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La France, l’Allemagne, l’Europe

Mélanges en l’honneur de Chantal Metzger

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Edited By Jean El Gammal

Ce recueil rassemble des études d’historiens, géographes et germanistes d’origines diverses. Elles sont réunies en hommage à Chantal Metzger, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine, spécialiste d’histoire de l’Allemagne et des relations internationales, notamment franco-allemandes, et rédactrice en chef de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains. Ce volume aborde des sujets relatifs à l’histoire des guerres mondiales, aux relations entre la France et l’Allemagne depuis 1945 et aux enjeux internationaux, coloniaux et européens depuis le début du XXe siècle. À travers vingt-et-une contributions, il est question de l’emprise et de la portée des conflits, ainsi que des modalités de la construction européenne, des réticences et des relations qu’elle a suscitées. Plusieurs thèmes sont mis en évidence, tels la mémoire, le renseignement, l’industrie, l’aéronautique, la presse et la gastronomie. Des regards croisés sont rendus possibles par des études concernant l’URSS, la Poznanie, l’Italie, le Portugal, voire, en contrepoint, le Japon.

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Les derniers émigrés français dans les régions rhénanes (Jean-Paul Cahn)

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Les derniers émigrés français dans les régions rhénanes

Jean-Paul CAHN

Université de Paris-Sorbonne

Ainsi formulé, et si l’on tient compte de la relation complexe de la France à son histoire, mon propos ne va guère au-delà de la provocation – bien qu’il ait le mérite de rappeler que, historiquement, les rives du Rhin ont vu à diverses reprises des Français trouver refuge en Allemagne dans des périodes difficiles.

En réalité les deux Allemagnes accueillirent dans les années 1950 des citoyens français qui quittaient leur pays en raison de leur engagement politique. Ils furent (à ce jour) les derniers émigrés (politiques) français en Allemagne. Ils s’appelaient Ali Haroun, Ameziane Aït Ahcène, Mouloud Cassim Naït Belcacem ou encore Hafid Keramane, et les noms parfois variables qui figuraient sur leurs passeports n’étaient pas toujours ceux de l’état civil. Ils refusaient d’être français et voulaient qu’on les considérât comme des Algériens, mais ils étaient originaires de départements français et à ce titre français « de plein droit », même si la république et la société faisaient d’eux des citoyens de second ordre – au plan de la représentation parlementaire par exemple, des salaires ou tout simplement de la considération. Comme d’autres Français qui les avaient précédés de quelques siècles, ils étaient en conflit d’int...

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