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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Appendice 1. Le christianisme celte : les vues de l’Église catholique

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Appendice 1

Le christianisme celte : les vues de l’Église catholique

Le livre de l’auteur irlandais Anne Hugues, The Celtic Church, Origins and Growth1, paraît assez bien refléter la thèse de l’Église catholique irlandaise sur le christianisme celte, thèse que l’on retrouve chez nombre d’auteurs dont, par exemple, Olivier Loyer, Français d’origine bretonne, dans Les Chrétientés celtiques.2 Ces auteurs considèrent que l’Irlande n’a jamais, et d’aucune manière, été touchée par l’hérésie, ni du temps de Pélage, ni après.

Anne Hugues apporte une documentation très importante sur la christianisation de l’Irlande, mais qui reste essentiellement centrée sur l’action de Patrick. Cet auteur reconnaît néanmoins que l’Irlande était déjà en partie christianisée avant l’arrivée de Patrick, mais cette christianisation serait venue de la Bretagne catholique sans aucune contamination hérétique. L’auteur reconnaît que « les historiens sont divisés sur l’étendue des différences entre les deux Églises [celte et romaine], et sur l’existence d’un schisme fondamental entre elles »3, mais soutient néanmoins que les Irlandais, et les Celtes en général, étaient « doctrinally orthodox » et « exceptionnaly devout ».

Quant aux « nombreux points de conflit » avec l’Église de Rome tels que rapportés par Bède Le Vénérable4, Anne Hugues les attribue à l’arrogance maladroite (citée par Bède) des évêques Augustin et Laurence, de...

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