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L'urgence de dire

L’Irlande du Nord après le conflit

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Fabrice Mourlon

Depuis la fin des années 1990 et la signature de l’Accord du Vendredi-Saint à Belfast en 1998, un nombre croissant de témoignages de survivants du conflit nord-irlandais ont été recueillis et publiés et occupent une place importante dans l’espace public, tant dans la presse que le monde de l’édition. Le sentiment de n’être pas véritablement reconnu par la société et par ses institutions, d’être exclu du récit historique dominant, et le manque de consensus sur le statut de « victime » contribuent au besoin de raconter sa propre histoire, donnant ainsi l’impression d’une polyphonie de points de vue.

Alors que la plupart des études ont analysé la fonction et la portée politique et sociale des témoignages en Irlande du Nord, cet ouvrage montre dans quelle mesure ces récits permettent aux affects et aux émotions de s’exprimer et de s’élaborer, tant du côté du narrateur que de celui du lecteur. En adoptant une approche pluridisciplinaire et en soulignant le rôle de l’intersubjectivité, ces récits, adressés à un Autre, sont ici analysés par le prisme d’un lecteur bien particulier : celui du chercheur, qui accepte sa subjectivité et se situe délibérément dans l’interaction entre le narrateur et lui-même.

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Remerciements

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Je tiens tout d’abord à remercier Eamon Maher d’avoir accepté de publier cet ouvrage dans la collection Studies in Franco-Irish Relations (Peter Lang) qu’il dirige. Son soutien, ainsi que celui de Christabel Scaife et Simon Phillimore chez Peter Lang m’ont été très précieux.

Cet ouvrage est le fruit de réflexions entamées à l’occasion d’une invitation à participer au colloque de Cerisy en 2015 : « Écritures de soi, Écritures du corps ». Je remercie chaleureusement les organisateurs, Jean-François Chiantaretto et Catherine Matha, de m’y avoir convié.

Je suis reconnaissant envers toutes les personnes que j’ai rencontrées en Irlande du Nord au cours de mes recherches, notamment les responsables des associations de victimes/survivants, Neil Jarman et l’équipe de l’Institute for Conflict Research à Belfast, Katy Radford, Brandon Hamber, Marie Smyth, et Pat Holte et sa famille. Je les remercie de la confiance qu’elles m’ont accordée et de leur générosité.

J’exprime ma gratitude envers Anne Goarzin pour ses relectures et ses conseils avisés et Françoise Palleau pour ses encouragements et son amitié.

Cet ouvrage n’aurait pas vu le jour sans le soutien financier du laboratoire Pléiade de l’Université Paris 13.←ix | x→ ←x | xi→

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