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Le « Grundaxiom » de Karl Rahner comme paradigme du renouveau trinitaire au XXe siècle

Une relecture interdisciplinaire

de Godefroid Mukenge Kabuya (Auteur)
Thèses 798 Pages

Table des matières

  • Cover
  • Titel
  • Copyright
  • Autorenangaben
  • Über das Buch
  • Zitierfähigkeit des eBooks
  • Table des matières
  • Liste des sigles et des abréviations
  • Avant-Propos
  • Geleitwort von Karl-Heinz Neufeld
  • Préface de Karl-Heinz Neufeld
  • Geleitwort von Bernd Jochen Hilberath
  • Présentation de Bernd Jochen Hilberath
  • Introduction générale
  • Première Partie Du concept de paradigme
  • Chapitre I. Les domaines d’application du concept de paradigme
  • I.1. Du paradigme dans l’intellect humain
  • I.2. Du paradigme en grammaire et en linguistique
  • I.3. Du paradigme en philosophie
  • I.4. Du changement de paradigme en sciences103
  • I.4.1. La science normale
  • I.4.2. La science extraordinaire ou révolutionnaire
  • I.5. Le paradigme, l’interdisciplinarité et la transdisciplinarité
  • I.6. Du changement de paradigme chez Karl Rahner
  • Chapitre II. La recherche d’un nouveau paradigme pratique en Théologie
  • II.1. Le paradigme théorétique dans la pensée de Karl Rahner
  • II.2. Le paradigme transcendantal rahnérien
  • II.3. La « révolution » chez Saint Thomas d’Aquin et chez Karl Rahner
  • II.3.1. De la “révolution” philosophico-théologique de Saint Thomas d’Aquin
  • II.3.2. La « théologie de la révolution » selon Karl Rahner178
  • Chapitre III. Les présupposés philosophiques et théologiques du changement de paradigme en théologie trinitaire
  • III.1. La culture dominante dans le monde scientifique au temps de Karl Rahner : la modernité
  • III.2. Les présupposés théologiques du changement de paradigme en théologie trinitaire
  • III.2.1. Pourquoi un changement de paradigme en théologie trinitaire ?
  • III.2.2. La transcendantalité de l’homme et « la reductio in unum mysterium »
  • III.3. Le présupposé philosophico-théologique : « le tournant anthropologique »
  • III.3.1. Les avantages du tournant anthropologique
  • III.3.2. La fécondité du tournant anthropologique dans l’ensemble de la théologie
  • III.3.3. L’actualité et l’efficacité du tournant anthropologique
  • III.3.4. Les critiques et les limites du tournant anthropologique de Karl Rahner
  • III.3.5. Discussion : révisitation et évaluation critique des critiques au sujet du tournant anthropologique de Karl Rahner
  • III.3.5.1. La reconfirmation de l’importance du tournant anthropologique
  • III.3.5.2. La théologie fondamentale de Karl Rahner
  • III.3.5.3. Le « transcendantal » dans la théologie fondamentale rahnérienne par rapport au « transcendantal » kantien188
  • III.3.5.4. De l’« adæquatio intellectus et rei », l’« esse commune » et l’« esse absolutum » chez Karl Rahner
  • III.3.5.5. Le sujet transcendantal fini et l’Infini transcendant
  • III.3.5.6. Le problème de la médiation « catégoriale » : histoire et intersubjectivité
  • III.3.6. Conclusions sur les aspects critiques du tournant anthropologique
  • Deuxième Partie La révolution en théologie trinitaire : le « Grundaxiom » comme paradigme du renouveau trinitaire au XXe siècle
  • Chapitre IV. Le « Grundaxiom » comme paradigme trinitaire théorético-pratique et révolutionnaire
  • IV.1. Les propos rahnériens déclencheurs de la « révolution » trinitaire
  • IV.2. Les anomalies repérées par Karl Rahner en théologie trinitaire et leurs causes
  • IV.3. Les antécédents du « Grundaxiom » de Karl Rahner
  • IV.3.1. Les antécédents généraux : racines mystiques et charismatiques
  • IV.3.2. La concrétisation des racines mystiques et charismatiques dans la théologie de la grâce
  • IV.3.2.1. L’existential surnaturel 27
  • IV.3.2.2. L’inhabitation trinitaire dans l’homme justifié
  • IV.3.2.3. Le concept d’autocommunication de Dieu
  • IV.3.3. Les antécédents spécifiques du « Grundaxiom » dans les écrits de Karl Rahner
  • IV.3.4. Les antécédents du « Grundaxiom » dans les formulations d’autres auteurs
  • IV.3.5. Karl Barth
  • IV.3.5.1. La révélation comme racine de la doctrine trinitaire et son fondement intradivin en trois manières d’être
  • IV.3.5.2. La Trinité immanente et la Trinité économique
  • IV.4. Le « Grundaxiom » : le paradigme trinitaire révolutionnaire de Karl Rahner
  • IV.4.1. Le « Grundaxiom » en lui-même
  • IV.4.1.1. Le cas de l’Incarnation
  • IV.4.1.2. Le concept d’autocommunication de Dieu
  • IV.4.1.3. La théologie de l’Incarnation, de la Grâce et de l’Autocommunication de Dieu : bilan des propos rahnériens au sujet du « Grundaxiom »
  • IV.4.2. Les apories du concept de personne en doctrine trinitaire
  • IV.4.3. Les propositions de Karl Rahner au sujet des difficultés du concept de personne
  • IV.4.4. Conclusion sur la proposition de Karl Rahner au sujet du concept de personne en doctrine trinitaire
  • IV.4.5. Pour une compréhension de la théorie psychologique de Saint Augustin282 : son bref aperçu et la confrontation qu’en fait Karl Rahner
  • IV.4.6. Bilan des thèses nouvelles formulées par Karl Rahner dans sa théologie trinitaire
  • Chapitre V. Les critiques et la discussion
  • Introduction
  • V.1. Critiques sur les raisons de la séparation entre le « De Deo Uno » et le « De Deo Trino »
  • V.2. Réponses à Karl Rahner sur ses critiques à Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin par rapport à la possibilité de l’incarnation d’une autre Personne de la Trinité
  • V.3. Critiques au sujet du « Grundaxiom » et de l’autocommunication de Dieu
  • V.3.1. Yves Congar
  • V.3.2. Ghislain Lafont
  • V.3.3. Leo Scheffczyk, Hans Urs von Balthasar, Bruno Forte, Walter Kasper, Jürgen Moltmann, Eberhard Jüngel et Werner Löser
  • V.3.4. Le concept de personne : la conception mono-subjective et le modalisme de K. Rahner95
  • V.3.5. La théologie de la Croix : J. Moltmann, E. Jüngel et H. U. von Balthasar
  • V.3.6. Le subordinatianisme
  • V.3.7. La Doxologie et l’Eschatologie
  • V.3.8. La distinction entre la Trinité immanente et la Trinité économique doit être maintenue
  • V.4. Examen critique des critiques adressées à Karl Rahner : une discussion équilibrée
  • V.4.1. La relation entre la Trinité immanente et la Trinité économique
  • V.4.2. La Trinité comme sujet absolu et le modalisme
  • Chapitre VI. Au-delà des critiques : Karl Rahner comme acteur principal du renouveau trinitaire au XXe Siècle
  • Introduction
  • VI.1. L’acceptation du « Grundaxiom » dans le document de la Commission Théologique Internationale « Desiderium et cognitio Dei »16
  • VI.2. Rappel synthétique du projet rahnérien du départ
  • VI.3. Confirmation et réalisation du projet rahnérien au moyen des critiques : le renouveau de la théologie trinitaire au XXe siècle
  • VI.4. Karl Rahner comme acteur principal et initiateur du renouveau trinitaire au XXe siècle
  • VI.5. Le « Grundaxiom » et la reprise féministe de la nomination de Dieu-Trinité dans la théologie féministe
  • VI.6. Le « Grundaxiom » comme l’axiome fondamental de la théologie actuelle
  • VI.7. Le « Grundaxiom » compris à partir du paradigme scientifique kuhnien
  • VI.7.1. Le « Grundaxiom » comme facteur de continuité et de réactualisation de la tradition
  • VI.7.2. Le « Grundaxiom » comme nouveau paradigme-clé à la situation inquiétante du XXe siècle
  • VI.7.3. Le « Grundaxiom » comme principe formel de la systématique trinitaire
  • Chapitre VII. L’héritage rahnérien dans la théologie trinitaire systématique contemporaine
  • Introduction
  • VII.1. Du « Grundaxiom » à la rénovation du traité théologique sur Dieu
  • VII.2. Les affirmations créatrices du « Grundaxiom » et leurs critiques : sève de la révolution rénovatrice de la théologie trinitaire
  • VII.3. Du « Grundaxiom » à l’ontologie trinitaire
  • VII.4. Du « Grundaxiom » à l’insertion de la dimension ecclésiale en théologie trinitaire
  • VII.5. La « Connexio mysteriorum » et l’autocommunication de Dieu
  • VII.6. La situation en théologie trinitaire après Karl Rahner et les thèmes abordés
  • VII.7. La « Reductio in mysterium »
  • VII.8. L’expérience de Dieu
  • VII.9. L’attitude de Karl Rahner face à l’Église et à son Magistère
  • VII.10. Tentative de représentation schématico-graphique du « Grundaxiom » de Karl Rahner comme paradigme du renouveau trinitaire au XXe siècle.
  • Conclusion générale récapitulative et prospective
  • A. Récapitulation
  • B. Précisions et perspectives d’avenir
  • Postface d’Alphonse Ngindu Mushete
  • Bibliographie générale
  • Index des noms cités
  • Brève présentation de l’ouvrage en anglais et en allemand

