Chargement...

La France et la dénazification de l'Allemagne après 1945

de Sébastien Chauffour (Éditeur de volume) Corine Defrance (Éditeur de volume) Stefan Martens (Éditeur de volume) Marie-Bénédicte Vincent (Éditeur de volume)
Collections 286 Pages

Résumé

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en Allemagne et en Autriche occupées, les Alliés mettent en œuvre des politiques de dénazification. Dans ce cadre, une épuration judiciaire, administrative et professionnelle est conduite dans chacune des quatre zones d’occupation des deux pays. Les pratiques épuratoires varient selon les secteurs professionnels et les régions. Si l’on observe une homogénéisation croissante dans le futur territoire de la RFA, passant notamment par l’association des Allemands à l’entreprise, la dénazification n’est jamais uniforme.
Cet ouvrage collectif présente la dénazification menée en zone française d’occupation en Allemagne principalement. Il met l’accent sur les points communs, les différences et les interactions avec les pratiques menées dans les trois autres zones. Grâce à de nouvelles sources désormais accessibles, il est possible de saisir au plus près les réalités de l’épuration et les conditions de la transition démocratique après le nazisme. Car l’ambition de la dénazification est immense : sanctionner pénalement les criminels, neutraliser les élites fonctionnelles ayant servi le régime nazi, évaluer la compromission politique de plus de 8,5 millions d’Allemands membres du NSDAP, mais surtout – essentiel pour l’avenir – réformer et démocratiser la société allemande et, en accord avec cet objectif, réintégrer progressivement la plupart de ceux qui avaient été écartés au lendemain de la guerre. Avec le recul, si l’épuration a parfois été jugée bien limitée à l’Ouest, en zone française notamment, la démocratisation est un acquis durable de l’après-1945.

Table des matières

  • Couverture
  • Titre
  • Copyright
  • Sur l’auteur
  • À propos du livre
  • Pour référencer cet eBook
  • Table des matières
  • Introduction. La dénazification de l’Allemagne en zone française d’occupation : quelle spécificité ? (Marie-Bénédicte Vincent)
  • I. Les dimensions de la dénazification de l’allemagne
  • De la « culpabilité collective » de l’Allemagne. L’accusation française au procès de Nuremberg des principaux criminels nazis, 1945-1946 (Matthias Gemählich)
  • Un nouveau personnel pour une nouvelle université ? Les défis du recrutement des enseignants à Mayence, 1945-1949 (Corine Defrance / Frank Hüther)
  • Une élite apolitique dans une économie politisée ? La dénazification des chefs d’entreprise (Jürgen Finger)
  • II. Les procédures de la dénazification
  • Entnazifizierung als Sprechakt. Quellenkundliche Anmerkungen zu Fragebögen und Persilscheinen (Anton F. Guhl)
  • A Comparative Study of French Denazification. Instruments and Procedures in Allied Occupied Germany (Mikkel Dack)
  • La procédure de dénazification du colonel Erich Blankenhorn, directeur du Musée militaire de Bade/Badisches Armeemuseum (Éric Pesme)
  • Questionnaires de domestiques à Lindau dans l’Allemagne de l’après-guerre : le cas Walburga Schäfler (Coline Perron)
  • Épurer la littérature : Georg Leyh et le cas de la bibliothèque universitaire de Tübingen, 1945-1946 (Marius Bruneau)
  • Les administrations face à l’épuration. Étude du cas de l’Assistance sociale à Rottweil (Gabrielle Laprévote)
  • Un projet de commission d’épuration de la radio (Valentin Bardet)
  • III. Les secondes carrières
  • Transformation à la française. Die Entnazifizierung der Polizei in Süd-Baden als Lernprozess zur Demokratisierung (Dorothee Gräf)
  • Vorteil oder Nachteil für die Entnazifizierung? Die Tätigkeit von Franziskus Graf Wolff Metternich im deutschen militärischen Kunstschutz in Frankreich während des Zweiten Weltkriegs (Esther Rahel Heyer)
  • Entnazifizierung im alpinen Raum. Der Alpenverein und die französische Besatzungspolitik in Österreich mit einem Vergleich zu Deutschland (Gunnar Mertz)
  • IV. Les sources de la dénazification
  • La dénazification dans les archives de la zone française d’occupation au Centre des archives diplomatiques de La Courneuve (Sébastien Chauffour)
  • La série « Dénazification » au Landesarchiv Baden-Württemberg, archives de l’État de Fribourg (Kurt Hochstuhl)
  • Die Entnazifizierung in Rheinland-Pfalz. Vorgehensweise der Militärregierung und Analyse der Akten (Walter Rummel)
  • Schriftgut zur Entnazifizierung der saarländischen Bevölkerung im Landesarchiv Saarbrücken (Peter Wettmann-Jungblut)
  • La dénazification : succès ou mission impossible ? Réflexions de conclusion (Rainer Hudemann)
  • Les auteurs
  • Index
  • Titres de la collection

