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Phraséologie et stylistique de la langue littéraire Phraseology and Stylistics of Literary Language

Approches interdisciplinaires Interdisciplinary Approaches

by Ludwig Fesenmeier (Volume editor) Iva Novakova (Volume editor)
Edited Collection 376 Pages

Summary

Les contributions à cet ouvrage s’appuient, toutes, sur des approches innovantes relevant du vaste champ des Humanités numériques. Ils accordent une attention particulière aux analyses linguistiques et discursives d’expressions polylexicales statistiquement pertinentes dans des textes littéraires, aux procédés d’identification des genres littéraires sur la base de méthodes statistiques, ainsi qu’à la stylistique littéraire outillée.
The contributions discuss new approaches from the broad field of digital humanities, with a particular focus on issues surrounding literary phraseology and literary stylistics. Special attention is given to linguistic and pragmatic/discourse analyses of statistically significant multi-word expressions in literary texts, ways of identifying literary genres on the basis of statistical methods, and corpus stylistics.

Table Of Content

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Titres de la collection
  • À propos du livre
  • Table des matières/Table of contents
  • Introduction
  • Version française
  • English version
  • Phrases préfabriquées à fonction expressive dans les dialogues de romans contemporains
  • Les expressions spatiales : des unités phraséologiques pour distinguer les genres romanesques ?
  • D’une fenêtre à l’autre. Étude d’un motif spécifique à la littérature blanche et au roman sentimental
  • Étude contrastive des motifs spécifiques aux romans sentimentaux et aux romans Harlequin
  • Vers un motif cynique dans le roman français du dernier tiers du XIXe siècle
  • Les questions du motif à la textualité littéraire au regard de nouvelles approches
  • Teresa Muryn/Małgorzata Niziołek/Alicja Hajok Que dit la main dans le roman sentimental et policier ?
  • Eye language – body part collocations and textual contexts in the nineteenth-century novel
  • Falling in love with vs. sich verlieben in: a corpus-based analysis of English and German romance novels
  • Le phrasème comme garant de progression textuelle
  • Les chaînes de référence dans un corpus contrastif (allemand – anglais – français) de romans réalistes du XIXe siècle : analyse quantitative et qualitative
  • Idioms and Metaphors in the English, French, Spanish, Portuguese and Polish Translations of Cornelia Funke’s Novel Tintenherz
  • The representation of smiling in postwar French and English literary prose
  • Cooccurrences et classification textuelle. L’exemple de Giono
  • Y a-t-il un style autobiographique ? Essai de textométrie contrastive
  • The potential of multi-word units as measures of fairy-tale style in Schneewittchen (Snow-White) and its English translations
  • Automatic Stylistic Analysis: a search for efficient and interpretable descriptors to characterize individual writing style
  • Tokens and multiwords: Evaluation of lexical units in classification of literary subgenre
  • L’épithète rare : retour sur un malentendu stylistique

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Introduction

(Version française *)

Le présent ouvrage est issu du colloque international Phraséologie et Stylistique de la langue littéraire/Phraseology and Stylistics of Literary Language, qui s’est tenu du 13 au 15 mars 2019 à la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg. Ce colloque, qui a réuni 45 chercheurs de 15 pays, a été organisé dans le cadre du projet franco-allemand PhraseoRom1, soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche et la Deutsche Forschungsgemeinschaft, dont le principal objectif a été d’étudier la phraséologie spécifique aux romans français, anglais et allemands, postérieurs à 1950.

C’est tout naturellement que le colloque d’Erlangen, conçu comme un lieu d’échange autour de nouvelles approches relevant du vaste champ des Humanités numériques, s’est penché sur des questions liées à la phraséologie et à la stylistique de la langue littéraire. Une attention particulière a été accordée a) aux analyses linguistiques et discursives d’expressions polylexicales statistiquement pertinentes dans des textes littéraires, b) aux approches d’identification des genres littéraires sur la base de méthodes statistiques, ainsi qu’à c) la stylistique littéraire outillée. Ces trois thématiques que l’on retrouve dans les contributions sélectionnées pour cet ouvrage ont été traitées sous différents angles : application de méthodes statistiques et de la linguistique de corpus aux textes littéraires, analyses linguistiques et stylistiques d’unités polylexicales comme par exemple les collocations, les colligations ou les motifs textuels, spécifiques de la langue littéraire en général ou de celle d’un auteur, ou enfin la comparaison interlinguistique de différentes séquences phraséologiques dans des œuvres littéraires originales ou traduites.

