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Des ingénieurs pour un monde nouveau

Histoire des enseignements électrotechniques (Europe, Amériques) – XIXe–XXe siècle

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Marcela Efmertová and André Grelon

À partir des années 1880, l’électricité est progressivement devenue une technologie centrale, qui va procurer des biens et assurer des services nouveaux, bouleversant ainsi la production industrielle, l’économie et les pratiques sociales et culturelles. De confidentiel, son usage ne cessera de s’étendre, devenant massif et planétaire, et aujourd’hui indispensable jusqu’aux détails de la vie quotidienne. Pour fonder et déployer un système de production, de transport et de distribution efficaces de l’électricité dans tous les pays, pour concevoir, fabriquer et diffuser les machines, outils et objets divers fonctionnant par ce moyen, en somme pour former un monde nouveau, il faut former un corps de techniciens spécialisés : ce seront les ingénieurs électriciens, pour lesquels seront élaborés et mis en œuvre des cursus dédiés. Cet ouvrage retrace la naissance et la croissance de ces formations, à partir de la fin du XIXe siècle, en Europe et sur le continent américain, et leur rôle dans le développement des différents États. Issu des travaux d’un colloque international tenu à Prague, il rassemble les contributions de 28 historiens portant sur 15 pays.

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Prague, lieu de coopération entre l’université et l’école technique au XIXe et début du XIXe siècles

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Ivan JAKUBEC

Professeur d’histoire économiqueFaculté des Lettres, Université Charles, Pragueivan.jakubec@ff.cuni.cz

Résumé

L’Université et l’Université polytechnique de Prague ont fait partie des plus importantes institutions pédagogiques et scientifiques dans le cadre de la Monarchie, et ce même après leur division en universités et écoles polytechniques tchèques et allemandes. Dans la logique historique, la Faculté des Lettres représentait la faculté « la plus technique » de l’université. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, cette faculté connut une accélération de la différenciation entre les disciplines et de l’émancipation des sciences techniques et naturelles, y compris des sciences humaines. De nombreux futurs techniciens et professeurs étudièrent à la Faculté des Lettres (divisée ou non-divisée) (le physicien J. Sumec, le technicien N. Tesla) et toute une série de membres du corps professoral enseigna à l’école polytechnique tchèque à Prague ou à Brünne (le physicien B. Novák). Dans certains cas, un membre du corps professoral de l’école polytechnique tchèque passa à la faculté (par ex. le mathématicien analytique W. Matzka, le mathématicien H. J. Durége, le mathématicien F. J. Studnička, le physicien F. Koláček, le chimiste B. Raýman). D’éminents physiciens (E. Mach) travaillèrent à la Faculté des Lettres (divisée ou...

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