Chargement...

Boko Haram au Cameroun

Dynamiques plurielles

de François Wassouni (Éditeur de volume) Adder Abel Gwoda (Éditeur de volume)
Collections 558 Pages

Résumé

Si le déclenchement du phénomène Boko Haram et ses attaques spectaculaires ont sérieusement perturbé le cours de l’histoire des pays comme le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, ils ont également suscité chez les chercheurs des interrogations pour comprendre les changements et les mesures prises à différents niveaux pour y faire face. Les réflexions des chercheurs seniors et juniors du monde universitaire, de la recherche, des médias, de l’armée et autres corps sociaux, rassemblées dans ce livre, mettent en exergue ces dynamiques diverses dérivées de ce phénomène qui a constitué l’un des plus grands défis auquel l’État camerounais a fait face depuis son indépendance en 1960. Les analyses montrent le degré de bouleversement de divers pans de la société : économie, politique, patrimoine, diplomatie, armée, éducation, ... Des villages se sont vidés de leurs populations, laissant de nombreux morts sur le carreau, des dégâts matériels considérables, l’économie du pays en général et celle de l’Extrême-Nord a été fortement ébranlée, la circulation des biens et des services a connu des restrictions sans précédent, tout comme la forte militarisation de certaines villes a créé une psychose. Des écoles ont été fermées tandis que les fonctionnaires appelés à servir dans l’Extrême-Nord du Cameroun se sont inscrits fréquemment dans des postures de retrait, d’évitement, voire de résistance. In fine, cet ouvrage, qui constitue l’une des meilleures synthèses actuelles sur cette crise sécuritaire, abonde de données empiriques et d’observations ancrées dans la réalité du terrain camerounais. Aussi rend-t-il compte de la manière dont la société camerounaise a vécu le phénomène Boko Haram et les réponses élaborées par l’État et les acteurs locaux, nationaux, internationaux pour juguler ce contexte particulièrement rude.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Sur l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Remerciements
  • Comité scientifique
  • Les contributeurs
  • Préface
  • Introduction
  • Partie I : Boko haram et la refinalisation stratégique
  • Chapitre I : A propos du conflit comme mode alternatif de « communalisation » : essai sur les comportements politiques à l’aune de la guerre contre la secte Boko Haram au Cameroun (Aristide M. Menguele Menyengue)
  • Chapitre II : (In)sécurité à l’épreuve de la guerre asymétrique au nord du Cameroun et du Nigeria : les acteurs étatiques (Michel Douryang Domga)
  • Chapitre III : Vivre à l’ère du diktat et de l’agenda de Boko Haram au Cameroun (Ronny Kevin Fomete Djatsa)
  • Chapitre IV : Les usages géostratégiques de la coopération militaire dans la guerre contre Boko Haram au Cameroun (février 2016) (Tchetchoua Tchokonte Sévérin)
  • Chapitre V : Lutte contre Boko Haram et refonte des concepts de défense et de sécurité au Cameroun (Théophile Mirabeau Nchare Nom)
  • Chapitre VI : Les parlementaires camerounais à l’épreuve de la criminalité transnationale : le cas du phénomène Boko Haram (Jean Daniel Nebeu)
  • Chapitre VII : La nouvelle gouvernementalité sécuritaire au Cameroun à la lumière de la lutte contre Boko Haram : contours et enjeux de la militarisation de la société camerounaise (Obam Yannick)