← 10 | 11 →

Introduction

La dénazification de l’Allemagne en zone française d’occupation : quelle spécificité ?

Marie-Bénédicte VINCENT

L’ouverture sans restriction des archives françaises relatives à la Seconde Guerre mondiale – arrêté du Premier ministre du 24 décembre 2015 portant ouverture d’archives relatives à la Seconde Guerre mondiale1 – et les efforts des services d’archives concernés pour faciliter plus largement l’accès aux fonds de l’administration de la zone française d’occupation (ZFO) – dont plus de 250 000 dossiers de dénazification indexés au centre des archives diplomatiques de La Courneuve2 –, ouvrent aujourd’hui de nouvelles perspectives de recherche sur l’épuration menée par les Français en Allemagne occupée après 1945. L’enjeu du colloque international organisé conjointement les 22 et 23 mars 2018 à Paris et à La Courneuve par le ministère des Affaires étrangères, l’Institut historique allemand, le laboratoire d’excellence « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe » (LabEx EHNE) et l’École normale supérieure était de profiter de cette conjoncture favorable pour faire dialoguer archivistes et historiens et, ce faisant, d’approfondir l’histoire de la dénazification de l’Allemagne par le gouvernement français après 19453. ← 11 | 12 →

Ce colloque était guidé par deux objectifs scientifiques : d’une part mieux connecter les différentes dimensions de la dénazification menée par la France, d’autre part avancer dans la comparaison entre celle-ci et les politiques d’occupation menées dans les autres zones pour apprécier sa spécificité. Précisons ici que les comparaisons peuvent se restreindre aux trois zones occidentales ou englober la zone soviétique – cette dernière comparaison incluant les effets longs des quatre politiques d’occupation ayant retrouvé une nouvelle pertinence depuis la réunification allemande.

La question de la spécificité de la politique du gouvernement militaire français en Allemagne n’est certes pas nouvelle. Elle avait déjà été posée dans les années 1980 par les chercheurs français, allemands et américains4. Le souci était déjà présent de mieux relier la politique française aux décisions du Conseil de contrôle interallié en Allemagne5. Les années 1990 ont ensuite vu la publication de plusieurs travaux comparatifs sur la dénazification de l’Allemagne dans les différentes zones6, mais aussi d’études cherchant à insérer le cas allemand dans une histoire européenne de l’épuration7. Depuis les années 2000, ce sont désormais les tendances transversales, voire transnationales, qui intéressent les historiens. Citons à titre d’exemples le bilan trans-zonal de la situation de l’Allemagne occupée pour l’année 1946 établi par Corine Defrance et Ulrich Pfeil8 ou, sur la question plus spécifique de l’épuration judiciaire, le livre dirigé par Norbert Frei sur la poursuite « transnationale » des criminels de guerre après 19459. Reste que l’essentiel de la recherche est constitué de travaux monographiques par zones d’occupation ou par champs – culturel, social, économique, etc. –, ce qui fait sens du fait de la diversité des expériences. ← 12 | 13 → Dans cette introduction, il semble important de dresser un état des lieux de la recherche pour la zone française, afin de voir d’une part quels sont les sujets qui ont été travaillés par les historiens et d’autre part quels sont ceux qui, au contraire, restent à défricher.

