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Quand les écrivains font leur musée ...

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Edited By Catherine Mayaux

Les travaux rassemblés dans cet ouvrage étudient la représentation ou l’imaginaire muséographique d’écrivains de la fin du XIXe siècle à l’époque contemporaine. Ils interrogent la manière dont la réflexion sur le musée croise les préoccupations d’un écrivain et interagit avec sa création. Selon quelles lignes de force un écrivain invente-t-il de toutes pièces une forme muséographique ou reconfigure-t-il le musée qu’il a parcouru ? Comment parfois défait-il symboliquement l’institution muséale que ses références ou ses caprices rendent tout à coup plastique et délégitiment de sa forme académique? Comment encore nourrit-il son imagination créatrice d’œuvres muséales et (re)crée-t-il son musée par les mots, mots puissamment vivants dans l’esprit du lecteur soumis à tous les pouvoirs de l’ekphrasis et des tropes métamorphiques du réel ? Comment la littérature travaille-t-elle à une autre forme de patrimonialisation de l’art, à l’élaboration d’une autre histoire de l’art, qui déjoue les académismes historiques et les contraintes institutionnelles ? Telles sont les questions auxquelles répondent les études proposées, à partir d’exemples variés d’auteurs majeurs des XIXe et XXe siècles.

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Le musée de Grenoble dans l’écriture critique de Dominique Fourcade. L’idéal accompli (Irina Anelok)

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Le musée de Grenoble dans l’écriture critique de Dominique Fourcade

L’idéal accompli

Irina ANELOK

Université Paris-Ouest, Nanterre-La Défense

Dans la littérature contemporaine, peu d’auteurs ont tissé des liens aussi étroits avec les musées publics que Dominique Fourcade, qui, en alternance ou en parallèle avec son écriture poétique, exerce le métier de critique d’art et de commissaire d’exposition, spécialisé notamment dans l’œuvre d’Henri Matisse. Même si l’activité critique de Dominique Fourcade a commencé en 1966, avec un article sur Courbet pour la Galerie Claude Aubry, elle n’a pris une véritable ampleur qu’après la découverte par le poète de l’art de Matisse. Entre 1971 et 1990, Fourcade écrit une cinquantaine de textes, publiés principalement dans des catalogues d’exposition, mais aussi dans des revues comme Critique, Art international ou Cahiers du Musée national d’art moderne. Ces écrits paraissent assez régulièrement (au moins un article par an), avec un pic d’activité qui correspond aux années 1979-1983.

Si Fourcade fréquente assidûment les galeries parisiennes et new-yorkaises, qui représentent à cette époque-là de véritables lieux de réflexion sur l’art, il coopère aussi d’une manière très active avec les musées publics. Grâce à la relation amicale avec Dominique Bozo, il participe activement au fonctionnement du Musée national d’art moderne, installé initialement au Palais de...

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