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Modèles de la ville durable en Asie / Asian models of sustainable city

Utopies, circulation des pratiques, gouvernance / Utopia, circulation of practices, governance

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Edited By Divya Leducq, Helga-Jane Scarwell and Patrizia Ingallina

Le monde est désormais entré dans l’ère de l’urbain, la majorité des habitants de la planète vivant en ville. Rassemblant les deux tiers de la population mondiale, l’Asie concentre plus de la moitié des villes vulnérables dans le monde. Le thème de la ville durable en Asie s’est donc imposé comme central pour cet ouvrage qui rassemble des contributeurs dont l’expertise sur le développement urbain en Asie est reconnue, et qui viennent d’horizons scientifiques, professionnels et géographiques divers.

L’éclairage interdisciplinaire des modes de fabrication de la ville durable en Asie permet de renforcer les connaissances sur ce domaine de recherche. Par ailleurs, l’originalité de cet ouvrage est de ne pas se centrer sur un pays ou une ville particulière d’Asie mais de proposer une série de contributions croisées sur de nombreux cas d’étude et de laboratoires urbains hautement significatifs en Chine, Inde, Corée, Japon, etc.

Ce livre s’organise en trois parties : il étudie dans un premier temps les modèles théoriques existants, puis leur mise en application et finalement leur capacité à répondre aux urgences sociétales. Cette réflexion est également enrichie par les contributions du Pr. Klaus R. Kunzmann, l’un des urbanistes les plus reconnus sur la scène académique mondiale, européenne et asiatique.

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Les villes-nouvelles « smart » au Japon. Modèle éco-soutenable pour les métropoles asiatiques ? (Raphaël Languillon-Aussel)

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Les villes-nouvelles « smart » au Japon

Modèle éco-soutenable pour les métropoles asiatiques ?

Raphaël LANGUILLON-AUSSEL

ATER agrégé, Université de Rouen, Chercheur associé, UMR 5600, Université de Lyon

Introduction Des « smart communities » dans un Japon décroissant : rebattre les cartes de la croissance urbaine japonaise

Il n’y a pas, au Japon, de « smart cities » : on y parle à la place de « smart communities ». Au-delà de la différence de vocabulaire, la « smart community » japonaise est, à l’inverse des « smart cities », non pas le fruit d’une initiative privée1 mais bien celle d’un programme gouvernemental. Mené de 2010 à 2015, ce dernier avait pour objectif de mettre en place des projets expérimentaux dits « smart » dans quatre villes sélectionnées sur dossier après appel à candidature national : Yokohama, Toyota, Kyoto Keihanna et Kita-Kyushu (Leprêtre, 2016 ; Granier, Kudo, 2016). Le modèle d’aménagement urbain dans lequel la démarche s’inscrit est donc celui d’un urbanisme par projets.

En parallèle de ces initiatives, des « smart communities » entièrement privées ont également vu le jour sans que ne soit directement impliqué le ← 185 | 186 → gouvernement. Les deux plus importantes2 sont celles retenues dans cette étude : il s’agit de Kashiwa no Ha, dans le nord-est de Tokyo, et Fujisawa Sustainable Smart Town (SST) à l’ouest de Yokohama, toutes deux dans la région capitulaire du Kantô. Parler de villes-nouvelles « smart » peut paraître néanmoins inapproprié, étant...

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