  • Chapitre VIII : La Force Mixte Multinationale (FMM) contre Boko Haram : vers une africanisation de la gestion des crises africaines ? (Delmas Tsafack)
  • Chapitre IX : Terrorisme et technologie : cas de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad (François Wassouni)
  • Chapitre X : L’armée camerounaise face à Boko Haram : analyse séquentielle des stratégies d’innovation et d’adaptation des forces de défense face à un ennemi hybride (Sumo Tayo Aimé Raoul)
  • Partie II : Les conséquences socioéconomiques et culturelles de la crise liées à boko haram : l’irruption des attitudes résilientes
  • Chapitre XI : Gouverner par les instruments en situations complexes : l’économie du plan d’urgence dans la lutte contre Boko Haram (Emmanuel Ela Ela / Martin Raymond Willy Mbog Ibock)
  • Chapitre XII : Activités touristiques et crise sécuritaire dans la région de l’Extrême-Nord Cameroun (Hugues Tchana Heumen / Sakinatou Samira)
  • Chapitre XIII : Effets socio-économiques des flux migratoires exogènes et endogènes dus à Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord Cameroun (Jonas Ndih / Emmanuel Dekané / Henri Yambéné Bomono)
  • Chapitre XIV : Boko Haram et l’émigration des ressortissants de l’Extrême Nord dans la ville de Yaoundé : itinéraires, expériences et résilience (Idrissou Alioum)
  • Chapitre XV : Boko Haram et l’Extrême-Nord du Cameroun : analyse prospective des dynamiques socioéconomiques (Patrice Pahimi)
  • Chapitre XVI : L’effroi à l’ère des réseaux sociaux : le cas des attaques de Boko Haram les 22 et 25 juillet 2015 sur Facebook et Twitter (Ulrich Tadajeu Kenfack / Jules Kouosseu)
  • Chapitre XVII : Les réseaux sociaux numériques à l’épreuve de la guerre contre Boko Haram au Cameroun : l’irruption de Facebook comme un nouveau champ de bataille (Njutapwoui Aboubakar Sidi)
  • Chapitre XVIII : L’influence du contexte d’insécurité dans la Région de l’Extrême-nord du Cameroun sur les performances et parcours scolaires des élèves des lycées et collèges (Mahamat Alhadji)
  • Chapitre XIX : La construction de l’ennemi et les usages socio-politiques des théories du complot dans la guerre contre Boko Haram au Cameroun (Bertolt Boris)
  • Chapitre XX : Globalisation de la violence du religieux et désignation de la victime sacrificielle au cœur de l’intelligence des attaques du mouvement djihadiste Boko Haram au Cameroun : les usages socio-politiques du recours au bouc émissaire (Claude Abé)
  • Chapitre XXI : Boko Haram, vecteur d’une nouvelle relation à la montagne dans les Monts Mandara méridionaux (Ndih Jonas / Yambéné Bomono)
  • Chapitre XXII : La lutte contre Boko Haram en chanson : une analyse stylistique de « Boko Haram ! Tu ne nous peux pas » de One Love le caïd (Hayatou Djouldé)
  • Chapitre XXIII : Discours sur Boko Haram : L’Extrême-Nord du Cameroun entre dérives discursives, stigmatisations et psychose (Mahamat Abani)
  • Chapitre XXIV : La double incrimination volontaire de terrorisme au Cameroun : comprendre la volonté de répression du phénomène à l’aune du droit national et du droit CEMAC (Marc Stéphane José Mgba Ndjie)
  • Chapitre XXV : Aversion des affectations dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun : quand Boko Haram réactive les fonctionnaires (Gustave Georges Mboe)