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Liste des sigles et des abréviations

AA. VV. Auteurs variés.
art. cit. articulus citatus (article cité).
a cura di (dir.) Sous la direction de.
a. M. am Main.
Cf. confer (voir).
Ch. Chapitre.
CEV Casa Editrice Vaticana.
CICM Congrégation du Cœur Immaculé de Marie
CTI Commission Théologique Internationale.
DDB Éditions Desclée de Brouwer.
DH Denzinger Hünermann, Symboles et définitions de la foi catholique, sous la dir. de P. Hünermann (édition bilingue).
*DS H. DENZINGER – A. SCHÖNMETZER (ed), Enchiridium
Symbolorum, Definitionum et Declarationum de Rebus Fidei et
Morum, Herder, Freiburg i. Br. 197636.
DTI Dizionario Teologico Interdisciplinare.
ed. édition (éditeur).
edd (eds). éditions (éditeurs).
ed. it. édition italienne.
Eos Commentarii societatis philologae Polonorun, Wroclaw, etc., 1894-
EPU Encyclopédie philosophique universelle, t. II (Les notions philosophiques. Dictionnaire), 1990.
EDB Edizioni Dehoniane Bologna.
ESD Edizione Studio Domenicano.
et alii et les autres.
etc. et cetera.
EvTh Evangelische Theologie, München, 1934-1938, NS, 1946-1947.
FS Franziskanische Studien, Münster, etc., 1914-.
FTS Frankfurter theologische Studien, Frankfurt am Main.
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FZPhTh Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie, Freiburg, Schweiz.
GA Gesamte Ausgabe.
Hg. Herausgeber.
IBIDEM même ouvrage et même auteur.
IDEM même auteur.
i. Br. im Breisgau.
i.e./c-à-d. id est/c’est-à-dire.
KD Die kirchliche Dogmatik.
KuD Kerygma und Dogma, Göttingen, 1955-.
LEV Libreria Editrice Vaticana.
LThK Lexikon für Theologie und Kirche
Mi Milano.
n./nº numéro.
NL Niederland (Hollande/Pays-Bas).
nn. numéros.
OESA Œuvres de Saint Augustin, DDB, 1949ss.
O.p. Ordo Fratrum Prædicatorum : Ordre des Frères Prêcheurs (dominicains).
op. cit. opere citato/œuvre citée [œuvre du même auteur citéeprécédemment].
or. all. original allemand.
or. esp. original espagnol.
p. (pp.) pars/page (pages).
Path Pontificia Academia Theologica
PG Patrologie grecque de Migne.
PL Patrologie latine de Migne.
PDTC Petit dictionnaire de théologie catholique.
PUF Presses Universitaires de France.
PUG Pontificia Universitas Gregoriana.
PUL Presses Universitaires de Lille.
q. quaestio (question).
RdT Rassegna di Teologia
RSR Recherches de Science Religieuse, Paris, 1910-.
RTL Revue Théologique de Louvain.
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s. suivant (verset suivant dans les citations bibliques ou pages suivantes).
SCG Somme contre les Gentils [Summa contra Gentiles].
SCh Sources Chrétiennes.
s. d. sans date.
s. l. sans indication du lieu.
SJ. Societatis Jesu (de la Compagnie de Jésus [Jésuites]).
ss. deux versets suivants dans les citations bibliques.
sous la dir. de sous la direction de.
StdT Storia della teologia.
STh. Summa theologica [Somme de Théologie].
SW Sämtliche Werke.
SzTh Schriften zur Theologie.
t. tome.
ThEv Théologie Évangélique.
Thom Thomist. Washington, D. C, 1939-.
ThPh Theologie und Philosophie. Vierteljahresschrift für Theologie
und Philosophie Freiburg, 1966-.
ThQ Theologische Quartalschrift. (Tübingen), 1819-.
ThRv Theologische Revue.
tit.or.all. titre original allemand.
tit.or.angl titre original anglais.
tit.or.esp titre original espagnol.
trad. traduction.
trad. all. traduction allemande.
trad. fr. traduction française.
trad. it traduction italienne.
u. a. und andere (et alii = et les autres).
UUP Urbaniana University Press.
vol. volume (s).
WA TR WA (Martin Luthers Werke, Weimarer Ausgabe) Tischreden 1912-.
WiWei Wissenschaft und Weisheit. Zeitschrift für augustinisch-
franziskanische Theologie und Philosophie der Gegenwart, Freiburg.
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ZkTh Zeitschrift für Katholische Theologie, Wien, 1877-.
ZThK Zeitschrift für Theologie und Kirche, Tübingen, 1891-.

Pour certaines œuvres, et cela pour motif de clarté, on pourra recourir aux abréviations et en reprendre aussi brièvement les titres, si cela est nécessaire.

Un trait d’union après une année (par exemple : 1974-) signifie que l’édition n’est pas achevée, que la collection ou le périodique est toujours en vie.

