Show Less
Restricted access

Puissances émergentes et sécurité internationale : une nouvelle donne ?

Une perspective pluridisciplinaire sur la puissance et l'émergence sur la scène internationale

Series:

Edited By Delphine Deschaux-Dutard and Sabine Lavorel

Cet ouvrage vient enrichir la réflexion sur les puissances émergentes (en dépassant le seul cadre des BRICS pour intégrer des puissances telles que l’Iran) en soulevant des questions peu fréquentes, voire inédites, quant à leur rôle dans la recomposition des relations internationales contemporaines. À travers des communications pluridisciplinaires relevant du droit international, des relations internationales ou de la géopolitique, il s’agit de s’interroger sur la notion de puissance aujourd’hui. Dans cette perspective, les auteurs analysent les attributs des puissances émergentes en matière de sécurité internationale. Mettent-elles en place des réformes dans leurs ressources militaires en vue de devenir des acteurs à part entière de la sécurité internationale, ou optent-elles plutôt pour des stratégies de coopération visant à forger des alliances entre puissances émergentes ainsi que traditionnelles (telles que la France ou le Royaume-Uni) ? Ont-elles vocation à prendre en charge la sécurité régionale dans leur sphère d’influence ? Manifestent-elles des velléités d’expansion comparables à celles des puissances traditionnelles ? Ces questionnements visent à offrir un cadrage général autour de la notion de puissances émergentes, et s’appuient sur de nombreuses études de cas.

Show Summary Details
Restricted access

Puissances émergentes et gestion des conflits en Afrique. Le leadership contrasté et contesté de l’Afrique du Sud (Awalou Ouedraogo)

Extract

| 195 →

Puissances émergentes et gestion des conflits en Afrique

Le leadership contrasté et contesté de l’Afrique du Sud

Awalou OUEDRAOGO

PhD, Collège Glendon, York University, Toronto

Le continent africain, d’un point de vue diachronique, est caractérisé par une crise d’« habitabilité persistante »1, c’est-à-dire une tension entre l’homme africain et son environnement social, économique et politique. Cette région de tous les paradoxes est la manifestation d’une « historicité »2 qui refuse tout changement. C’est que l’histoire de la faillite de l’État en Afrique et son impact sur le système mondial d’une part, et l’irruption de ce thème dans les débats internationaux d’autre part, ne sont pas identiques. Jusque-là, tout ou presque, semble avoir été dit sur l’Afrique. Mais la teneur du débat intellectuel actuel montre que les tentatives d’expliciter les conflits en Afrique s’articulent toujours autour du triptyque traite négrière-colonisation-indépendance. Les postulats d’analyse reposent donc sinon exclusivement, du moins en grande partie, sur des facteurs exogènes. Et l’idée savamment distillée depuis les cercles africains est que le concept d’État, forgé par l’ordre westphalien et largement consacré par la modernité en Occident, n’est pas compatible avec une réalité africaine pluriethnique. De ce point de vue, l’historicité des sociétés africaines ne serait qu’une simple banalité, une description et une représentation caricaturale d’un continent à contre-courant de l’histoire du monde. ← 195 | 196 →

À vrai...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.