La question principale est celle de l’interprétation et de l’évaluation de la politique de dénazification menée par la France en Allemagne. Rainer Hudemann est revenu récemment sur la nécessité de ne plus reproduire indéfiniment les jugements hâtifs et simplistes produits par les premiers travaux d’historiens, mais de s’appuyer sur des résultats de recherche désormais établis, qui nuancent les oppositions trop tranchées et les prétendus décalages chronologiques ou politiques entre les Français et les Britanniques et Américains10. Précisons cependant ici un choix de départ de ce colloque, qui est de s’intéresser davantage à l’aspect épuratoire de la politique française de dénazification qu’à sa dimension réformatrice. Ce choix s’inscrit dans un contexte historiographique plus large, qui tend à réévaluer aujourd’hui à la hausse l’importance de l’épuration menée en Allemagne après 1945, quitte à étendre la chronologie de cette épuration au-delà de 1949. Pour le dire de manière appuyée : en Allemagne, la dénazification a bien eu lieu – et elle laisse du reste des archives très volumineuses comme le montrent les contributions des archivistes français et allemands de ce volume – mais le phénomène épuratoire a été en partie masqué ou annulé par les mesures postérieures, notamment la réintégration massive de la majorité des individus initialement épurés. Or l’ampleur des corrections apportées à l’épuration, à court et à moyen terme, ne doit pas faire oublier l’entreprise épuratoire elle-même, qui est au cœur de la réflexion de ce livre. C’est pourquoi la séquence 1945-1949 est parfois réinsérée dans une temporalité plus longue, nécessaire pour comprendre qu’un certain nombre de politiques et de problématiques alliées se prolongent après la création de la République fédérale d’Allemagne (RFA)11. ← 13 | 14 →

On commencera par donner quelques éléments de situation et de contexte sur la ZFO comme territoire complexe, administré par le gouvernement militaire français à différentes échelles. Puis on présentera les différentes dimensions de la dénazification illustrant l’amplitude d’un processus variable selon les secteurs d’activité : en effet, le colloque a choisi d’aborder plusieurs volets épuratoires se déroulant dans des champs, qui peuvent se superposer pour les individus concernés, mais qu’il convient de distinguer si l’on veut être rigoureux dans l’analyse. Enfin, on rappellera ce que sont les procédures de dénazification en zone française au plan documentaire, puisque ces sources, bien que non exclusives dans les fonds, sont très représentées dans les archives de La Courneuve.

1.   La ZFO comme terrain d’enquête complexe

1.1   Le puzzle territorial

Le territoire administré par les Français ne possède à l’origine ni homogénéité historique, ni homogénéité géographique. Les Français distinguent entre les territoires « Sud » pris au Bade et au Wurtemberg-Hohenzollern et les territoires « Nord » que sont la Rhénanie, le Palatinat, la Sarre. Cette hétérogénéité résulte tant de l’histoire des particularismes allemands que de la constitution de la zone à partir de territoires concédés par les Britanniques et les Américains et complique de fait la mise en œuvre de la politique française. Ainsi une première difficulté structurelle pèse sur la dénazification. Cela explique que la recherche ait procédé par monographies régionales, comme pour le Bade12, ou le Wurtemberg-Hohenzollern13, qui sont traités différemment et que l’on peut comparer avec des régions d’autres zones, comme la Bavière et la Hesse ou Brême ← 14 | 15 → pour la zone américaine14, voire avec la Saxe-Anhalt en zone soviétique15. Force est néanmoins de constater qu’on manque encore d’une synthèse sur la dénazification envisagée dans toutes ses dimensions à l’échelle de la zone française dans son ensemble, qui comprend une population de 5,8 millions d’habitants en janvier 1946 d’après le gouvernement militaire, soit un peu moins de 10 % de la population allemande à la fin de la guerre.