← 12 | 13 →

Remerciements

Au moment où paraît cet ouvrage sur l’épineuse question Boko Haram, nous tenons à exprimer notre reconnaissance à toutes les bonnes volontés (institutions et personnes) qui, de près ou de loin, ont bien voulu apporter leurs contributions, qu’il s’agisse de l’appui à la publication ou de l’évaluation des articles.

Nos remerciements vont tout d’abord à l’Université de Maroua et à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines qui ont soutenu ce projet.

Nous sommes redevables à l’armée camerounaise et tout spécifiquement au Bataillon d’intervention Rapide (BIR) qui manifesté un grand intérêt pour l’initiative de production de cet ouvrage. Il a non seulement commis ses experts pour évaluer le document, mais aussi et surtout de nous allouer un appui financier conséquent, témoignage de la sensibilité scientifique de l’armée camerounaise.

Nombreuses sont des institutions telle que la Cameroon Radio Television Vision (CRTV) et d’autres âmes de bonne volonté qui ont bien voulu apporter leur concours financier, matériel et moral pour la finalisation de ce projet d’édition sur Boko Haram. Que ces personnes trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

Nous disons un merci tout particulier à Ibrahim Talba Malla, Modeste Mopa Fatoing, Pérevet Zacharie, Bayéro Fadil dont la contribution financière nous a grandement aidés dans l’édition de ce livre. Ces appuis témoignent non seulement de l’intérêt qu’ils accordent à la chose scientifique, mais aussi et surtout à leur sensibilité au phénomène Boko Haram qui a perturbé à plus d’un titre la société camerounaise.

Que Jean-Marie Heungop d’International Crisis Group (ICG) basé à Nairobi au Kenya trouve ici l’expression de notre sincère reconnaissance. Ayant manifesté un vif intérêt pour ce projet, il y a apporté une contribution multiforme. ← 13 | 14 →

Cet ouvrage a bénéficié de l’expertise des collègues universitaires et chercheurs indépendants du Cameroun, des autres pays africains et d’Occident. Ils sont nombreux à avoir gracieusement consacré leur temps pour évaluer des textes à eux soumis et nous leur disons merci. Il s’agit du Père Jacques Fedry, des Professeurs, Paul Elvic Batchom, Anatole Fogou, des Docteurs Aristide Menguélé, Félix Watang Ziéba, des MM. Edmond Mballa et Pierre Soussia.

Que tous ceux qui de près ou de loin, ont apporté de quelque manière que ce soit leur contribution à la conception et à la production de cet ouvrage et qui n’ont pas été nommément cité, trouvent ici l’expression de notre sincère reconnaissance.

← 14 | 15 →

Comité scientifique

Pr Ako Oben Edward (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Saïbou Issa (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Elikia Mbokolo (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales/France)

Pr Clément Dili Palaï (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Hubert Mono Ndjana (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Daniel Abwa (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Hamadou Adama (Université de Ngaoundéré)

Pr Jean-Emmanuel Pondi (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Christian Seignobos (Institut de Recherches pour le Développement/France)

Pr Marie-Emmanuelle Pommerole (Institut Français de Recherche en Afrique-Nairobi/Kenya)

Pr Nkolo Foé (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Ayissi Lucien (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Jean Njoya (Professeur, Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Van Beek (African Studiem Centrum (ASC)/Leiden, Pays-Bas)

Pr Anatole Fogou (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Bienvenu Denis Nizésété (Université de Ngaoundéré/Cameroun)

Pr Gilbert Lamblin Taguem

Pr Yves Mandjem (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Spener Yawaga Oumarou (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Nadine Machikou (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Mahamane Addo (Université de Tahoua/Niger)

Pr Eric Mathias Owona Nguini (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Aboya Manassé (Université de Douala/Cameroun)

Pr Bring (Université de Ngaoundéré/Cameroun)

Pr Gianna Pallante (Université Catholique d’Afrique centrale/Yaoundé/Cameroun)

Pr Bernard Gonné (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Woin Noé (Institut de Recherche Agricole pour le Développement/Cameroun) ← 15 | 16 →

Pr Natali Kossoumna Liba’a (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Mimché Honoré, (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Motazé Akam (Université de Ngaoundéré/Cameroun)

Pr Claude Abé (Université Catholique d’Afrique Centrale/Cameroun)

Pr Alawadi Zelao (Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation)Pr Virginie Wanyaka (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Mfunteh Bolak Mark (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Mamoudou (Université de Doula/Cameroun)

Dr Stéphane Akoa (Fondation Paul Ango-Ela/Yaoundé/Cameroun)

Pr Idrissou Alioum (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Virginie Wanyaka (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr André Tassou (Université de Yaoundé I/Cameroun)

Pr Jean Gormo (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Jean Claude Abada (Université de Maroua/Cameroun)

Par Paul Elvic Batchom (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Boni Fouda (Université de Yaoundé II/Cameroun)

Pr Jacques Evouna (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Fabrice Menyé Nga (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Bouba Mbima (Université Protestante d’Afrique Centrale/Cameroun)

Pr Raymond Mbassi Ateba (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Madi Ali (Université de Maroua/Cameroun)

Pr Hilaire de Prince Pokam (Université de Dschang/Cameroun)

Pr Dramé Mamadou (Codesria/Sénégal)

Pr Kouamé Allou (Université d’Abidjan-Cocody/Côte-d’Ivoire)

Pr Komla Etou (Université de Lomé, Togo)

Pr Mahaman Alio (Université de Niamey/Niger).