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Avant-Propos

Le livre que vous avez devant vous est la publication, de la version un peu remaniée, de notre thèse de doctorat en théologie dogmatique, soutenue en 2012 à la Faculté de Théologie de Lugano, en Suisse. Nous voudrions ainsi remercier ici tous ceux et toutes celles qui ont eu à collaborer à son accouchement. De prime abord, nous rendons hommage à Dieu, Trinité Bienheureuse, Maître de l’Univers et Principe de tout être. Notre présente réflexion porte sur Lui, respire de Lui et en Lui, et nous conduit à Lui. À Lui, nous rendons infiniment Louange et Action de grâce pour tant de Grâces et protection dans des turpitudes et aléas de la vie.

Nos remerciements vont tout droit à son Excellence Mgr Paolo Rabitti, Archevêque Émérite de Ferrara-Comacchio. Il nous avait, de manière très exceptionnelle et inouïe, entouré de sa sollicitude paternelle, porté comme un fils et nous avait permis de parachever nos études théologiques en Italie et en Suisse. Que Dieu, qui scrute à jamais nos cœurs, les connaît parfaitement et sait voir bien au-delà de tout ce que nous pouvons dire et voir ici-bas, le comble de ses grâces abondantes et l’assiste toujours. Il a été pour nous un modèle de père. Ce livre sur la Trinité est le fruit de la vivacité de son amour. À lui, nous disons, ab imo pectore, un petit mot, pauvre et vide mais plein de sens : « merci », « grazie ». « Denken ist Danken », « penser, c’est remercier », c’est comprendre l’être comme un don et lui savoir gré, aimait dire le grand philosophe existentiel et existentialiste Martin Heidegger. Aussi nous serait-il convenable de rendre ce « merci » en portugais en lui disant « obrigado », “je me sens obligé” (de remercier). Qu’à travers Son Excellence, tout l’Archidiocèse dont il avait la charge et très spécialement le Séminaire archiépiscopal de Ferrara alors dirigé par Mgr Mario Dalla Costa, soit également remercié avec la même ampleur et les mêmes sentiments de gratitude.

Que Mgr Godefroid Mukeng’a Kalond, CICM, notre homonyme et Archevêque Émérite de l’Archidiocèse de Kananga en R. D. Congo, qui nous a tant aimé, aidé, marqué et façonné et dont la devise épiscopale est « Ut crescant » (que tous croissent de toutes manières et à tous égards), ←17 | 18→trouve ici l’expression de notre profonde gratitude. Car il n’a cessé de vouloir que nous croissions à tous égards.

Que tout le corps professoral et toutes les autorités de la Faculté de Théologie de Lugano, en Suisse et très spécialement les Professeurs DrDr Mgr Giorgio Sgubbi, Dr. Mgr Azzolino Chiappini, Dr. Manfred Hauke, Dr. André-Marie Jerumanis, Dr. Hans Christian Schmidbaur et Dr. Markus Krienke, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude pour les enseignements reçus.

Que nos anciens Professeurs de l’Université Pontificale Urbanienne de Rome, les Abbés Dr. John Egbulefu, Dr. Juvénal Ilunga Muya et Dr. Joachim Gnilka, soient remerciés du tréfonds du cœur. Le dernier est comme un père au sens fort du mot. C’est d’ailleurs lui qui nous a permis de faire le cours d’allemand à Rome et en Allemagne. Il nous a aidé de bien des manières. Et c’est aussi par son canal que nous avons eu à côtoyer certains Professeurs de l’Université de Munich (Ludwig-Maximilians-Universität) où nous avons étudié l’allemand, et le Professeur Dr. Herbert Vorgrimler (†), disciple et collègue de Karl Rahner avec qui nous avons eu la chance et l’opportunité d’échanger beaucoup sur des thèmes qui nous tracassaient. Nous aimerions aussi remercier le Prof. DrDr. Karl-Heinz Neufeld de l’Université d’Innsbruck que nous avons connu à Rome en 2004, lors du Colloque célébrant le centenaire de la naissance de Karl Rahner dont il fut l’assistant. Nous saluons ici la rapidité et la profondeur de ses réponses à nos diverses requêtes. Il nous a fourni tant d’informations claires et précises lors de nos échanges et correspondances électroniques et a aussi accepté de nous faire l’avant-propos de ce livre. Que le Prof. Dr. Peter Walter de l’Université de Fribourg ainsi que son assistant d’alors, Michael Hauber, qui a aussi travaillé sur K. Rahner soient aussi ici vivement remerciés, pour nous avoir fourni le matériel nécessaire. Nous tenons aussi à remercier le Prof. Dr. Harald Schöndorf SJ, le directeur scientifique des Archives de Karl Rahner de Munich, en Allemagne, pour nous avoir permis d’y accéder.

Nous voudrions saluer l’aide et l’encouragement du Prof. DrDr. Klaus Müller de l’Université de Münster, que nous avons connu à Bologne comme Professeur invité pour les Doctorants, à la Faculté Théologique de l’Emilia-Romagna. Il a vu naître notre réflexion et nous y a motivé.

Du Révérend Père, Prof. DrDr. Giuseppe Barzaghi, O.p., notre Professeur de Théologie trinitaire au Département de Théologie Systématique, à ←18 | 19→la même Faculté, nous avons beaucoup appris. Si nous ne l’avions pas eu comme Professeur, nous n’aurions pas entrepris d’écrire une telle œuvre sur la Sainte Trinité. Son sens de chercheur hors pair, son esprit de celui qui veut toujours aller en profondeur des choses ainsi que sa méthode dialectique aristotélico-thomiste, nous ont fasciné. Lui-même a voulu que nous les héritions et que cela devienne “l’âme et la conscience” de notre propre travail scientifique.

Toujours en Italie, mais à Florence, nous nous devons de remercier le Professeur de Théologie systématique, DrDr. Mgr Piero Coda, qui est aussi le Recteur de l’Institut Universitaire Interdisciplinaire Sophia de Loppiano. En 2008, une année durant, il nous a accompagné durant nos recherches, nous hébergeant et nous permettant de prendre part aux séminaires et discussions théologico-trinitaires qu’il organisait souvent pour les Doctorants de Sophia et des autres Universités. Et c’est lors de notre rencontre avec lui que les intuitions, de ce qui allait devenir plus tard le thème de notre livre, ont été mûries. « Grazie, Professore ».

Il y aurait un déséquilibre total dans cet avant-propos si nous ne recentrions pas les noms des Professeurs DrDr. Mgr Giorgio Sgubbi et Dr. Manfred Hauke. Le premier est à remercier à un double titre. Il fut d’abord notre Professeur de Théologie à Bologne, en Italie et, ensuite, à Lugano, en Suisse, où il fut le modérateur de notre thèse de doctorat. Le deuxième, doué d’un esprit pénétrant et d’une faculté d’observation analytique très fine, en a assuré la co-modération et nous y a aidé de bien des manières. Qu’ils en soient remerciés ici de tout cœur.

À l’Université de Stuttgart en Allemagne, nous aimerions exprimer toute notre gratitude à celui qui fut notre Professeur au Département de l’Histoire des Sciences et des Techniques, le Professeur Dr. Klaus Hentschell, pour ses sages conseils. À l’Université de Tübingen, quoi qu’ayant été inscrit en Informatique et en Philosophie, nous avons bénéficié de l’aide du Professeur émérite qui avait la Chaire de Théologie Dogmatique, le Dr. Bernd Jochen Hilberath, dont nous gardons un vif souvenir pour son aide et sa sagacité intellectuelle. Il a aussi accepté de présenter ce livre. « Vielen Dank, Herr Professor ».

