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Les enseignes traditionnelles, partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de Pékin

de Lili Du (Auteur)
©2019 Monographies XVI, 256 Pages

Résumé

Depuis son adoption de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003, la Chine a lancé au niveau national, le répertoire de son patrimoine culturel immatériel, et a élaboré, mis en action des mesures pour sa sauvegarde. Pékin, ancienne capitale des cinq dynasties, possède une source abondante du patrimoine culturel immatériel. Les vieilles enseignes pékinoises représentent un vecteur particulier du patrimoine oral, l’art de la dénomination, l’art de l’enseigne, la culture traditionnelle à travers le Confucianisme ainsi que des savoir-faire. Cependant, par rapport à la valorisation économique, la valorisation culturelle de ces entreprises a été longtemps négligée. En recourant à la formulation du patrimoine culturel immatériel, le présent travail a voulu explorer et étudier la pluralité du patrimoine immatériel des vieilles enseignes pékinoises, afin de montrer son enjeu dans le développement et la pérennité de ces enseignes ainsi que pour la préservation de la culture locale de Pékin.

Table des matières


Lili DU

Les enseignes traditionnelles,
partie intégrante du
patrimoine culturel
immatériel de Pékin

À propos de l’auteur

Lili DU, diplômée de doctorat en Études culturelles à l’Université Paul Valéry Montpellier III en 2012, enseignante à l’Université Renmin de Chine depuis 2013.

À propos du livre

Depuis son adoption de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » en 2003, la Chine a lancé au niveau national, le répertoire de son patrimoine culturel immatériel, et a élaboré, mis en action des mesures pour sa sauvegarde. Pékin, ancienne capitale des cinq dynasties, possède une source abondante du patrimoine culturel immatériel. Les vieilles enseignes pékinoises représentent un vecteur particulier du patrimoine oral, l’art de la dénomination, l’art de l’enseigne, la culture traditionnelle à travers le Confucianisme ainsi que des savoir-faire. Cependant, par rapport à la valorisation économique, la valorisation culturelle de ces entreprises a été longtemps négligée. En recourant à la formulation du patrimoine culturel immatériel, le présent travail a voulu explorer et étudier la pluralité du patrimoine immatériel des vieilles enseignes pékinoises, afi n de montrer son enjeu dans le développement et la pérennité de ces enseignes ainsi que pour la préservation de la culture locale de Pékin.

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Liste d’illustrations

Illustration 1.1 : Système de la politique culturelle extérieure de la France

Illustration 5.1 : Décomposition du caractère De

Illustration 6.1 : Devanture de l’établissement Neiliansheng 内联升

Illustration 6.2 : Bannières commerciales au quartier Qianmen 前门

Illustration 6.3 : Quanjude 全聚德, calligraphié par Qian Zilong 钱子龙 ( ?– ?)

Illustration 6.4 : Duyichu 都一处, calligraphié par l’empereur Qianlong ?

Illustration 6.5 : Tongrentang 同仁堂, calligraphié par Qi Gong

Illustration 6.6 : Yueshengzhai 月盛斋[1], calligraphié par Wu Shouceng 吴寿曾

Illustration 6.7 : Yueshengzhai 月盛斋[2], calligraphié par Chen Guangyuan 陈广元

Illustration 6.8 : Hongbinlou 鸿宾楼, calligraphié par Guo Moruo 郭沫若 (1892–1978)

Illustration 6.9 : Différents styles du caractère en écriture complexe /shū/livre←ix | x→ ←x | xi→

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Liste de tableaux

Tableau 3.1 : Les « Vieilles Enseignes de Chine » à Pékin datant des Ming (1368-1644)

Tableau 3.2 : Les « Vieilles Enseignes de Chine » à Pékin des Qing (1644-1911)

Tableau 4.1 : Dix chengyu portant le sinogramme dont le sens est positif

Tableau 4.2 : Dix chengyu portant le sinogramme dont le sens est péjoratif

Tableau 4.3 : Les vieilles enseignes pékinoises reconnues comme le PCI dont l’appellation se termine par un terme architectural

Tableau 4.4 : Les vieilles enseignes pékinoises reconnues comme le PCI qui optent pour un nom nouveau

Tableau 7.1 : Pères-fondateurs de quelques secteurs en Chine

Annexe 1 : Les vieilles enseignes inscrites sur la liste du pci de Pékin en 2006 et 2007

Annexe 2 : Changement de nom des vieilles enseignes pékinoises inscrites sur la liste municipale du pci pékinois de 2006 et 2007 pendant la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne←xi | xii→ ←xii | xiii→

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Remerciements

Ce projet de publication remonte à mes études doctorales effectuées à l’Université Paul-Valéry Montpellier III, qui se sont achevées en novembre 2012. Je tiens à remercier mon directeur de recherche, M. Patrick Doan, sans qui ce travail n’aurait pas été possible, et M. Christophe Comentale, M. Noël Dutrait, M. Guy Dugas, d’avoir accepté de lire et de juger la qualité de ce travail.

