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Écrire et penser le genre en contextes postcoloniaux

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Edited By Anne Castaing and Élodie Gaden

À l’heure où se banalisent les discours féministes et, avec eux, une conception universelle de l’émancipation ; à l’heure où les questions de différence et d’intégration deviennent cruciales pour penser les sociétés contemporaines dans le Nord comme dans le Sud, il est urgent de conserver une réflexion dynamique sur la diversité comme sur l’hétérogénéité du genre et de ses formulations. Cet ouvrage propose donc une réflexion sur les corrélations et les négociations entre genre et nation (coloniale comme postcoloniale), sur la représentation fantasmée de l’« Oriental.e » et sur la cristallisation des identités nationales, religieuses et de genre. Il interroge ainsi les singularités culturelles et historiques du genre et de ses formulations, des subalternités et de leurs modes de résistance. Il s’intéresse enfin à la dimension genrée des migrations coloniales et postcoloniales.

L’approche plurielle que ce volume propose de l’articulation entre identités de genre et débat postcolonial dérive d’une valorisation de la circulation des disciplines et des méthodes (histoire, anthropologie, histoire littéraire, poétique, esthétique cinématographique, philosophie), toutes préoccupées par des questions de représentations. Elles mobilisent de même des terrains divers, au Nord comme au Sud (Afrique du Sud, Antilles, Inde, Viêtnam, Canada, Nouvelle-Calédonie, Maroc), colonisés comme décolonisés, certains demeurant peu sollicités par la critique postcoloniale.

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Imbrication des rapports de pouvoir et épistémologie féministe matérialiste (Hélène Martin / Patricia Roux)

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Imbrication des rapports de pouvoir et épistémologie féministe matérialiste

Hélène MARTIN

Haute École de travail social et de la santé/EESP

Patricia ROUX

Nouvelles Questions féministes

Résumé

Dans l’espace académique francophone, l’accès récent à la traduction des féministes postcoloniales, décoloniales et du Black Feminism a favorisé le débat sur le sociocentrisme du féminisme classique et, partant, sur les différences entre femmes et les inégalités qui les opposent. Inscrit dans ce débat avec une posture féministe matérialiste, cet article soutient que la démarche réflexive visant à penser les lieux et les conditions d’énonciation de la connaissance scientifique à partir d’un questionnement sur l’intersectionnalité entre en totale cohérence avec l’approche critique et antinaturaliste du projet matérialiste. Tout en relevant les obstacles et les résistances auxquels cette démarche est confrontée, par exemple en regard des ressources identitaires que la catégorie « femmes » peut représenter dans le cas des luttes pour la reconnaissance, l’article met en évidence ses apports en termes de dénaturalisation des femmes : saisir l’hétérogénéité des constructions sociales de genre en s’interrogeant sur leur interaction avec les autres rapports de pouvoir permet notamment de comprendre les différentes expressions du patriarcat et les changements qui le marquent. ← 259 | 260 →

Mots-clés

Intersectionnalit...

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