Il ne nous est pas possible de nommer individuellement tous nos amis et bienfaiteurs pour leur soutien ainsi que leur amitié dont le souvenir nous restera toujours présent. Nous limitant seulement à quelques noms, ←19 | 20→nous pensons ici à Lydia Jantzen-Philipp, Ljubica Cerovac, Da Pierrette Matshipu, Adelle Bitshilualua, Ornicia Mbayi, Mbuyi Vicky, La Charmante Sylvia Tague, Assia Zoghlami, Alessandra Bel Sorriso, Don Paolo Cavallari, Don Denis Mpanga, les Révérendes Sœurs Émérence Tshibuabua et Hélène Kankolongo, les Abbés Dr. Désiré Matand, Dr. Jean-Anatole Sabw, Jean-Rémy Kokaya et Donald Charif-Fadaz, Christoph Pellmann, Albert Ngandu Shambuyi, M. Baran, L. Kellidis, G. Troia, les familles Canella Cavallari, Marco Piccioni, Di Pinto et Mari Dalla Cà, sans oublier le Révérend Abbé Prof. Dr. Alphonse Ngindu Mushete et Claude Mbalanga qui se sont investis à lire notre manuscrit. Nous pensons aussi ici à notre grand frère Dr. méd. André-Simon Kabuya et à nos chers parents, notre père Gilbert Kabuya Kabangu et surtout feu notre mère Marie Bakamubia Kabeya (†). Que le Seigneur les bénisse tous pour tant de gestes de générosité, d’affection maternelle, paternelle, fraternelle et même de fraternisation.

Enfin, à tous ceux qui liront, critiqueront et réviseront objectivement cette esquisse, nous leur disons, dès à présent : “merci”. Pour que le secret et la richesse inépuisables du mystère salvifique de Dieu, parviennent à être pénétrés davantage, nous les encourageons à viser haut, à aller plus loin. Certains auteurs ont coutume de conclure leurs “Avant-propos” avec ce souhait : “À Dieu, cher lecteur”.

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Geleitwort von Karl-Heinz Neufeld

Karl Rahner selbst hat immer wieder Vor- und Geleitworte zu ganz unterschiedlichen Veröffentlichungen geschrieben und dadurch versucht, zur Aufmerksamkeit für Menschen und Sachanliegen einzuladen. Dass er dabei besonders oft Doktoranden und jungen Wissenschaftlern half, mit ihren Ergebnissen und Beiträgen Zugang zum wissenschaftlichen Austausch zu gewinnen und diesen angesichts der Unsicherheiten der modernen Welt auf das nötige „aggiornamento” auszurichten, lässt sich leicht feststellen, wenn man einen Überblick zu seinen Veröffentlichungen dieser Art zu gewinnen sucht. Freilich sind diese Worte selbst von einer großen Vielfalt; von einer freundlichen Empfehlung reichen sie bis zu Beiträgen Rahners zur jeweils angesprochenen Sache, aber auch zu Ansätzen zur Auseinandersetzung mit kritischen Fragen und Ergänzungen.

Gewiss hätte er der Untersuchung von Godefroid Mukenge Kabuya über die aktuelle Diskussion um das Geheimnis der Dreifaltigkeit ein Geleitwort nicht versagt, wenn er sich auch oft zurückhielt, sobald es um Versuche von Stellungnahmen zu seinen eigenen Beiträgen ging. Er wollte die Freiheit anderer nicht beeinträchtigen und rechnete auf ihre faire Einstellung und Verantwortung, aber auch auf das sachliche Gewicht von deren Reflexion und Argumentation. Bloße äußere Empfehlungen können da nichts ändern.

Nun hat K. Rahner im herkömmlichen Sinn nie den Traktat über den Drei-Einen Gott in der theologischen Lehre von Vorlesungen und Seminaren zu behandeln gehabt. Deshalb bleibt sein Beitrag „Der dreifaltige Gott als transzendenter Urgrund der Heilsgeschichte” (SW 22, 1, 512-628) zunächst ein Text, mit dem er auf die Einladung der Herausgeber des Sammelwerkes „Mysterium Salutis” einging, um wegen der Herausgabe in mehreren Sprachen und der erhofften internationalen Bedeutung ein Unternehmen zu fördern, das bei abnehmenden Lateinkenntnissen die klassischen Lehrbücher in der Übergangszeit vom Zweiten Vatikanischen Konzil ersetzen und Anregungen für lebendige weitere theologische Arbeit bereitstellen sollte. Die Internationalität war ihm wichtig.

Für ihn indes ging es vor allem um den christlichen Begriff, ja zuvor um die christliche Erfahrung Gottes in Verbundenheit und Eigenheit mit ←21 | 22→anderen religiösen Erscheinungen, wie das auf dem Konzil angesichts anderer Konfessionen und Religionen, aber gerade auch dem Atheismus der Neuzeit aktuell geworden war. Der Dialog mit allen Menschen guten Willens drängte dazu, das Gemeinsame der unterschiedlichen Traditionen herauszustellen, was Christen zugleich dazu einlud, sich des Gottes und Vaters Jesu Christi in seiner entscheidenden Eigenheit tiefer und lebendiger zu vergewissern. Der Glaube an diesen Gott bot einen so starken Halt, dass ein echter Dialog möglich schien, der auch weiterführen konnte.

Dieser Gott ist Mysterium, Geheimnis, eine Wirklichkeit, um die Rahners Leben und Denken bis zuletzt bemüht war. Adoro te devote, latens Deitas, ich bete dich an, verborgene Gottheit; diese Worte des Aquinaten greift er auf, um der damit bezeichneten Wirklichkeit näher zu kommen und sie nicht an den Rand, in die Gewohnheit oder gar Vergessenheit abgleiten zu lassen. Das war ja weitgehend der Fall für die Wahrheit des Drei-Einen Gottes in der früheren Theologie. Doch kann es auch anders sein, weil sich dieser Gott durch seinen Umgang mit der Welt und mit uns auf seine Weise zu erkennen gegeben hat. Selbstmitteilung Gottes, Selbstgabe Gottes. Sich darauf zu besinnen, hat Rahner immer wieder eingeladen und dazu Wege vorgeschlagen, die lange verstellt und vergessen waren. Ob man das als Paradigmenwechsel bezeichnen und diskutieren will, mag offen bleiben.

Die Untersuchung hier macht dafür im Rückgriff auf ein breites Spektrum theologischer Beiträge weit über den nur deutschen Sprachraum hinaus manches geltend und zeigt, wie wichtig heute der Blick über Grenzen hinaus ist, die sich als willkürliche Hindernisse für Austausch und Klärung erweisen und gerade jetzt erneut an Macht zu gewinnen scheinen. Der Dialog stockt dann schnell, und der Rückzug in die eigene Selbstzufriedenheit wird immer mehr zur Gefahr. Dem wird nur entgehen, wer bereit ist, sich in die Wahrheiten von Evangelium und Glaube zu vertiefen und sie im Blick auf die Anschauungen anderer Zeitgenossen in den Dialog einzubringen, um des Friedens und um des Zusammenlebens in dieser Welt willen.