Comité de lecture

Pr Marie-Emmanuelle Pommerole

Pr Gianna Pallante

Père Jacques Fedry

Pr Denis Nizésété

Pr David Mokam ← 16 | 17 →

Pr Mamadou Dramé

Pr Komla Etou

Pr Mahaman Alio

Pr Honoré Mimché

Pr Anatole Fogou

Pr Eric Mathias Owona Nguini

Pr Boni Fouda

Pr Mamoudou

Pr Paul Elvic Batchom

Pr Yves Mandjem

Pr Kouamé Allou

Pr Natali Kossoumna Libaa

Dr Oumar Dia

Pr Idrissou Alioum

M. Raoul Sumo

Pr Honoré Mimché

Pr Raymond Mbassi Atéba

Pr Nadine Machikou

Pr Tukumbi Lumumba-Kasongo

Pr Virginie Wanyaka

Pr Mark Bolak Mfunteh

Pr Yves Madjem

Pr Anatole Fogou

Dr Abdouraman Halirou

Dr Boniface Ganota

Dr Jean-Marie Nkolo Nkodjo

Dr Yves-Bertrand Djouda

Dr Stéphane Akoa

Dr Leka Essomba

Dr Estelle Kouokam Magne

Dr Jean-Paul Balga

Dr Pierre Fadibo

Dr Félix Watang Ziéba

Dr Adam Mahamat ← 17 | 18 →

Dr Gigla Garakchemé

Dr Raphaël Assil Batenguéné

M. Delmas Tsafack

Dr Ousmanou Adama

Pr Hilaire Pokam

Dr Abdoul Nasser

Dr Ibrahim Bienvenu Mouliom Moungbakou

Dr Emmanuel Béché

Dr Melsichedek Chétima

M. Tièmeni Sigankwé

M. Ulrich Tadajeu Kenfack

Dr Assana Brahim

Dr Jean Paul Balga

Dr Aristide Menguélé

Dr Ngadifna Charles

M. Edmond Mballa Elanga VII.

← 18 | 19 →

Les contributeurs

Aboubakar Sidi Njutapwoui est doctorant en sociologie et anthropologie politiques au Département de Science politique à l’Université de Yaoundé II au Cameroun. Ses thématiques de recherche prioritaires sont la démocratie, la réappropriation démocratique dans les réseaux socionumériques, les minorités, la diversité culturelle et la communication. (njutapwoui2007@yahoo.fr).

Aimé Raoul Sumo Tayo est doctorant en histoire à l’université de Yaoundé/Cameroun. Ses recherches portent sur les questions de défense et sécurité : piraterie maritime, terrorisme, menaces criminelles contemporaines et sur les phénomènes frontaliers, la Grande Guerre au Cameroun, la construction de l’identité territoriale du Cameroun, sur la coopération transfrontalière et sur les initiatives locales de sécurité. (raoulsumo2003@yahoo.fr).

Aristide M. Menguélé Menyengué est Dr Ph.D. et chargé de cours au Département de science politique de l’université de Douala/Cameroun. Ses centres d’intérêt sont le parlementarisme, la démocratie en Afrique, les forces occultes, la religion et la politique au Cameroun. (m.aristidemichel@yahoo.com).

Boris Bertolt est journaliste et chercheur à l’Université de Lille 3 – Charles De Gaulle en France. Il s’intéresse prioritairement aux questions de crises, d’identités et des migrations. (borisbertolt@yahoo.fr).