Si ce sont bien les trois volets thématiques qui nous ont guidés dans l’ordonnancement des 19 contributions ici réunies, nous avons délibérément renoncé à une catégorisation explicite, qui aurait risqué, nous semble-t-il, de reléguer au second plan les nombreux recoupements ou, plus précisément, les nombreuses possibilités combinatoires qui existent, dans le domaine de la phraséologie et de la stylistique, ←9 | 10→entre l’objet de recherche et la méthode d’analyse retenue et qui se reflètent dans les différentes approches choisies par les auteurs.

L’agencement des contributions n’est toutefois pas aléatoire, mais obéit à la logique wittgensteinienne des ressemblances de famille. La première contribution, celle d’Agnès Tutin et Najwa Gharbi, traite des « phrases préfabriquées » expressives telles que si tu veux, c’est pas croyable !, comme tu veux, à quoi bon, etc., qui sont des phraséologismes facilement repérables dans les dialogues des romans contemporains. En revanche, d’autres expressions et/ou structures polylexicales ne révèlent leur récurrence et même leur fonction structurante au sein d’un texte donné qu’à l’aide d’outils statistiques, ce qui est le cas du motif textuel. Le motif n’est plus un élément fictionnel symbolique ou constitutif de l’imaginaire d’une œuvre, mais un observable phraséologique opératoire pour la distinction et la caractérisation des sous-genres romanesques, comme il en ressort des trois études suivantes : celle de Julie Sorba, qui analyse les expressions spatiales formant des motifs spécifiques à la littérature générale, contrastée aux romans historiques, policiers et de science-fiction ; celle d’Ilaria Vidotto et de Vannina Goossens, qui explorent le fonctionnement discursif du motif de la fenêtre dans la littérature générale et les romans sentimentaux, dont les frontières s’avèrent plus poreuses qu’on ne le croirait, et, enfin, l’article de Clémence Jacquot, Vannina Goossens et Iva Novakova qui distinguent les romans sentimentaux et ceux de la collection Harlequin à travers une série de motifs exprimant la sensualité, l’émotion, la communication non verbale, etc. Ces trois contributions ont pour trait commun de ne pas analyser le motif en termes de rhétorique ou de style individuel des auteurs (comme c’est souvent le cas en stylistique classique), mais à travers des patrons lexico-syntaxiques récurrents extraits automatiquement, grâce à des outils du Traitement Automatique du Langage (TAL).

Deux autres contributions, celles d’Élise Schürgers et de Marie-Christine Lala/Fanny Siaugues traitent aussi de la problématique des motifs : É. Schürgers se penche sur l’émergence du motif du cynisme autour de l’emploi d’aphorismes dans les romans français du dernier tiers du XIXe siècle, en appliquant la démarche de Ch. Bolly en phraséologie « constructionnelle » et en analysant certaines cooccurrences dans une pespective discursive ; M.-Ch. Lala et F. Siaugues se consacrent, quant à elles, à l’émergence de motifs autour du segment nominal homme-miroir dans l’œuvre multimodale Fictions du corps de François Bon. Suivent deux autres articles, celui de Teresa Muryn, Małgorzata Niziołek et Alicja Hajok et celui de Michaela Mahlberg, Viola Wiegand et Anthony ←10 | 11→Hennessey, qui s’intéressent aux constructions et aux séquences liées au langage du corps, plus précisément, autour de la ‘main’ (dans le genre sentimental et le genre policier) et des ‘yeux’ (dans les romans de Charles Dickens), extraites à l’aide d’outils sophistiqués de la linguistique de corpus.

