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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Introduction

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Dans la première partie de ce livre nous avons montré la fragilité doctrinale de la religion chrétienne, qui s’est construite à l’origine sur l’imagination du seul Saint Paul, et ensuite sur une succession de compromis où la recherche de la crédibilité n’a jamais vraiment eu la priorité.

Il faut admettre que la tâche des Pères fondateurs de l’orthodoxie chrétienne n’était pas facile. La rumeur apparue en Grèce à la suite de la prédication de Saint Paul, d’une filiation divine de Jésus, n’avait dans ce pays rien d’exceptionnel et le danger existait que Jésus soit, par exemple, mis sur le même pied qu’Apollon qui était le fils de Zeus et de Léto. Il fallut donc élever d’urgence Jésus au-dessus de la panoplie des dieux de la mythologie grecque et il n’y avait pas d’autre choix que d’accentuer sans cesse son caractère divin, quitte à devoir résoudre tôt ou tard le problème que poserait pour la religion chrétienne la présence de deux êtres de nature pleinement divine.

On comprend dès lors que tant la divinité de Jésus que son corollaire le dogme de la trinité, aient fait l’objet d’une importante contestation au sein même de l’Église, d’éminents chrétiens considérant ces doctrines à la fois comme humiliantes pour le Dieu de l’Ancien Testament, contraires à la foi des apôtres, contraires aux textes sacrés...

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