Claude Abé est enseignant permanent à l’université catholique d’Afrique Centrale à Yaoundé/Cameroun au grade de Professeur des Universités. Ses travaux de recherches portent sur la production de l’ordre et du désordre dans les sociétés anthropologisées. Ainsi construit, le champ d’intérêt, dans lequel il s’investit à partir de l’observation socio-anthropologique de situations africaines – avec un intérêt particulier pour l’expérience du Cameroun –, est pluriel. Il concerne aussi bien la communication sociale (l’espace public, la dramaturgie du politique), les intellectuels, les sciences sociales elles-mêmes que les situations de désordre causées par l’état de santé des populations, la violence (voir les coupeurs de route et le trafic des enfants), l’insécurité transfrontalières, les privatisations, l’évaluation des politiques et programmes de santé publique, les flux migratoires transfrontaliers, les contradictions de l’ordre induites des logiques identitaires urbaines ou des formes de mobilisations collectives. (claudeabe6@gmail.com ; abeclaude@yahoo.fr).

Delmas Tsafack est doctorant et chercheur en histoire des relations internationales à l’université de Dschang au Cameroun. Ses domaines de ← 19 | 20 → recherches concernent le maintien de la paix, les questions stratégiques, l’histoire et la politique régionale de la Guinée Equatoriale, la politique étrangère des petits Etats, l’intégration régionale et les théories des relations internationales. (tsafackdelmas@gmail.com).

Emmanuel Ela Ela est socio-historien des relations internationales de l’université de Nantes en France et officier Supérieur de l’armée de terre camerounaise, diplômé de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et de l’Ecole supérieure internationale de guerre de Symbock/Cameroun. Lieutenant-colonel de grade, il s’intéresse aux relations internationales, à l’histoire militaire et la géopolitique. (eelaela@hotmail.com).

Emmanuel Dekané est doctorant en histoire et attaché de recherche au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation/Centre National d’Education à Yaoundé au Cameroun. (dekaneemmanuel@yahoo.fr).

François Wassouni est Dr Ph.D., enseignant d’histoire à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Maroua au Cameroun. Ses domaines de recherche prioritaires sont l’historiographie, l’épistémologie de l’histoire, l’histoire culturelle, l’histoire des techniques, du tourisme et des relations entre la Chine et l’Afrique. (wassounifrancois@gmail.com).

Gustave Georges Mboe est Dr Ph.D. en psychologie des organisations et assistant à l’Université de Dschang/Cameroun au Département de Philosophie-Psychologie-Sociologie en Faculté des Lettres et Sciences humaines. Ses domaines de recherche sont les problématiques liées à l’univers organisationnel et les comportements y afférents. (mboegeorges2@gmail.com).

Hayatou Djouldé est assistant au département de français de la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Ngaoundéré au Cameroun. Il finalise une thèse de Doctorat Ph.D. en Sciences du langage sur le thème : « La communication en santé publique : analyse du discours de presse sur le sida, une aperception à partir de “100 % Jeune” de l’ACMS. Approche argumentative, énonciative, pragmatique et rhétorique ». (hayatou.djoulde15@yahoo.fr).

Henri Yambéné Bomono est maître de recherches au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation/Centre National d’Education à Yaoundé au Cameroun. Ses domaines de recherche sont la géographie et l’ethnologie. (yambenehenri@hotmail.com).

Hugues Heumen Tchana est assistant au Département des Beaux-Arts et Sciences du Patrimoine à l’Institut Supérieur du Sahel de l’université de Maroua au Cameroun. Diplômé de l’université Senghor d’Alexandrie en Egypte, il s’intéresse aux questions de musées communautaires, de mécénat communautaire, aux communautés de consommateurs et stratégies de marque (abumen2000@yahoo.fr). ← 20 | 21 →

Idrissou Alioum est maître de conférences à l’université de Yaoundé I au Cameroun. Titulaire d’un Ph.D. en histoire sociale, ses recherches en Afrique et au Cameroun portent notamment sur l’enfermement, le contrôle social et la marginalité ; les rémanences des pratiques esclavagistes et serviles dans les sociétés camerounaises ainsi que les enjeux mémoriels, touristiques et artistiques qui s’y rattachent ; les constructions des luttes et représentations autour des maladies dites sociales ; la problématique de la résilience des personnes déplacées internes au Cameroun. (idrissoualioum@yahoo.fr).