L’usage de certaines expressions lexico-syntaxiques récurrentes d’émotions dans les romans sentimentaux anglais et allemands est interrogé d’un point de vue stylistique et contrastif par Marion Gymnich et Susanne Dyka. On retrouve aussi la démarche contrastive dans l’article d’Araceli Gómez Fernández qui compare les versions française et espagnole du Petit Prince d’Antoine de St. Éxupery afin d’y explorer le rôle des phrasèmes en tant que balises pour la cohésion et la progression textuelles du roman. La problématique de la progression textuelle se voit ensuite élargie, dans la contribution d’Emmanuel Baumer, Dominique Dias et Catherine Schnedecker, à l’étude quantitative et qualitative des chaînes de référence révélant les modalités d’apparition des personnages dans les incipit des romans réalistes allemands, anglais et français du XIXe siècle. La perspective inter-langues est également présente dans l’étude de Teresa Maria Włosowicz, consacrée aux traductions dans cinq langues de certaines expressions idiomatiques et métaphores que l’on trouve dans le conte Tintenherz (Cœur d’encre) de Cornelia Funke. L’approche y est essentiellement qualitative et vise à analyser les techniques traductionnelles de ces séquences qui posent des difficultés aux traducteurs de cette œuvre destinée aux enfants. Si la perspective retenue dans les études interlinguistiques présentées précédemment est essentiellement sémasiologique, celle adoptée par John D. Gallagher, en revanche, est onomasiologique : l’auteur examine les possibilités riches et variées d’expression du concept de ‘(sou)rire’ dans des textes littéraires français et anglais, publiés après 1945.

Les deux contributions qui suivent explorent le style d’auteurs. Véronique Magri montre la pertinence des méthodes lexicométriques pour l’étude des cooccurrences, révélatrices du style de Jean Giono dans ses romans appartenant à la première (avant-guerre) et à la deuxième manière (après-guerre). Les méthodes textométriques sont appliquées aussi par Véronique Montémont pour mettre au jour certaines caractéristiques du style autobiographique, par exemple la ponctuation et les types de phrases, comparés à ceux du roman, surtout lorsqu’il s’agit d’auteurs qui pratiquent les deux genres (autobiographie et roman).

Les questions de l’analyse automatique du style sont au centre de l’article de Christina Sanchez-Stockhammer, qui s’appuie sur les traduc←11 | 12→tions en anglais des contes des Frères Grimm et combine les approches quantitatives et qualitatives pour déterminer si les traits linguistiques et stylistiques de ces contes sont conservés lors de leur traduction. Anaëlle Baledent et Gaël Lejeune procèdent, quant à eux, à la détection automatique de séquences syntaxiques spécifiques d’une dizaine d’œuvres d’Alexandre Dumas père et de Paul Féval, pour établir les différences statistiquement observables entre le style des deux auteurs, mais aussi pour révéler certains motifs communs, inhérents au genre du feuilleton, indépendamment de l’identité de l’auteur. La contribution de José Calvo Tello examine de près différentes méthodes du TAL (identification d’unités polylexicales, annotations en parties du discours, différentes mesures statistiques, algorithmes) pour la classification en sous-genres de textes littéraires appartenant à « l’Âge d’argent » de la littérature espagnole (entre 1880 et 1939), méthodes dont certaines s’avèrent plus pertinentes que d’autres. Enfin, l’approche outillée est aussi au service de l’étude de l’« épithète rare », chère aux frères Goncourt, dans l’article de Thibaud Mettraux. Cette approche lui permet de mieux cerner cette notion dans la perspective de la stylistique historique.

Ce bref tour d’horizon, on le voit, met en évidence un réseau complexe de convergences entre les contributions réunies ici, lesquelles reflètent de manière fidèle le déroulement du colloque, qu’il s’agisse des conférences elles-mêmes ou des discussions qui en ont découlé. Nous sommes convaincus que les synergies créées entre les différentes perspectives et approches esquissées, soit de la linguistique (outillée), soit de la stylistique (outillée), confirment à la fois la nécessité et la fécondité du dialogue entre ces disciplines.