J’exprime ma profonde gratitude à M. Philippe Régeard du Cormier, Mlle. Florence Valenduc et M. Alexandre Espinet pour leur relecture de qualité et leur amitié.

Ma sincère gratitude va aussi à Mme. LIU Yehua aux Presses de l’Université Renmin de Chine dont le soutien a été indispensable pour l’aboutissement de ce projet de publication.

Je remercie enfin ma famille pour ses encouragements, son soutien total et sans condition.←xiii | xiv→ ←xiv | xv→

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Liste d’abréviations

Patrimoine culturel immatériel (PCI)

United Nations Educational Scientific and Cultural Organization (UNESCO)←xv | xvi→ ←xvi | 1→

Introduction

En entrant dans le xxie siècle, l’expression patrimoine culturel immatériel (le pci) devient un mot-clé de la presse mondiale. Cela va de pair avec la mise en place en 2003, par l’unesco, de la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » et l’engagement vigoureux des pays membres dans la cause de la sauvegarde de ce patrimoine qui alors nous était encore méconnu. En 2011, la Chine, pays signataire de la « Convention » est le pays qui possède le plus d’éléments reconnus par le pci dans le cadre d’un établissement de la liste de sauvegarde de l’unesco. La Chine a fait un parcours tâtonnant mais responsable en se réappropriant la « Convention » et en l’adaptant au contexte national quant à la sauvegarde de son patrimoine. Pékin, capitale politique, économique et culturelle de la Chine depuis les trois dernières dynasties impériales, de façon successive à partir de 1272,1 sans compter son histoire depuis l’origine, abrite le siège du Centre de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de Chine (Zhōngguó fēi wùzhí wénhuà yíchǎn bǎohù zhōngxīn 中国非物质文化遗产保护中心) depuis 2006. C’est depuis Pékin que la campagne de la sauvegarde de ce patrimoine a pris élan et s’est ensuite étendue au reste du pays.

Pékin dispose d’une source incroyablement abondante en patrimoine immatériel. Cela est dû à sa longue histoire, sa diversité démographique, sa particularité locale, et sa supériorité sur d’autres villes chinoises. Les habitants de Pékin dans l’histoire, qu’ils doivent travailler dur pour mener une existence minimum comme←1 | 2→ la classe défavorisée, qu’ils flânent et s’amusent en vivant dans l’opulence comme la noblesse, qu’ils s’affairent dans la gestion de l’État comme les lettrés ou encore la famille impériale représentée par l’empereur dont la souveraineté est incontestable, ont contribué ensemble à la construction d’un patrimoine culturel tant matériel qu’immatériel. Sur le plan matériel, Pékin représente la ville en Chine qui possède le plus de sites classés par l’unesco comme patrimoine mondial ; sur le plan immatériel, jusqu’en juin 2012, sur les 36 éléments chinois2 inclus par la « Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité » de l’unesco, Pékin en possède 9.3 Ces chiffres traduisent bien la grande richesse en patrimoine matériel et immatériel de cette ville.

Au cours de cette campagne très enthousiaste du répertoire du patrimoine culturel immatériel et, par la suite, de sa sauvegarde à Pékin, ont refait surface les vieilles enseignes, lesquelles ont beaucoup retenu l’attention. Attachées à l’histoire, à la culture et aux coutumes autochtones de Pékin, elles représentent un phénomène non seulement économique mais aussi culturel. Souvent vieilles de plusieurs siècles, elles ont survécu jusqu’à nos jours malgré le changement de régimes, et notamment le choc de plusieurs mouvements sociaux après la fondation de la Chine communiste. La cible d’attaque politique d’hier est redevenue le centre de protection et de promotion au niveau gouvernemental, cette fois grâce à la campagne de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Cela nous incite à poser des questions comme : pourquoi et comment sauvegarder les vieilles enseignes afin d’évaluer leur avenir. Avant de commencer nos recherches sur ces points-là, il semble d’abord nécessaire de nous placer dans le grand environnement international et le contexte historique de la Chine au sujet de la culture afin de comprendre l’enjeu du patrimoine culturel immatériel ainsi que sa sauvegarde à travers l’exemple des vieilles enseignes pékinoises.

La mondialisation et son impact sur la diversité culturelle

Résumé des informations

Pages
XVI, 256
Année
2019
ISBN (PDF)
9781433170027
ISBN (ePUB)
9781433170034
ISBN (MOBI)
9781433170041
ISBN (Relié)
9781433170010
DOI
10.3726/b15704
Langue
français
Date de parution
2019 (Septembre)
Published
New York, Bern, Berlin, Bruxelles, Oxford, Wien, 2019. XVI, 256 p., 11 ill. n/b, 9 tabl.

Notes biographiques

Lili Du (Auteur)

Lili DU, diplômée de doctorat en Études culturelles à l’Université Paul Valéry Montpellier III en 2012, enseignante à l’Université Renmin de Chine depuis 2013.

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Titre: Les enseignes traditionnelles, partie intégrante du patrimoine culturel immatériel de Pékin