Jean Daniel Nebeu est doctorant en histoire politique au Centre de Recherche et de Formation Doctorale en Sciences Humaines, Sociales et Educatives de l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun. (daniel.nebeu@yahoo.fr).

Jonas Ndih est historien, attaché de recherche au Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation/Centre National d’Education à Yaoundé au Cameroun. (jonasndih@gmail.com).

Jules Kouosseu est Dr Ph.D. et Chargé de Cours au département d’histoire de l’Université de Dschang au Cameroun. Domaines de recherche : histoire économique et sociale, nouvelles approches et thématiques en histoire. (jules.kouosseu@univ-dschang.org).

Mahamat Abani est professeur des lycées et doctorant en Sciences de l’Education à l’université de Maroua au Cameroun. Domaines de recherche : métaphysique (Transcendance, Absolu, Liberté) dans le contexte africain et sur la didactique de la philosophie, tendances et fractions religieuses en rapport avec l’islam, à celles relatives aux conflictualités inter ethniques. (abanimat@yahoo.fr).

Mahamat Alhadji est Dr en sciences de l’éducation obtenu à l’Université Franche-Comté de Besançon (France). Chercheur et Enseignant Contractuel Associé à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université de N’Djamena (Tchad), Assistant à l’Ecole Normale Supérieure de Maroua/Cameroun, Département des sciences de l’éducation. Domaines de recherche : la pédagogie, la didactique générale, la didactique des disciplines, la Sociologie de l’éducation notamment les facteurs qui favorisent la réussite et l’échec scolaires chez les adolescentes et la relation entre les faits sociaux et les systèmes éducatifs. (mahamatalh@yahoo.fr).

Marc Stéphane José Mgba Ndjié est Dr Ph.D. en droit privé fondamental de l’Université de Yaoundé II-Soa au Cameroun. Domaines de recherche : questions d’enrichissement illicite et les problèmes juridiques qui entourent ce phénomène. (mariendjiemongo@gmail.com).

Martin Raymond Willy Mbog Mbog est doctorant en science politique (option Etudes internationales) à l’université de Douala au Cameroun. Ses recherches portent sur la géopolitique, les relations internationales, les politiques publiques et l’histoire militaire. (ibock_martin@yahoo.fr). ← 21 | 22 →

Michel Douryang Domga est Dr Ph.D. en Science Politique et enseignant à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Maroua au Cameroun. Ses intérêts scientifiques portent sur, les dynamiques territoriales des Etats, la sociologie des relations internationales, la sociologie et l’économie des conflits, les politiques publiques et la politique comparée. (michdomga@yahoo.fr).

Patrice Pahimi est Dr Ph.D. en histoire en histoire économique et sociale et Chef du département d’histoire à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Maroua au Cameroun. Ses domaine de recherche sont l’histoire de la fiscalité et des révoltes sociales/l’histoire des relations économiques transfrontalières. (trimipa@yahoo.fr; goudjouing@gmail.com).

Ronny Kevin Fomete Djatsa est doctorant en Sociologie politique au CRFD/URFD Sciences Humaines et sociales de l’Université de Yaoundé I/Cameroun. Ses centres d’intérêt sont la sociologie du genre, la santé et les questions de sécurité et de défense. (fodjaroke@yahoo.fr).

Sakinatou Samira est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de conception en sciences du Patrimoine, option Tourisme obtenu à l’Institut Supérieur du Sahel/Université de Maroua/Cameroun et du diplôme de journalisme de l’Ecole Supérieure des Sciences de l’information et de la Communication (ESSTIC) de Yaoundé. Elle est actuellement délégué départemental du Tourisme et Loisirs du Diamaré dans l’Extrême-Nord du Cameroun. (sakinatousamira@gmail.com).

Théophile Mirabeau Nchare Nom est chercheur post-doctorant au Centre Africain d’Etudes Stratégiques pour la Promotion de la Paix et le Développement (CAPED), Yaoundé (Cameroun). Ses recherches portent sur les relations internationales et stratégiques avec un accent particulier sur la stratégie navale des Etats du golfe de Guinée. (nchare_nom@yahoo.fr).