Le colloque ainsi que la publication de ses résultats n’auraient pas été possibles sans le généreux soutien financier de la Deutsche Forschungsgemeinschaft et de la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg – sans oublier l’engagement des membres du comité scientifique dans le processus d’évaluation des contributions et le précieux soutien logistique « sur place » de Stefan Koch, Anne Merz et Isabel Wimmer, auxquels s’adressent nos plus sincères et chaleureux remerciements.

Erlangen/Grenoble, mars 2020

Ludwig Fesenmeier/Iva Novakova


* English version below, pp. 13 ff.

1 Cf. https://phraseorom.univ-grenoble-alpes.fr.

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Introduction

(English version)

The present volume has grown out of an international symposium held at Friedrich-Alexander Universität Erlangen-Nürnberg from 13th to 15th March 2019, which brought together 45 scholars from 15 countries. The symposium, titled Phraseology and Stylistics of Literary Language/Phraséologie et Stylistique de la langue littéraire, was organized as part of the Franco-German PhraseoRom research project, jointly funded by the Deutsche Forschungsgemeinschaft and the Agence Nationale de la Recherche.

The chief objective of the symposium was to study the phraseology specific to post-war novels in English, French and German, but it was also more broadly intended as a forum for discussing new approaches from the broad field of the digital humanities, with a particular focus on issues surrounding literary phraseology and literary stylistics. Special attention was given to a) linguistic and pragmatic/discoursal analyses of statistically significant multi-word expressions in literary texts, b) ways of identifying literary genres with the aid of statistical methods and c) corpus stylistics. These three thematic strands, which run through the contributions to this volume, have been approached from various angles: first, the application of statistical methods and corpus linguistics to literary texts; second, linguistic and stylistic analyses of multi-word expressions, such as collocations, colligations, and recurrent lexico-grammatical patterns with a narrative function (‘motifs’) specific to literary language as a whole or to some particular author; third, interlingual comparison of phraseological sequences in original or translated works of fiction.

While the three aforementioned thematic strands have informed our arrangement of the 19 contributions assembled in this volume, we have deliberately dispensed with an explicit categorization. The reason is that such categorization might have under-emphasized the potential, in phraseology and stylistics, for overlap between the subject matter and the methodologies employed, an overlap which is reflected in the various approaches adopted by the contributors.

However, far from arranging articles in a random fashion, we have resorted to Wittgenstein’s family resemblances as an ordering principle. ←13 | 14→The first contribution, by Agnès Tutin and Najwa Gharbi, deals with phraseologisms of the type si tu veux, c’est pas croyable!, comme tu veux, à quoi bon, etc., which can be easily identified in the dialogues of contemporary novels. Less readily discernible are multi-word expressions of the motif type, whose recurrence and cohesive function can be brought to light only by use of statistical tools. Such motifs are not so much a phenomenon belonging to the symbolic or imaginative level of fictional texture as an empirically observable fact which is instrumental in defining and differentiating sub-genres of the novel. This is the subject of the next three contributions.

Julie Sorba analyses spatial expressions constituting motifs in general literature, by comparison with historical, crime and science fiction. Ilaria Vidotto and Vannina Goossens explore the pragmatic/discoursal functioning of the window motif in general and romance literature, the boundaries of which prove to be more porous than generally assumed. Clémence Jacquot, Vannina Goossens et Iva Novakova use a set of motifs expressing sensuality, emotion and non-verbal communication to draw a distinction between romance novels and Harlequin novels. These three contributions have in common that they no longer analyse motifs in terms of rhetoric or individual style, but rather in the sense of lexicosyntactic patterns extracted automatically from a corpus.

Two other contributions, by Élise Schürgers and Marie-Christine Lala & Fanny Siaugues, also investigate motifs. Drawing on Bolly’s ‘constructional phraseology’ and on cooccurrence analysis, É. Schürgers looks at the emergence of the cynicism motif as it occurs in aphorisms of late-nineteenth century French novels. M.-Ch. Lala et F. Siaugues explore the evolution of motifs surrounding the nominal homme-miroir in François Bon’s Fictions du corps. This is followed by two articles, respectively by Teresa Muryn, Małgorzata Niziołek & Alicja Hajok and by Michaela Mahlberg, Viola Wiegand & Anthony Hennessey, who offer corpus-based investigations into constructions related to body language and, more specifically, into phraseology occurring with ‘hand’ (in romance fiction) and ‘eyes’ (in the novels of Charles Dickens).

