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La France, l’Allemagne, l’Europe

Mélanges en l’honneur de Chantal Metzger

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Edited By Jean El Gammal

Ce recueil rassemble des études d’historiens, géographes et germanistes d’origines diverses. Elles sont réunies en hommage à Chantal Metzger, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine, spécialiste d’histoire de l’Allemagne et des relations internationales, notamment franco-allemandes, et rédactrice en chef de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Ce volume aborde des sujets relatifs à l’histoire des guerres mondiales, aux relations entre la France et l’Allemagne depuis 1945 et aux enjeux internationaux, coloniaux et européens depuis le début du XXe siècle. À travers vingt-et-une contributions, il est question de l’emprise et de la portée des conflits, ainsi que des modalités de la construction européenne, des réticences et des relations qu’elle a suscitées. Plusieurs thèmes sont mis en évidence, tels la mémoire, le renseignement, l’industrie, l’aéronautique, la presse et la gastronomie. Des regards croisés sont rendus possibles par des études concernant l’URSS, la Poznanie, l’Italie, le Portugal, voire, en contrepoint, le Japon.

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Hannah Arendt (1906-1975) et Manès Sperber (1905-1984). Deux visions bien contrastées de la Shoah (Anne-Marie Corbin)

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Hannah Arendt (1906-1975) et Manès Sperber (1905-1984)

Deux visions bien contrastées de la Shoah

Anne-Marie CORBIN

Professeur émérite à l’université de Rouen

Hannah Arendt, Manès Sperber : deux intellectuels contemporains, juifs, exilés, engagés contre tous les totalitarismes… Et pourtant deux analyses divergentes de la Shoah et au-delà deux visions de la mission et de l’avenir d’Israël.

Hannah Arendt fit des études de philosophie à Heidelberg où elle fut très proche de Heidegger. Au printemps 1933, elle s’engagea activement contre les mesures anti-juives des nazis en accueillant des ennemis du régime dans son appartement berlinois1. En outre Kurt Blumenfeld2 la chargea de constituer un recueil de « propos antisémites » pour l’organisation sioniste, un travail très dangereux. Arrêtée, ainsi que sa mère, au bout de seulement quelques semaines d’activité, elle dut sa libération rapide à un policier touché par sa jeunesse et sa naïveté. Ce fut alors la fuite vers Prague, Genève et Paris et la prise de conscience de la nécessité de défendre sa judéité3. À partir de l’automne 1933, elle collabora au Comité national de secours des Juifs allemands et apprit l’hébreu. Après avoir travaillé pour la baronne Rothschild, elle s’engagea dans la « Jugend-Aliyah » (dont elle fut la secrétaire jusqu’en 1938) pour organiser des centres d’accueil d’enfants juifs et faciliter leur émigration en Palestine. Après une fuite...

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