Ulrich Tadajeu Kenfack est doctorant en histoire à l’Université de Dschang au Cameroun. Ses travaux de recherche portent sur l’histoire politique et des comportements politiques, l’histoire de la communication politique, des médias, la critique postcoloniale. (utadajeu@yahoo.fr).

Yannick Obam est chercheur au Centre National d’Education du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation à Yaoundé au Cameroun. Ses domaines de recherche sont la géopolitique, l’analyse stratégique, les questions de sécurité et de défense. (yannickobam@live.fr).

← 22 | 23 →

Préface

Diversité, Densité, Transversalité. Ainsi m’apparaît le rendu de ce projet scientifique d’envergure que ses initiateurs ont eu grande inspiration de mettre en route. Diversité des sujets abordés, des affiliations disciplinaires et des attaches universitaires des contributeurs. Densité du contenu de chaque chapitre pris individuellement, témoignant de la rigueur que chacun a voulu insuffler à son analyse. Transversalité d’une question tentaculaire qui conforte le caractère polymorphe des effets de la violence de masse, en l’occurrence celle que Boko Haram dissémine dans le Bassin du Lac Tchad. Se gardant opportunément de beaucoup trop s’engouffrer dans la nébuleuse conceptuelle qu’est aujourd’hui le phénomène du terrorisme, les travaux ici présentés rendent compte des déstructurations matérielles et immatérielles accumulées en deux années d’une guerre qui ne s’appelait pas comme cela au départ, compte tenu du curieux attelage polémologique que figuraient ces agités garnis d’un rare vocabulaire de l’indiscipline, dégainant la rhétorique de la provocation en même temps qu’ils savaient si bien fendre les airs des rafales de leurs mitraillettes.

Des plumes clairvoyantes ont convoqué ici des lectures glocales, imbriquant l’ici et l’ailleurs dans une fusion des mécanismes de production endogène des violences de notre temps d’une part et d’autre part des nécessaires dynamiques concentriques de réponse face à des phénomènes dont la localisation géographique ne circonscrit nullement la portée au terroir d’opération. Ainsi voit-on se déployer des analyses qui ont dilaté l’horizon territorial des effets de Boko Haram pour en dire le caractère national, les dimensions régionales et l’enjeu international. J’ai particulièrement apprécié ce souci de convoquer un certain patriotisme stratégique à travers la déclinaison, en filigrane, d’une posture victimisée de la plume des contributeurs. S’en dégage en effet l’imposition au Cameroun et aux Camerounais d’un arsenal de mesures dues à « l’agenda de Boko Haram » auquel le pays se doit de répondre et de s’adapter de façon tentaculaire. La diversification des effets et des réponses tient la transfrontalité du phénomène Boko Haram.

Transfrontalité parce que des continuités géoculturelles et géoéconomiques survivant à l’établissement des frontières dans le bassin tchadien, ont construit une société transfrontalière dont les manifestations faufilent dans toutes les sphères de la vie aux confins des Etats. Sans être une désétatisation en tant que telle, l’on est en présence d’un espace au sein duquel la plupart des acteurs sociaux regardent vers la frontière. Logique centripète autour du lac, logique centrifuge vis-à-vis des centres de décision. Les ← 23 | 24 → modes de régulation, généralement infra-étatiques, génèrent des types de gouvernance basés sur un minimum d’Etat, faisant ainsi le lit de la normalisation des illégalités. Dans ce contexte, les crises aux frontières comportent nécessairement une dimension transnationale, car il y a davantage une zone transfrontalière que de zones frontalières. La discordance entre la culture souverainiste de la défense nationale et la mobilité transfrontalière des menaces, suscite des problèmes d’adaptation des réponses ; d’où le temps mis à construire une stratégie de riposte. Certains contributeurs ont mis en évidence l’opportunité qu’offre la lutte contre Boko Haram pour pousser en avant l’africanisation des opérations de maintien de la paix et de la sécurité sur le continent. Certes, cependant il faut déjà parvenir à pérenniser, de préférence sous le couvert d’une CBLT rénovée, le dispositif sous-régional qu’est la Force Mixte Multinationale. Car les menaces sont reproductibles.

