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Ces Chrétiens qui ne croyaient pas en Jésus-Christ

Un Christianisme appelé « Géométrie » au Moyen Âge

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Jean-Pierre Van Halteren

Le christianisme celte, les origines de la franc-maçonnerie ou certains rites inexplicables chez les Templiers sont autant de questions restées sans réponse jusqu’ici, auxquelles se heurte notre compréhension du Moyen Âge.

Ce livre propose d’apporter des solutions à ces difficultés à la lumière des traditions qui faisaient de Jésus-Christ « simplement un homme », héritées de la première communauté judéo-chrétienne de Jérusalem dirigée par le frère de Jésus.

L’auteur montre comment cette hérésie a pu traverser les siècles jusqu’au Moyen Âge. Pour les uns elle était l’héritière de la foi chrétienne originelle, pour les autres elle permettait de réconcilier la religion du Christ avec la raison et la logique.

Il apparaît alors que les traditions issues de cette foi dissidente se retrouvent dans les manuscrits fondateurs de la franc-maçonnerie médiévale, ce qui pourrait éclairer d’un jour nouveau tant les origines de la franc-maçonnerie que celles de la religion celtique, ou encore la genèse du rite – reconnu bien réel – du crachat sur la croix chez les Templiers, ainsi que le symbolisme très particulier de certaines cathédrales du Moyen Âge.

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Appendice 3. Le crachat sur la croix chez les Templiers, ce qu’en pensent les historiens

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Appendice 3

Le crachat sur la croix chez les Templiers, ce qu’en pensent les historiens

En 1837 Jules Michelet, dans son Histoire de France, consacre plusieurs chapitres aux Templiers. Il conclut à la réalité du reniement mais considère que celui-ci « reposait sur une équivoque […], qu’il était symbolique […] » et que, en définitive, « l’ordre mourut d’un symbole non compris ».1 Cette vue de Michelet, qui va plutôt dans le sens de la réalité du rite, n’est pas partagée par les historiens du 20e siècle.

En 1914 Victor Carrère, d’après Alain Demurger l’un des meilleurs historiens de l’Ordre du Temple à l’époque, concluait à la totale innocence de l’Ordre : « C’est aujourd’hui un fait définitivement acquis, le Temple, en tant qu’Ordre, est innocent des crimes dont on l’a si longtemps accusé ».2 En 1978 Malcolm Barber, dans son livre Le Procès des Templiers, va dans le même sens :

Il serait aujourd’hui difficile de prétendre, à l’instar de quelques historiens du XIXe siècle, que les Templiers étaient coupables de ce dont le régime de Philippe le Bel les avait accusés, ou que leurs aveux prouvent autre chose que le pouvoir de la torture sur la résistance morale et physique du commun des mortels.3

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