Marion Gymnich and Susanne Dyka provide a contrastive analysis of a selection of lexico-syntactic patterns found in English and German romance novels. In a similarly contrastive vein, Araceli Gómez Fernández compares the French and Spanish versions of St. Exupéry’s The Little Prince with a view to exploring the role of phrasemes in establishing coherence and promoting textual progression. This concern with textual progression is taken up and broadened by Emmanuel Baumer, ←14 | 15→Dominique Dias and Catherine Schnedecker to include the quantitative and qualitative study of reference chains that reveal the ways in which characters are portrayed in the incipits of English, French and German realist novels of the nineteenth century. Another contrastive study is offered by Teresa Maria Włosowicz, who looks at the translations of idiomatic and metaphorical expressions in Cornelia Funke’s children’s book Tintenherz (Inkheart) into five European languages; the approach she takes is mainly qualitative, homing in on the translation strategies used to render the items in question, which tend to be challenging to translators. While the contributions just discussed bring a semasiological perspective to bear on their object of study, John D. Gallagher, in his contrastive investigation into the concept of ‘smiling’, uses an onomasiological approach. He adduces ample evidence that reveals the remarkable diversity of expressions associated with the concept in English and French postwar novels.

The next two contributions share a focus on author style. Using the example of Jean Giono’s pre-war and post-war novels, Véronique Magri demonstrates the usefulness of lexicometric methods to co-occurrence analysis. Véronique Montémont, too, employs textometric methods to identify certain features of the autobiographical style, such as punctuation and sentence types, and compares these features with those of novels, sometimes written by the same authors.

Christina Sanchez-Stockhammer, in a corpus-stylistic study, combines quantitative and qualitative approaches in order to determine whether certain stylistic and linguistic features have been relayed intact in English translations of the folk and fairy tales of the Brothers Grimm. Anaëlle Baledent and Gaël Lejeune provide an automatic stylistic analysis of syntactic sequences specific to around ten novels by Alexandre Dumas (père) and Paul Féval, with a view to identifying, on the one hand, statistically significant differences between the two authors and, on the other, motifs typical of the serial novel that are shared by them. José Calvo Tello carries out a detailed investigation into the various methods used by Natural Language Processing (identification of multi-word expressions, syntactic tagging, different statistical measures, algorithms) for classifying by genre literary texts of the ‘Silver Age’ of Spanish literature (between 1880 and 1939). He shows some of these methods to be more appropriate to the object of study than others. The volume is rounded off by Thibaud Mettraux’ illuminating study on the ‘épithète rare’ – a stylistic device first named and identified by the Goncourt brothers which was notably common in French impres←15 | 16→sionism. Mettraux’ corpus enquiry allows a redefinition of the term as referring to lexicalized noun phrases rather than uncommon adjectives.

This brief survey of the various contributions to this volume has revealed a considerable amount of convergence among them, which is at the same time a faithful reflection of the spirit which prevailed at the symposium, both during presentations and in the many and varied discussions which ensued. We are convinced that the synergies thus created between a wide range of corpus-stylistic and corpus-linguistic perspectives and approaches are ample proof of the need for, and benefits of, the ongoing dialogue between these disciplines.

Biographical notes

Ludwig Fesenmeier (Volume editor) Iva Novakova (Volume editor)

Ludwig Fesenmeier est professeur de linguistique romane à la Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg (Allemagne). Iva Novakova est professeure de linguistique française et contrastive à l’Université Grenoble Alpes (France). Ludwig Fesenmeier is professor of Romance linguistics at the Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg (Germany). Iva Novakova is professor of French and Contrastive Linguistics at the Université Grenoble Alpes (France).

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