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Development by Free Trade? Développement à travers le libre-échange ?

The Impact of the European Unions’ Neoliberal Agenda on the North African Countries Les enjeux de l’agenda néolibéral de l’Union européenne pour les pays de l’Afrique du Nord

Gisela Baumgratz, Khaled Chaabane, Werner Ruf and Wilfried Telkämper

One year ago the negotiations between Tunisia and the European Union about a deep and comprehensive free trade agreement (DCFTA) had started in Tunis. Experts from both sides of the Mediterranean accepted to contribute to this book in order to foster the public debate in the North-African countries by informing actors of the civil society about the risks of this new generation of free trade agreements of the EU for the respective countries and their population. In fact, by analyzing the impact of the structural adjustment programs of the World Bank and the International Monetary Fund in Tunisia, Morocco and Algeria since the late 1980s followed up by the EU’s free trade policy, the authors seriously doubt about the positive effects on development and prosperity promised by the promotors of free trade. They underline, on the contrary, that it is the EU which profits from the asymmetric power-relations in order to pursue its economic and especially its security interests related to "illegal migration".

Publié un an après le début des négociations sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) entre la Tunisie et l’Union européenne, cet ouvrage veut contribuer au débat public dans les pays concernés et alerter les acteurs de la société civile sur les risques que comporte cette nouvelle génération des accords de libre-échange de l’UE. Les experts nord-africains et européens réunis pour débattre des enjeux de la politique économique de l’UE vis-à-vis des pays de l’Afrique du Nord mettent sérieusement en cause la promesse de développement et de prospérité du libre-échange. Analysant l’impact de cette politique entamée par la Banque mondiale et le FMI depuis les années 1980 en Tunisie, en Algérie et au Maroc et poursuivie par l’UE, ils soulignent au contraire que l’UE profite de l’asymétrie des relations de pouvoir pour poursuivre ses intérêts économiques et sécuritaires liés à la « migration illégale ».

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Les relations commerciales tuniso-européennes. Nouveaux défis (Sami Aouadi)

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Sami Aouadi

Les relations commerciales tuniso-européennes

Nouveaux défis

Ces relations étaient bien entendu historiques et privilégiées dans ce sens où la Tunisie profitait, sur les marchés européens, de traitements tarifaires préférentiels et non réciproques, prévus dans des accords préférentiels comme celui de 1976 régissant, à l’exemple d’autres accords régionaux dans le monde, les échanges entre la Tunisie et l’UE. Cependant, les régimes commerciaux unilatéralement préférentiels étaient devenus anachroniques et incompatibles avec les nouvelles règles du libre-échange adoptées à la suite de l’aboutissement des plus longues négociations commerciales multilatérales de l’Uruguay Round qui ont débouché sur l’accord de Marrakech du 15 avril 1994. Cet accord, qui a balisé la voie pour la naissance de l’Organisation mondiale de commerce (OMC) à la place du GATT, fait du libre échangisme la doctrine qui régit les relations commerciales entre les 125 pays signataires et exige le respect d’une discipline rigoureuse lors de la mise en œuvre de ses dispositions. Toutefois, les pays, dont les relations commerciales sont régies par des accords d’union douanière ou de zone de libre-échange (ZLE), ne sont pas tenus à la stricte observance de ces règles, et particulièrement, de la clause de la nation la plus favorisée présente dans les accords du GATT et de l’OMC et qui stipule que tout avantage commercial...

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