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Représentations du sens linguistique

Les interfaces de la complexité

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Edited By Olga Galatanu, Ana-Maria Cozma and Abdelhadi Bellachhab

Cet ouvrage est consacré à la complexité linguistique, cette expression couvrant des théories et des points de vue observationnels divers et de ce fait, plusieurs concepts. La diversité des approches, présente aussi dans ce volume, est toutefois sous-tendue ici par un double noyau commun : d’une part, situer le fait langagier complexe à l’interface ou aux interfaces de plusieurs disciplines des sciences du langage et, d’autre part, l’envisager sous les angles de la production, de l’interprétation et de la représentation du sens linguistique. Ainsi, la complexité linguistique n’est pas considérée de manière indépendante relativement à chaque niveau de description, mais à la croisée de deux ou plusieurs interfaces : sémantique-syntaxe, syntaxe-pragmatique, sémantique-pragmatique. Elle est également située à l’interface des sciences du langage et des sciences humaines et sociales. Le concept de complexité linguistique dont il s’agit ici concerne : les signifiants, leur ordre et leur combinaison, les signifiés, leur sens et leur mise à jour dans le discours, le langage en contexte et au service d’un certain agir.
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Noms généraux et complexité discursive

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Silvia ADLER & Iris ESHKOL-TARAVELLA

Université Bar-Ilan & Université d’Orléans, LLL – UMR 7270

1. Préambule : état des lieux

Qu’est-ce qu’on entend par complexité linguistique ? Pour les phonologues, la réponse à cette question serait à chercher dans la complexité syllabique (cf. Pellegrino et al., 2009).

Pour les typologues, la réponse dépendrait de la question de savoir s’il existe des langues plus complexes que d’autres en ce qui concerne un phénomène spécifique. L’idée en cours est qu’il n’y a pas de différences notables de complexité, lorsqu’on procède à une comparaison globale des langues, c’est-à-dire en tant que systèmes (cf. Changizi, 2001 ; Miestamo et al., eds., 2008).

En psycholinguistique, la complexité peut se mesurer en termes des difficultés d’interprétation de textes. Ainsi, un temps plus considérable dans la lecture d’un mot ou une lecture qui fait intervenir des retours oculaires constituent des indices de complexité (Gibson, 1998).

Pour le théoricien de la langue, le grammairien, le mathématicien ou l’informaticien, l’évaluation de la complexité pourrait consister dans la quantité de règles à mettre en jeu ou dans le nombre d’éléments requis pour assurer la bonne formation d’une séquence permettant la bonne transmission de tel ou tel message, ce qui veut dire en fin de compte que la complexité est un phénomène quantifiable ou ‘algorithmisable’ ou, encore, que la complexit...

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