Wenn Gott nicht nur uns, sondern allen als Schöpfer begegnet, man mag das bezeichnen, wie man es kann, und wenn er das ausdrücklich werden lässt im Wort des Evangeliums sowie in seiner fortwährenden Gegenwart, die einlädt und nicht zwingt, dann hat Zuversicht und Hoffnung einen Grund, dass diese Welt nicht nur äußerlich und oberflächlich zusammenwächst, sondern dass sie aus ihrer inneren Erfahrung heraus den Menschen etwas ←22 | 23→mitgibt, das auf Gemeinsamkeit im Füreinander und Miteinander angelegt ist.

So kann das Grundaxiom trinitarischer Theologie lebendig erfahren werden in dem Auftrag, der uns aus der Begegnung mit dem Gott Jesu Christi erwächst und dessen Umsetzung uns und unserer Welt eine Hoffnung schenkt, die sich sonst in der aktuellen Lage kaum erwarten lässt. Der Umgang damit allerdings verlangt entsprechend sorgsame Aufmerksamkeit, damit nicht diese Wahrheit ganz entgegen dem, was sie uns nahebringt und ermöglicht, selbst zum Hindernis und zur Instanz gegen das Zusammenfinden wird. Die Kirche hat lange gebraucht, diese Wahrheit auszuformulieren und noch länger, sie in dem Sinn zu verstehen, den wir als Chance zu begreifen ahnen.

Wenn ein Afrikaner sich im 21. Jahrhundert dem Beitrag Karl Rahners zuwendet und daraus einen positiven Impuls zu gewinnen sucht für christliches Leben und Denken nicht zuletzt in seiner Heimat, die sich seit dem Zweiten Vatikanischen Konzil und dem Leben Rahners seit Jahrzehnten weiter entwickelt hat, dann natürlich auch in der Perspektive, christliche Wahrheit lebendig für Verhältnisse fruchtbar werden zu lassen, die nicht einfach die des Konzils oder Rahners sind. Dass diese Wirkung von Evangelium und Glaube erwartet werden kann, hat seinen Grund zuerst und vor allem in dem lebendigen Gott, der seine Lebendigkeit im Umgang mit der Welt die Menschen erfahren lässt. Der Mensch freilich kann daran vorbeilaufen und sich die Bedeutung dessen verstellen, was ihm begegnet.

In seinen zahllosen Gebeten hat Karl Rahner deutlich gemacht, wie er selbst sein eigenes Suchen und Fragen nach dem Gott Jesu Christi vor allem gelebt hat. Wie wenige seiner Zeitgenossen sonst hat er andere einen Blick tun lassen in sein inneres Glaubensleben, in dem es um die rechte Offenheit für den sich sagenden und schenkenden Gott ging. Genau in dieser Suche und in diesem Fragen hat er viele bewegen können, mit ihm zu gehen und oft mit seinen Formeln diesem Suchen und Fragen Ausdruck zu geben. Mag sein, dass seine Formeln mit der Zeit an dieser Kraft verlieren, es bleibt, dass überzeugende Theologie aus Evangelium und Glaube als persönlicher Überzeugung erwachsen, deren Ausdrücke sich lebendig weiter entfalten.

Davon in seiner Untersuchung etwas angesprochen zu haben, wird der Leser Godefroid Mukenge Kabuya danken. Zu wünschen ist, dass dieser Beitrag gerade auch unter ganz anderen geographischen und zeitlichen ←23 | 24→Bedingungen Zeugnis gebe für eine Wahrheit, die auch unserer Welt Zuversicht und Zukunft schenken will. Im Einzelnen ist diese kommende Wirklichkeit verborgen; wir gehen gleichwohl auf sie zu und wissen, dass ihr konkretes Aussehen auch von uns und unseren Entscheidungen mitbestimmt sein wird und dass deshalb manches davon abhängt, dass wir das recht tun.

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Préface de Karl-Heinz Neufeld

Karl Rahner lui-même a écrit à plusieurs reprises des préfaces et des avant-propos pour des publications tout à fait diverses et a donc essayé d’inviter les gens à prêter attention aux personnes et aux problèmes matériels. Le fait qu’il a particulièrement souvent aidé des doctorants et des jeunes scientifiques à avoir accès à l’échange scientifique avec leurs résultats et leurs contributions, et à les orienter vers l’ „aggiornamento” nécessaire face aux incertitudes du monde moderne, peut être facilement appréhendé quand on essaie d’avoir un aperçu de ses publications de ce genre. Certes, ces mots eux-mêmes sont d’une grande variété : ils vont d’une recommandation amicale et s’étendent aux contributions de Rahner à la question concernée ou demandée, mais également aux approches permettant de traiter des questions critiques et des ajouts.

Il n’aurait certainement pas refusé d’écrire une préface à la recherche de Godefroid Mukenge Kabuya sur le débat actuel autour du mystère de la Trinité, même s’il s’est souvent abstenu de tenter de commenter ses propres contributions. Il ne voulait pas porter atteinte à la liberté des autres et comptait sur leur attitude juste et leur responsabilité, mais aussi sur le poids factuel de leur réflexion et de leur argumentation. Des simples recommandations externes ne peuvent rien changer.

Or, conventionnellement, dans son enseignement théologique des conférences et des séminaires, K. Rahner n’a jamais eu à s’occuper du traité sur le Dieu Un et Trine. C’est pourquoi sa contribution « Le Dieu Trinité. Fondement transcendant de l’histoire du salut » (SW 22, 1, 512-628) reste d’abord un texte avec lequel il a répondu à l’invitation des éditeurs de l’ouvrage collectif “Mysterium Salutis”, afin de promouvoir, par la publication en plusieurs langues et la portée internationale souhaitée, une entreprise qui, avec une connaissance décroissante du latin, devait remplacer les manuels classiques pendant la période transitoire du Concile Vatican II et stimuler ainsi davantage la poursuite des travaux théologiques vivants. L’internationalité était pour lui importante.

Pour lui, cependant, il s’agissait avant tout du concept chrétien, mais surtout de l’expérience chrétienne de Dieu dans la solidarité et la particularité ←25 | 26→avec d’autres phénomènes religieux, car cela était devenu d’actualité au Concile en raison des autres confessions et religions, mais surtout de l’athéisme des temps modernes qui était devenu actuel. Le dialogue avec tous les hommes de bonne volonté a incité à mettre l’accent sur les points communs des différentes traditions, ce qui a en même temps invité les chrétiens à être plus profondément et plus vivement convaincus du Dieu et Père de Jésus-Christ dans sa particularité décisive. La foi en ce Dieu offrait une emprise si forte qu’un véritable dialogue semblait possible et pouvait se poursuivre.

Ce Dieu est un “Mysterium”, un mystère, une réalité que la vie et la pensée de Rahner recherchaient jusqu’à la fin. Adoro te devote, Latens Deitas, je t’adore, divinité cachée. Il recourt à ces paroles de l’Aquinate pour se rapprocher de la réalité ainsi désignée, et pour ne pas les laisser glisser à la limite, dans des habitudes ou même dans l’oubli. C’était en grande partie le cas pour la vérité du Dieu Un et Trine dans la théologie antérieure. Mais cela peut aussi être différent, parce que ce Dieu s’est révélé à travers ses relations avec le monde et avec nous à sa manière. Autocommunication de Dieu, don de soi de Dieu. Pour rappel, Rahner a, à plusieurs reprises, invité les gens à réfléchir à cette question et suggéré des méthodes qui avaient été obscurcies et oubliées depuis longtemps. Que l’on veuille bien décrire et discuter de cela comme d’un changement de paradigme peut rester ouvert.