Tableau de la population de la ZFO au 26 janvier 1946 en millions d’habitants16

Bade1,17
Wurtemberg1,11
Palatinat1,27
Rhénanie1,48
Sarre0,75
Total5,79

1.2   Complexité administrative française

Une autre difficulté, bien connue des chercheurs17, est la coexistence de civils et de militaires dans le gouvernement militaire français du général Koenig à partir de l’été 1945, même si les civils ont un grade militaire et doivent porter un uniforme assimilé. Les Français ont privilégié, à l’inverse des Britanniques et des Américains, des germanistes pour servir dans l’administration du gouvernement militaire. Koenig commande à la fois les troupes d’occupation et la structure administrative de la zone. Mais l’administration civile est confiée à l’ingénieur Émile Laffon (1907-1957), ← 15 | 16 → ancien avocat, résistant parti dès 1940 rejoindre la France libre à Londres18. Il dirige les quatre directions générales des affaires allemandes, de la sécurité, de la justice et de l’économie et des finances. Aussi les divers organigrammes donnés à voir au public19 ou reproduits dans les sources ne doivent pas masquer le caractère plus improvisé des débuts du gouvernement militaire, du moins sur le terrain. Parler d’improvisation totale serait néanmoins faux : Rainer Hudemann insiste sur les idées précises du général de Gaulle présentées dès juillet 1945 en matière de politique d’occupation20 – même si celui-ci quitte le pouvoir en janvier 1946 et que le reste de la politique d’occupation se fait sans lui. Pour ce qui concerne l’épuration seule, il n’y a certes pas de plan ou de procédure préconçue par les Français en 1945, mais déjà bien des réflexions engagées – que l’on songe par exemple à la Commission de rééducation du peuple allemand21.

Ces points ont déjà été bien mis en avant par l’historiographie, qui a insisté non seulement sur la complexité des relations au sein du gouvernement militaire entre les acteurs civils et militaires – notamment entre Pierre Koenig et Laffon ou entre Raymond Schmittlein et Jean Arnaud –, mais encore sur les difficultés de communication entre Baden-Baden et Paris, sur les divergences possibles d’intérêts entre le Quai d’Orsay et le gouvernement militaire, et sur les différentes conceptions de la dénazification entre gaullistes, socialistes et communistes en fonction des objectifs qu’ils lui ont assignés. Cependant, il convient de relativiser aujourd’hui ces contradictions de la politique française, dont on a longtemps souligné qu’elle aurait oscillé entre une politique de domination et une politique de démocratisation de l’Allemagne22, alors ← 16 | 17 → qu’elle aurait en fait une cohérence au regard des trois objectifs prioritaires poursuivis alors par la France : la grandeur, la sécurité et le charbon23.

Cette complexité existe aux échelles les plus fines, puisque chaque niveau administratif voit la coexistence de civils et de militaires au sein du gouvernement militaire français, la France doublant tous les échelons de l’administration allemande jusque dans les arrondissements par une administration française – les commandants de cercle, les délégués supérieurs –, créant ainsi un appareil d’occupation plus lourd que dans les autres zones, nécessitant l’envoi de milliers de cadres français en ZFO24. La France a fourni directement matière à critique à la population allemande, qui pouvait incriminer les occupants pour la mauvaise gestion des problèmes quotidiens, notamment l’approvisionnement en denrées alimentaires, insuffisant lors de la crise alimentaire de 194625. De fait, l’interdépendance entre les situations militaire, politique, économique et sociale explique que les mesures prises par les Français n’aient pas été reçues favorablement par les Allemands de la zone. On verra dans les études documentaires présentées dans ce volume les pesanteurs administratives affectant les correspondances entre les différents niveaux hiérarchiques, qui rendent parfois difficile à saisir ce qu’il advient sur le terrain. ← 17 | 18 →

1.3   Directives et réalités sur le terrain

La recherche a montré la latitude d’action des officiers d’occupation au niveau régional et local par rapport aux ordres généraux reçus du gouvernement militaire26. Le processus de dénazification mené par la France dans sa zone a dû composer avec ces réalités de terrain et cette architecture administrative du gouvernement militaire. Aujourd’hui, on insiste cependant moins sur le décalage entre ces deux niveaux – les discours/le terrain –, qui était un point récurrent de nombreux témoignages d’acteurs ou de témoins de l’époque27. Ce sont plutôt les divergences régionales à l’intérieur de la zone qui sont frappantes et rendent nécessaire de travailler à une échelle plus fine.