Phénomène parce que nous sommes en face d’une combinatoire : militaro-terrocriminelle dans ses modes opératoires ; entrepreneuriat d’insécurité pour la frange de sa main d’œuvre et de ses logisticiens qu’attire l’appât du gain ; rébellion sociale de la part de ceux que le courroux socioéconomique et autres contraintes ont conduit vers Boko Haram ; insurrection politico-idéologique pour ceux qui, ambitionnant de nettoyer l’islam local de ses supposées impuretés, ont enfourché le cheval du jihad pour instaurer un modèle de société ressemblant à leur vision d’un ordre conforme aux prescriptions divines et prophétiques. D’un élément proche de Boko Haram à l’autre, l’on peut déceler des variétés de motivations et de rôles. Sommes-nous en présence d’une menace nouvelle ou du renouvellement de menaces existantes ? Si ce que fait Boko Haram a été vu ailleurs sous le label de ce qu’Alain Bauer appelle les guerres criminelles, il faut néanmoins admettre que les insurgés du bassin tchadien sont inégalés dans la production quantitative et la diffusion spatiale de la violence dans un temps aussi court.

A mon avis, s’il y a quelques paradigmes explicatifs que l’on peut bien convoquer pour affiner l’intelligibilité de cette violence féroce, il convient aussi de s’adonner à une collecte patiente des données sur un terrain, auprès d’acteurs et au cœur de sources dont l’accessibilité reste encore, bien évidemment, malaisé. Les éclairages présentés dans cet ouvrage sont un effort considérable de lumière dans le labyrinthe d’un phénomène manifestement nébuleux. Cependant au fil des jours et au gré des recoupements, on donnera davantage à comprendre et probablement à renouveler la gamme théorique. C’est là un défi scientifique qui pourra mobiliser diverses chapelles disciplinaires, comme c’est le cas ici. ← 24 | 25 →

A lire les deuxième et troisième parties de cet ouvrage, on mesure combien Boko Haram s’est incrusté dans le quotidien, ses faits de criminalité générant des effets économiques, politiques, sociaux, culturels, scientifiques, etc. Le regard est en effet panoramique, pour rendre compte de la tétanisation qu’imposent les compagnons d’Abubakar Shekau sur la pensée et les activités. Les contributeurs issus des institutions scientifiques éloignées du théâtre des opérations ont un regard décomplexé, globalisant, montrant comment la question à l’étude se rapporte à des préoccupations planétaires. D’où la tendance à traiter de sujets raccordant les acteurs, les problèmes et le débat aux discours transnationaux sur le terrorisme. Ceux du terroir traitent surtout de ce qu’ils voient, entendent, perçoivent, trahissant un zeste d’implication personnelle dans l’analyse des dynamiques générées par les attaques de Boko Haram. Entre terrain et théorie, l’ouvrage offre aussi cette aération méthodologique, dans une complémentarité entre le regard des uns et les observations des autres. C’est en cela une forme de décloisonnement des barrières pour mieux appréhender ces sujets nouveaux qui appellent des approches intégrées tout comme ils s’insèrent dans tous les aspects de la vie.

Notes biographiques

François Wassouni (Éditeur de volume) Adder Abel Gwoda (Éditeur de volume)

WASSOUNI François est Dr Ph.D., Chargé de Cours au département d’histoire de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Maroua au Cameroun. Ses domaines de recherche  sont l’historiographie et l’épistémologie de l’histoire, l’histoire culturelle, l’histoire des techniques et de la technologie,  l’histoire des relations Chine-Afrique. GWODA Adder Abel est Maître de Conférences et Vice-doyen à la FLSH de l’Université de Maroua. Secrétaire exécutif du Groupe de Recherche sur les Dynamiques Sociales et Politiques au Sahel (GREDYSOP), il  coordonne les activités du Collectif des Organisations de la société civile, intervenant dans la sensibilisation contre la radicalisation et le terrorisme.

Précédent

Titre: Boko Haram au Cameroun