La présente recherche recourt à un large éventail de contributions théologiques bien au-delà des seuls pays germanophones et montre combien il est important aujourd’hui de regarder au-delà des frontières, qui s’avèrent être des obstacles arbitraires aux échanges et à la clarification et semblent reprendre du pouvoir à l’heure actuelle. Le dialogue s’arrête alors rapidement et le repli sur soi-même devient de plus en plus dangereux. Seuls pourront en sortir ceux qui sont prêts à s’immerger dans les vérités de l’Évangile et de la foi et à les engager, à la lumière des points de vue d’autres contemporains, dans le dialogue pour le bien de la paix et de la vie commune dans ce monde.

Si Dieu nous rencontre non seulement nous, mais nous tous en tant que créateurs, nous pouvons le décrire comme nous le pouvons. Et s’il le rend explicite dans la Parole de l’Évangile et dans sa présence continuelle, invitante et non contraignante, alors il y a une raison de confiance et d’espérance que ce monde ne se développe pas seulement ensemble extérieurement ←26 | 27→et superficiellement, mais qu’à partir de son expérience intérieure, il donne aux gens quelque chose qui est conçu pour être en commun les uns pour les autres et pour être ensemble.

De cette manière, l’axiome fondamental de la théologie trinitaire peut être expérimenté de manière vivante dans la mission qui naît de la rencontre avec le Dieu de Jésus-Christ et dont la réalisation nous donne, à nous et à notre monde, une espérance à laquelle il serait difficile de s’attendre dans la situation actuelle. Cependant, y faire face nécessite une attention particulière, afin que cette vérité, contrairement à ce qu’elle nous enseigne et nous permet de faire, ne devienne pas un obstacle ni un exemple empêchant de se réunir. L’Église a mis beaucoup de temps à formuler cette vérité, et encore plus à la comprendre dans le sens où nous l’annonçons comme une opportunité.

Si un Africain se tourne vers la contribution de Karl Rahner au XXIe siècle et cherche à susciter une impulsion positive pour la vie et la pensée chrétiennes, notamment dans son pays natal, qui s’est développé depuis le Concile Vatican II et la vie de Rahner pendant des décennies, alors naturellement aussi dans le but de rendre la vérité chrétienne féconde dans des circonstances qui ne sont pas simplement celles du Concile ou de Rahner, le fait que cet effet puisse être attendu de l’Évangile et de la foi a sa raison d’être d’abord et avant tout dans le Dieu vivant, qui laisse les gens expérimenter sa vivacité dans les rapports avec le monde. Cependant, l’homme peut naturellement passer à côté et mal évaluer le sens de ce qu’il rencontre.

Dans ses innombrables prières, Karl Rahner a montré clairement comment il avait lui-même avant tout vécu sa propre recherche et ses questions sur le Dieu de Jésus-Christ. Comme peu de ses contemporains, il a laissé les autres se plonger dans sa vie intérieure de foi, qui portait sur la juste ouverture au Dieu qui se dit et se donne. Exactement dans cette recherche et sur ces questions, il a pu mouvoir beaucoup (de gens) pour aller avec lui et souvent pour donner expression à cette recherche et à ces questions avec ses formules. Il se peut que ses formules perdent cette force avec le temps, mais il n’en demeure pas moins qu’une théologie persuasive (naît et) évolue à partir de l’Évangile et de la foi en tant que conviction personnelle, dont les expressions continuent à se développer de façon vivante.

Le lecteur sera reconnaissant à Godefroid Mukenge Kabuya pour avoir abordé cette question dans ses recherches. Il faut espérer que cette ←27 | 28→contribution, surtout dans des conditions géographiques et temporelles très différentes, témoignera d’une vérité qui veut aussi donner une confiance et un avenir à notre monde. En détail, cette réalité à venir est cachée ; néanmoins, nous l’abordons et savons que son apparence concrète sera également déterminée par nous et nos décisions et que, par conséquent, certaines choses dépendent de notre volonté de faire ce qui est juste.

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Geleitwort von Bernd Jochen Hilberath

Die Arbeiten zu Karl Rahners Trinitätstheologie, den Schlüsselbegriffen und vor allem zu dem von ihm so genannten Grundaxiom sind fast unüberschaubar geworden, wenn auch – der Digitalisierung sei Dank – erfassbar. Weshalb also noch eine weitere wissenschaftliche Untersuchung? Zunächst einmal ist die Auseinandersetzung mit Rahners Theologie eine hervorragende „Fingerübung” für wissenschaftlich ambitionierte Theologinnen und Theologen.

Eine weitere einschlägige Monographie ist freilich erst dadurch gerechtfertigt, dass nach wie vor Diskussionsbedarf herrscht, ist doch das Rahnersche Grundaxiom immer noch, gerade unter einschlägig ausgewiesenen Fachleuten, umstritten. Dabei kann das aus dem Blick geraten, was Godefroid Mukenge Kabuya einen Paradigmenwechsel nennt: die grundsätzliche Neuorientierung der Trinitätstheologie, an der Karl Rahner wesentlichen Anteil hat.

Es geht um den dezidiert theologischen Ansatz der Trinitätstheologie, der von der Reflexion auf die Erfahrungen der (Heils)Geschichte ausgeht. Wenn Offenbarung Selbstmitteilung Gottes ist – eine letztlich auf Hegel zurückgehende, ebenfalls umstrittene Konzeption –, dann ist es legitim, das Gottesverständnis von der geschichtlichen Offenbarung her, von der „ökonomischen (heilsgeschichtlichen) Trinität” zu entwickeln. Dann kann Gott „in sich” (das meint: immanente Trinität) nicht völlig anders sein als in seiner geschichtlichen Offenbarung.

Freilich behauptete nicht zuletzt der Theologe der lateinischen Kirche, nämlich Thomas von Aquin, dass wir nicht wissen, was Gott ist, dass uns sein Wesen entzogen bleibt. Allerdings kann der Aquinate dann doch einiges über Gott aussagen, und damit deutet sich die Spannung an, in der zumindest christliche – ich meine: jede religiöse – Rede von Gott steht. Sie lässt sich als „docta ignorantia”, als „nichtwissendes Wissen”, als „theologia negativa” fassen. Das gilt auch für die Aussagen bezüglich der ökonomischen Trinität. Rahner ist sich dessen bewusst.

Allerdings haben einige Kritiker das „und umgekehrt” in Rahners Axiom vernachlässigt, übersehen oder nicht ernst genommen: „Die ökonomische ←29 | 30→Trinität ist die immanente Trinität und umgekehrt”. Die heilsgeschichtliche Trinität ist nämlich nur deshalb als Trinität anzusprechen, weil sie als die Offenbarung des dreieinen Gottes verstanden wird. Die ökonomische Trinität eröffnet den Zugang zum Gottesverständnis, die immanente begründet diesen Zusammenhang.

So enthält die ökonomische Trinität, besser: unser Reden von der heilsgeschichtlichen Offenbarung des dreieinen Gottes, keineswegs alles, was von Gott zu sagen ist, als ob Gott nicht „mehr” sei. So gilt, dass auch hier wie in all unserem Reden von Gott bewusst bleiben muss, dass es unser Reden, dass es unsere Bilder und Begriffe sind, wenn wir von Gott und zu Gott reden. Das ist „eigentlich” selbstverständlich, wird aber wie so manche Selbstverständlichkeit in der religiösen Alltagsrede und im theologischen Diskurs ausgeblendet oder gar nicht erst bewusst.

