Renaissance. Il a notamment publié Jheronimus Bosch : la question de la chronologie (Genève, 2004) et L’arte del Quattrocento a nord delle Alpi (Turin, 2011). Directrice d’études à l’Ecole pratique des Hautes Etudes à Paris, Sabine Frommel dirige le programme d’étude Histoire de l’art de la Renaissance. Elle a notamment publié Sebastiano Serlio architetto (Milan, 1998), Primatice architecte (Paris, 2010 ; en collaboration avec Flaminia Bardati).

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