2.   La dénazification de l’Allemagne comme processus multidimensionnel

Réfléchir aux spécificités de la politique française de dénazification conduit à s’interroger sur les priorités établies par la France, qui ne sont pas nécessairement les mêmes que celles de ses Alliés. La France agit de manière autonome dans sa zone, tout en restant liée aux Alliés par le Conseil de contrôle et par la circulation des modèles épuratoires entre les zones.

2.1   Enjeux alliés communs/spécificité française ?

Il faut ici insister à nouveau sur ce caractère multidimensionnel de la dénazification, terme large désignant un objectif politique commun sur lequel les Soviétiques, les Américains et les Britanniques se mettent d’accord lors de la conférence de Potsdam du 17 juillet-2 août 1945, en l’absence des Français qui sont absents lors de ce sommet28. Associée à la démilitarisation et à la démocratisation, la dénazification est entendue ← 18 | 19 → initialement par les Alliés comme un processus large devant permettre d’extirper le nazisme de tous les domaines de la vie publique en Allemagne et, ce faisant, de refonder la démocratie en profondeur dans les institutions du pays et dans les esprits. Ces deux enjeux – épurer et réformer – vont de pair et il faut garder cette association à l’esprit quand on veut dresser en historiens un bilan équilibré de la dénazification : celle-ci ne s’est pas réduite à l’épuration dans ses objectifs29. De plus, l’épuration ayant été subsumée à l’objectif de démocratisation, l’impératif de reconstruction a pu faire prévaloir des logiques dés-épuratoires.

De fait, chaque puissance d’occupation a investi ces deux objectifs à sa manière. Si l’historiographie insiste beaucoup sur les divergences d’application de la dénazification apparues très tôt entre les quatre puissances d’occupation, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des principes communs. Les directives adoptées par le conseil de contrôle allié à Berlin le montrent bien, elles pèsent sur la politique française. Pour autant, la France n’est pas systématiquement dans la position de la puissance qui cède : un certain nombre de ses priorités, comme la décentralisation de l’Allemagne, ont de fait été adoptées par les autres puissances et se retrouvent dans la Loi fondamentale de la RFA en 1949.

Un autre exemple où l’on voit le jeu entre chaque puissance et le Conseil de contrôle à Berlin est la question des Displaced Persons (DPs) : c’est un sujet transnational par excellence, qui a fait l’objet d’un colloque récent30. Il y a néanmoins sur cette question un certain nombre de spécificités françaises, ne serait-ce que parce que le nombre de DPs accueillis dans la zone d’occupation française est moins important que dans les autres zones occidentales, mais ils ne sont pas renvoyés à l’Est. Une autre spécificité française est la politique tentée par le ministère du Travail français en 1945-1946, qui cherche à recruter une main d’œuvre polonaise en ZOF pour venir travailler dans l’agriculture ou les mines en France31. Le sujet des DPs montre que chaque puissance d’occupation garde son autonomie dans la politique de zone, quand bien même des principes sont définis en commun. ← 19 | 20 →

2.2   Épurations multiples

Résumé des informations

Pages
286
ISBN (ePUB)
9782807611085
ISBN (MOBI)
9782807611092
ISBN (PDF)
9782807611078
ISBN (Broché)
9782807611061
Langue
Français
Date de parution
2019 (Novembre)
Published
Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, 2019. 272 p., 17 ill. n/b

Notes biographiques

Sébastien Chauffour (Éditeur de volume) Corine Defrance (Éditeur de volume) Stefan Martens (Éditeur de volume) Marie-Bénédicte Vincent (Éditeur de volume)

Sébastien Chauffour est conservateur du patrimoine à la direction des archives du ministère des Affaires étrangères Corine Defrance est directrice de recherche et historienne au CNRS, UMR Sirice, Paris. Stefan Martens est directeur adjoint de l’Institut historique allemand de Paris Marie-Bénédicte Vincent est maître de conférences en histoire contemporaine à l’École normale supérieure à Paris.

Précédent

Titre: La France et la dénazification de l'Allemagne après 1945