Fachtheologische Arbeiten tun gut daran, dies in Erinnerung zu rufen. Dafür ist Karl Rahner ein höchst geeigneter Referenzautor, wie die hier vorliegende Dissertation zeigen kann.

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Présentation de Bernd Jochen Hilberath

Les travaux sur la théologie trinitaire de Karl Rahner, les concepts-clés et surtout sur ce qu’il appelle lui-même l’axiome fondamental, sont devenus quasiment ingérables, même si – grâce à la numérisation – ils peuvent être saisis ou repérés. Alors, pourquoi une autre recherche scientifique ? Tout d’abord, parce que la confrontation avec la théologie de Rahner est un excellent “exercice de doigt” pour les théologiennes et les théologiens scientifiquement ambitieux.

Une autre monographie pertinente n’est bien sûr justifiée que par le fait qu’il y a encore un besoin de discussion, puisque l’axiome fondamental de Rahner est toujours controversé, en particulier parmi les experts du domaine qualifiés et désignés comme tels. Ce faisant, on peut perdre de vue ce que Godefroid Mukenge Kabuya appelle un changement de paradigme (Paradigmenwechsel) : la réorientation fondamentale de la théologie trinitaire, dans laquelle Karl Rahner a une part essentielle.

Il s’agit de l’approche résolument théologique de la théologie trinitaire, qui part de la réflexion sur les expériences de l’histoire du Salut. Si la révélation est l’autocommunication de Dieu – une conception finalement dérivée de Hegel, laquelle est également controversée – alors il est légitime de développer la compréhension de Dieu à partir de la révélation historique, de la Trinité « économique (historico-salvifique) ». Alors Dieu “ en Lui-même ” (signifiant Trinité immanente) ne peut être complètement différent que dans Sa révélation historique.

Bien sûr, le théologien de l’Église latine, à savoir Thomas d’Aquin, a affirmé que nous ne savons pas ce qu’est Dieu, que son essence reste retirée de nous (que nous sommes privés de sa nature). Cependant, l’Aquinate peut alors encore dire beaucoup de choses sur Dieu, et cela indique ainsi la tension dans laquelle au moins le discours chrétien – je veux dire chaque discours religieux – sur Dieu s’enracine. Il peut être considéré comme “docta ignorantia”, comme “savoir ignorant”“, comme “theologia negativa”. Cela vaut également pour les déclarations concernant la Trinité économique. Rahner en est conscient.

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Cependant, certains critiques ont négligé, perdu de vue ou n’ont pas pris au sérieux le “et vice versa” (“und umgekehrt”) dans l’axiome de Rahner : « la Trinité économique est la Trinité immanente et vice-versa ». Car la Trinité historique du Salut ne doit donc être uniquement appelée Trinité que parce qu’elle est comprise comme la révélation du Dieu trinitaire. La Trinité économique ouvre l’accès à la compréhension de Dieu et la Trinité immanente justifie ou fonde cette connexion.

Ainsi, la Trinité économique, mieux, notre discours sur la révélation du Dieu trinitaire dans l’histoire du salut ne contient en aucun cas tout ce qui peut être dit de Dieu, comme si Dieu n’était pas “plus”. Il est donc vrai qu’ici aussi, comme dans tous nos discours sur Dieu, nous devons rester conscients que ce sont nos discours, que ce sont nos représentations et nos concepts, lorsque nous parlons de Dieu et à Dieu. Ceci est “en réalité” un fait évident, mais, comme dans beaucoup d’autres cas, il disparaît dans le discours religieux de tous les jours et dans le discours théologique, ou même inconsciemment.

Les travaux théologiques scientifiques font bien de le rappeler. Pour cela, Karl Rahner est un auteur de référence très approprié, comme le montre la thèse ici présentée.

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Introduction générale

Si en 1985 Bruno Forte décrivait la situation de la théologie trinitaire comme un passage qui devait encore être accompli, allant de l’« exil trinitaire » à un « retour à la “patrie trinitaire” »1, aujourd’hui, grâce à toute une école herméneutique qui s’est formée au lendemain de la formulation de l’axiome fondamental rahnérien (le Grundaxiom)2, on parle de la sortie du dogme trinitaire de l’isolement splendide3. Il s’agit, en termes clairs, d’un retournement de la situation : en ces dernières décennies, ce « lieu théologique » est devenu l’un des plus courus, au monde académique. On ne compte plus les ouvrages et les articles qui lui sont consacrés. C’est au point qu’un auteur s’alarme même d’un excès qui pourrait l’obscurcir au lieu de l’éclairer4 ! Aussi ce nombre croissant de publications oblige-t-il de parler aujourd’hui d’un dépassement de « l’isolement splendide » et de la renaissance de la théologie trinitaire5.

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En effet, L. F. Ladaria note ceci : « On peut affirmer de façon indubitable qu’il faut reconnaître à Karl Rahner le mérite de placer l’axiome fondamental au centre de la théologie trinitaire […]. L’axiome fondamental, qui a donné un grand élan à la rénovation du traité théologique sur Dieu. C’est peut-être sa plus grande contribution dans ce domaine concret de la réflexion chrétienne »6. G. J. Zarazaga, de son côté, écrit : « Son axiome fondamental, sa conception d’un Dieu qui s’ouvre en autocommunication amoureuse, en invitant tout l’univers à participer à la communion d’amour que Lui-même est, ont donné un énorme élan à la théologie trinitaire »7. C’est pourquoi, « l’attention rénovée dédiée à la thématique trinitaire est sûrement l’un des éléments qui caractérisent le panorama de la production théologique de ces dernières années »8.

Est-ce à dire qu’il n’y a plus rien à trouver sur le plus grand mystère de la foi chrétienne ? Non, assurément non. La connaissance humaine de Dieu est inépuisable. Qui peut se targuer d’en avoir fini avec la question de Dieu, de son mystère insondable ? D’ailleurs, plus nous approfondissons son mystère, plus nous nous rendons compte de son immensité. Aussi K. Rahner nous suggère-t-il que Dieu est d’ailleurs toujours et déjà Lui-même Mystère Incompréhensible9. « Sans doute – s’en explique Saint Thomas d’Aquin – ←34 | 35→Dieu est simple, et l’on ne veut pas signifier par-là que quelque chose de lui ne soit pas vu ; on entend que lui-même n’est pas vu aussi parfaitement qu’il est visible »10. À en croire K. Rahner, l’incompréhensibilité de Dieu n’est pas un propos qui s’inscrit en marge ni au terme des voies de la théologie ; elle est plutôt ce qui anime et accompagne tout travail théologique. Dans ce sens, l’inépuisabilité de Dieu constitue la condition même du dépassement de soi de l’esprit humain dans la connaissance et dans l’amour. Car, sans cet horizon, sans cette finalité d’accomplissement intégral que Dieu constitue dans son incompréhensibilité, le projet humain se heurterait à une limite impénétrable et l’esprit humain (ou le travail théologique lui-même) se refermerait, n’ayant plus de profondeurs à sonder11. La théologie n’oublie pas l’incompréhensibilité à l’ombre de laquelle elle cherche à approcher Dieu12.

Entendez le témoignage de Saint Thomas d’Aquin : « Tel est le point ultime de la connaissance humaine de Dieu, qu’elle sait qu’elle ne sait rien de Dieu »13. L’opinion de Saint Thomas est à lire avec le commentaire suivant : « Quand il s’agit des objets plus élevés, la plus grande allégresse consiste à pouvoir en percevoir quelque chose, même si cette vue est faible et bornée »14.

On le voit, le mystère de la Très Sainte Trinité défie l’intelligence humaine. K. Rahner nous rapporte qu’un jour Saint Thomas d’Aquin, à la fin de sa vie, après avoir beaucoup écrit sur Dieu, revint bouleversé de l’autel, rangea son écritoire et dit à ceux qui, avec crainte, l’interrogeaient sur le sens de ←35 | 36→ce qu’il avait écrit sur Dieu : « Tout ce que la théologie dit, par rapport à l’Indicible de qui elle veut s’occuper, n’est que paleae, de la paille »15.

Retenons aussi l’opinion de M. Luther à ce sujet : « Nous sommes des mendiants. Hoc est verum »16 (Ceci est vrai), écrit le grand Réformateur. Notre appareil conceptuel que nous utilisons pour parler de Dieu, parce que limité spatio-temporellement, fait que notre discours sur Dieu soit analogique17. Ainsi, chaque fois que nous parlons de Dieu, il y a et reste ←36 | 37→toujours quelque chose à dire. Dans cette logique, parce qu’immense et insondable, le mystère de Dieu, croyons-nous, ne s’éclairera, d’une part et davantage, qu’avec de nombreux apports qui ne sont, chacun de son côté, que comme des goûtes d’eau dans l’océan du grand Mystère de Dieu. Mais, d’autre part, mises ensemble, elles peuvent contribuer à la quasi-formation du même océan, et dans notre cas, à la « quasi-explication » et redécouverte du mystère de Dieu, du Dieu Trinité. Le mystère de Dieu et du don de Dieu aux hommes dépasse toujours les simples capacités de la raison. Celle-ci ne peut jamais épuiser les données. Elle doit accepter de ne pouvoir tout déduire ni prouver a priori, ce qui est sa pente propre. Il s’agit donc d’une certaine intelligence des choses de la foi, plutôt que d’une compréhension totale, dans la mesure où ce mot exprime l’acte d’une saisie qui embrasse le tout de ces choses. Nos efforts humains ne cherchent donc pas à saisir Dieu, mais orientent en Sa direction, en la direction de la Vérité. Car tout ce qui est cru doit encore s’accomplir jusqu’à la fin de l’histoire.

Cela étant, le but que nous nous assignons, entre autres, dans cet ouvrage est clair. Il est celui de montrer que, quoi qu’il ait été critiqué, d’une part, par beaucoup de théologiens, l’axiome fondamental de K. Rahner peut, d’autre part, s’inscrire dans le cadre d’une théologie du dialogue et communicative. Une théologie qui a, en effet, permis − comme l’affirment d’ailleurs les auteurs précités au sujet de la contribution principale de K. Rahner − le renouveau trinitaire au moyen, justement, des discussions et débats, des dialogues et échanges fructueux entre théologiens catholiques, protestants et orthodoxes et cela de manière critique et non critique.

Et cette théologie du dialogue − du moins pour ce qui nous concerne ici − a vu le jour, dans ce domaine précis de la théologie trinitaire, grâce justement, redisons-le, au déclenchement y amorcé par K. Rahner avec son ←37 | 38→Grundaxiom. Mais cette théologie fut nécessairement entreprise, faite et réalisée par beaucoup d’autres théologiens avec lui. Ainsi l’apport de chacun d’eux a pu contribuer au ressourcement trinitaire18, mieux au renouveau trinitaire du XXe siècle, renouveau dont les prolongements et les retombées se font encore sentir de nos jours, au XXIe siècle. De cette manière, il nous sera aisé et légitime d’affirmer que tous ces théologiens, avec K. Rahner comme chef d’orchestre, n’ont fait que « découvrir le Dieu Trinité en dia-loguant (“dia-logando”)19 ». Et cela fonde en raison la vérité selon laquelle Dieu qui s’est fait chair, s’est donné et dit comme Logos ou Verbe aux hommes, veut qu’il soit aussi verbalisé, raisonné ou dit par eux, entre eux et au milieu d’eux, comme Parole à faire résonner, au moyen du dialogue20 ←38 | 39→(en discutant, en parlant, en échangeant et cela même de manière interdisciplinaire, critique et non critique…), pour être mieux re-découvert inter- et transdisciplinairement21.

Résumé

Depuis le vingtième siècle, la réflexion sur la théologie trinitaire s'est renouvelée. Bien que de nombreux théologiens aient contribué à ce renouveau, un crédit peut en être attribué à K. Rahner, qui a ouvert de nouvelles perspectives approfondies en proposant une nouvelle théologie trinitaire basée sur le « Grundaxiom ». Plus qu'aucun de ses confrères théologiens contemporains, il remarqua l'importance marginale que la doctrine trinitaire avait depuis longtemps et s´employa à déclencher un élan qui emporterait son histoire vers des développements nouveaux. Convaincu que K. Rahner lui-même a utilisé le concept de paradigme et défendu une théologie de la révolution non violente, qui devrait commencer par l'expérience concrète de l'Église et avoir un impact sur la théologie dans son ensemble, l'auteur adopte, dans une approche interdisciplinaire, le concept de paradigme comme concept directeur. Il l´explique du point de vue de différentes disciplines et aboutit au paradigme transcendantal de K. Rahner, dont il discute objectivement les critiques. À base d´une description diachronique et synchronique, de diverses contributions progressives d'innombrables théologiens, dans leurs dialogues avec K. Rahner, mais surtout influencés par son « Grundaxiom », l´auteur épouse également le dialogue comme mode opératoire fondamental pour faire avancer et construire la théologie trinitaire. Le livre contient aussi une représentation graphique et est bien organisé en tant qu'outil pédagogique. Il présente un grand intérêt pour le monde tant religieux qu´académique, chercheurs, étudiants et professeurs, mais également pour tous ceux qui cherchent à approfondir leur compréhension de ce plus grand mystère de la foi chrétienne : la Trinité.

Résumé des informations

Pages
798
ISBN (PDF)
9783631783481
ISBN (ePUB)
9783631783498
ISBN (MOBI)
9783631783504
ISBN (Livre)
9783631781715
Langue
Français
Date de parution
2019 (Juillet)
mots-clé
orientation paradigmatique conversion reconversion Grundaxiom rahnérien renouveau trinitaire XXe siècle XXIe siècle Karl Rahner
Published
Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Warszawa, Wien, 2019. 798 S., 1 farb. Abb.

Notes biographiques

Godefroid Mukenge Kabuya (Auteur)

Godefroid Mukenge Kabuya est né en République Démocratique du Congo (RDC). Il est docteur en Théologie (Suisse) et spécialiste en langues néo-latines et en recherches inter- et transdisciplinaires. Il a étudié au Petit et au Grand Séminaires de Kabwe (RDC), à l´Université Pontificale Urbanienne de Rome, à la Faculté Théologique dell´Emilia-Romagna de Bologne (Italie), à la Faculté de Théologie de Lugano (Suisse), à l´Université de Stuttgart et à l´Université de Tübingen (Allemagne), où il est actuellement (2019) inscrit comme doctorant en philosophie.

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Titre: Le « Grundaxiom » de Karl Rahner comme paradigme du renouveau trinitaire au XXe siècle